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Grand Prix des Poètes Lorrains et Alérion d’or

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Carine BARTHEL (à droite), Grand Prix des Poètes Lorrains et Isabelle Chalumeau, Alérion d’or (Photo de Franco di Sangro)
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Le jury : de gauche à droite : Mme Porta, Joëlle di Sangro et Armand Bemer. A droite, Madame Martine Pillard-Jeanvoine, Conseillère municipale de Nancy, déléguée à la Culture. (Photo de Franco di Sangro)

Les poètes suivants ont également été récompensés :
Françoise MARTIN, Gilles LAPORTE, Rosaria MORA, André MARTIN, Bernard APPEL, Jean BERNARD, Rose-Andrée ARBER, Jean HAVEL, Patrick de BROUSSE de MONTPEYROUX, Jean-Joseph CARL, Denise KAMPRATH, Serge MICHEL, Pierre SIMON, Maité PETIT, Didier VINCENT, Paule MAHYER, Yves CONSEIL, Christelle VINCENT, Geneviève GODEFROY, Josette HOUILLON, Sophie LAMBERTON, Eric DUFOUR, Michelle CHATEL, François BERLAN, François MAUBRÉ, Magalie VINCENT, Annette KICHENBRAND, Sonia SPAETER, Georges WEYMESKIRCH, Marc LEPRETRE, Noëlle LAURENT, Jean-Luc LECHEVIN, Marie-France GENEVRE,         Pierre FOUSSE, Juliette MOUQUET, Dominique POIROT-GOURY, Isabelle FELTIN, Pascal LEFEVRE, Marie-Noëlle GOETTELMANN VELLEUR, Christophe FABER, Gérard CRIPIA, Katy LOBY, Alain BONTEMPS, Patricia AUGUSTIN, Maryline THOUVENIN, Catherine SOUR-MEYER, Sonia BARON, Guy LEBLAY

Remise des Prix 2009
Album : Remise des Prix 2009
Toutes les photos de cet album ont été réalisées par Monique Colin.
44 images
Voir l'album

Un grand merci à Monique qui a passé deux heures debout pour réaliser tous ces clichés !

Remise des Prix 2009

SOCIETE DES POETES ET ARTISTES DE FRANCE

CEREMONIE DE REMISE ANNUELLE DES PRIX DE POESIE

Une centaine de nos adhérents, amis ou invités se sont retrouvés le dimanche 29 novembre dans les grands salons de l’Hôtel de Ville de Nancy.
Au cours de cette cérémonie ont été remis les deux prix emblématiques de la délégation lorraine : l’Alérion d’Or, soit le Grand Prix des Grands Prix, et le Grand Prix Annuel des Poètes Lorrains.
L’Alérion d’Or a été remis pour la 3è fois à Isabelle Chalumeau de Heillecourt (54), ce qui constitue un fait unique dans les annales de la Société lorraine et une consécration pour notre amie, par ailleurs chroniqueuse et romancière, et dynamique administratrice de notre blog.
Le Grand Prix des Poètes Lorrains a été attribué à Carine Barthel, une jeune poétesse de 34 ans résidant à Freistroff (57) (voir article ci dessous) qui s’est vu remettre l’édition de son recueil à 250 exemplaires.
La cinquantaine des autres lauréats a également été récompensée par des diplômes, médailles, livres ou posters (voir liste ci-dessous).
L’assemblée a rendu hommage à ses amis disparus en octobre dernier, Alfred Porta, membre du jury pendant plus de 25 ans, et Charles Berte, Grand Prix 1998.
Les peintres, artistes, photographes et auteurs ont eu le loisir d’exposer leurs œuvres qui ont pu être découvertes et appréciées durant le verre de l’amitié offert par la municipalité de Nancy, que nous tenons à remercier pour son accueil.
La cérémonie s’est poursuivie dans une ambiance festive lors du repas pris au restaurant Les Césars sur la place Stanislas.
Mes remerciements chaleureux à tous les présents et à tous les acteurs qui vous permettent de découvrir notre rencontre en images sur ce blog.
Armand BEMER 

Délégué Régional Lorraine de la SPAF

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Remise des Prix 2009 dans Coupures de presse doc rpu301109grandprix.doc

Maîtrise

Adieu sombre penser, je ne veux plus entendre
Ton détestable chant qui s’insinue et bruit,
Arrogant, fielleux, il attriste la nuit,
Son trait blesse toujours, écorche l’âme tendre. 

Contre toi j’ai trouvé l’armure qui séduit,
Quelques vers enchantés, peignant beau paysage,
Où se plairaient l’enfance et son soleil qui luit. 

Et la peur et l’angoisse et le regret peu sage
Ne sont plus qu’ornements du Vivant fredonné,
Tenus dans l’ombre claire en ce lieu fleuronné,
Ils ajoutent nuance et meilleur éclairage.

L’essentiel est bien là et le vain détrôné !

Marie REITZ
(Grand Prix des Poètes Lorrains 2005 pour son recueil intitulé : «PULSATIONS ») 

 

Présage

Quand au soir de la vie, un doigt monte, tremblant,
Dans le miroir lépreux, où le regard s’étonne
Et caresse, distrait, un reflet qui détonne
Emmi les cheveux bruns le premier épi blanc. 

Lors d’un visage ami, le souvenir troublant
S’estompe et disparaît en tempo monotone
Un cœur désespéré le poursuit dans l’automne
Mais déjà l’hiver plante un décor accablant. 

Voici la page ultime, un beau roman s’achève,
Nostalgique regret, envolé du beau rêve
En lettres d’or inscrit au parchemin des ans. 

Alors, la main glacée impuissante à poursuivre,
Oubliera le volume en ses derniers instants
Et, lentement, la mort fermera le grand livre. 

( Emmi  figure ainsi dans le texte.)

Charles BERTE, Grand Prix des Poètes Lorrains 1998 pour son recueil intitulé : « AUTREMENT DIX » 

J’ai voulu leur dire

J’ai voulu déjouer la crainte et la rancœur,
Leur dire que l’amour chasse toujours la peur,
Mais les mots m’ont trahie et pensées en déroute,
J’ai cédé face au doute. 

Voulant toujours leur dire, ai teinté gouttes d’eau
Et choisi plume bleue au bord d’un gai ruisseau
Pour décrire la vie et tous ses hauts prodiges…
Ont surgi les litiges! 

Me voici déliant mes désirs surannés,
Le large temps vécu sans prix à lui donner
Sinon celui, qui sait? d’élans, de rêveries,
Mes pâles armoiries.

Marie REITZ
(Grand Prix des Poètes Lorrains 2005 pour son recueil intitulé : «PULSATIONS ») 

 

Charles Berte nous a quittés

Après le récent départ d’Alfred PORTA, je suis au regret de vous faire part du décès de Charles BERTE. Notre ami avait obtenu le Grand Prix des Poètes Lorrains 1998, et il vient de nous quitter à l’âge de 92 ans. Il avait reçu ce Grand Prix lors d’une très belle cérémonie au château de Lunéville pour son recueil intitulé : «  AUTREMENT DIX ».  Charles BERTE a marqué la vie de Lunéville où il a toujours vécu. Professeur d’éducation physique, il était Commandeur des Palmes Académiques et avait, de son vivant, eu l’honneur de voir le la Salle des Sports porter son nom. Ce passionné de sport a vibré devant les évènements sportifs jusqu’à son dernier souffle puisqu’il s’est éteint devant son téléviseur où il regardait un match de football. A sa famille, nous présentons les condoléances de la SPAF Lorraine. Armand BEMER, délégué régional.
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Pèlerinage

Je rêvais vent du large et soleil à foison,
Francs échos de nos pas au sein des vignes torses,
Fraîcheur du vieux platane en l’aimable saison,
Et rires des vingt ans bien fiérots de leurs forces. 

Fort pressés de quitter l’autre champ du miroir,
Ces éclats d’autrefois s’animeraient encore!
Le temps pris à rebours, ils sauraient émouvoir!
Ô! l’oubli du Réel! Du Présent qui dédore! 

J’ai revu le village et les lieux alentours
Où nos cœurs en liesse hâtaient l’heure parfaite.
Il est des souvenirs, si doux en mornes jours,
Qu’il est bon les garder dans leur cache secrète. 

Les cépages perdus et l’Immobilier-roi,
La Vie était ailleurs! Un air planait, morose,
Le bourg se refusait, lépreux, en désarroi,
Et mon rêve en morceaux me parut peu de chose.

Marie REITZ
(Grand Prix des Poètes Lorrains 2005 pour son recueil intitulé : «PULSATIONS ») 

 

Fontaines

Bénis ces pays aux mille fontaines
Où sans fin cascade un flot cristallin,
Quand fière saison chante cantilènes
Au bord du chemin pentu, sibyllin. 

Heureux le passant à la soif enclin
Découvrant la source aux ondes sereines,
Bénis ces pays aux mille fontaines
Où sans fin cascade un flot cristallin. 

Besoin qu’on étanche au creuset malin
De nos mains ciboire, ô mains souveraines!
Qui laisse en écho le souvenir plein
De la fraîche offrande en terres lointaines,
Bénis ces pays aux mille fontaines!

Marie REITZ
(Grand Prix des Poètes Lorrains 2005 pour son recueil intitulé : «PULSATIONS ») 

 

Automne

C’est déjà le grisé, l’après bal de l’automne,
Qui râtelle en monceaux feuilles et fruits perdus,
Elagueur de stérile et de rameaux indus,
Allumant de bons feux sous le ciel qui s’étonne. 

Brûlis du végétal qu’on surveille et tisonne,
Aussi le souvenir de ces rêves tendus
Vers la feuillée en grâce aux soleils répandus,
Qu’on savoure trop vite en saison qui claironne. 

C’est qu’il faut place nette au prochain festival,
Aux bourgeons traversant l’ultime frac nival,
A la palme promise, au songe de la rose. 

Ô gestes recueillis s’offrant aux mêmes cieux,
Vous soutient la ferveur en la métamorphose
De l’instant qui s’afflige en futurs radieux !

Marie REITZ
(Grand Prix des Poètes Lorrains 2005 pour son recueil intitulé : «PULSATIONS ») 

 

Eté finissant

Volage hirondelle un jour reviendra,
Reste en nos jardins mésange jolie !
La brume joueuse étale déjà
De doux écheveaux qu’un rayon délie. 

De flamme écarlate et d’or embellie,
Nature se vêt en grand apparat…
Volage hirondelle un jour reviendra,
Reste en nos jardins mésange jolie. 

Ni mornes regrets, ni mélancolie,
Vois, chaque saison est charme ici-bas !
Sont encore en fleur rose et ancolie,
A tout petits pas l’été va, s’en va … 

Volage hirondelle un jour reviendra ! 

Marie REITZ
(Grand Prix des Poètes Lorrains 2005 pour son recueil intitulé : «PULSATIONS »)

Glissades

Vous glissez à souliers perdus, gars de Lorraine,
entre deux ciels de glace ; une lune d’hiver
fait du dôme étoilé le vitrail outremer
qu’un platane givré sertit de porcelaine. 

Vos glissoires ! L’éclat de projecteurs s’y draine
en longs rubans durcis par les talons de fer ;
sur la neige au blanc mat que lame un argent clair,
il accroche aux glisseurs l’ombre double qu’ils traînent. 

Premier lancé, bien droit, muscles durs, haut le front,
Rapide, il fuit ; ses ombres tournent, le dépassent…
Un choc, un moulinet du coude : il les embrasse
au sol ; tous ses profils, la chute les confond ! 

Tandis que son rival, jusqu’au but qu’on admire,
Glisse sûr comme un aigle et beau comme un navire.

(Antoine de l’ ESCALE , Grand Prix des Poètes Lorrains  1968) 

 

Ton regard

Ton regard, mon amour, je l’attends, je l’espère!
Telle au matin clairet, la rose offre satin
Etalant sa corolle au rayon levantin,
Au miroir de ton âme éclôt ma joie entière. 

Pensif ou pétillant, j’aspire à sa lumière.
Ton regard, mon amour, je l’attends, je l’espère
Et pourtant je le fuis, baisse les abat-jour
S’il s’étoile un peu trop, s’il détaille et discourt. 

Déjà l’heure tardive étire une ombre austère,
S’effeuille un calice en décompte imprécis…
Ton regard, mon amour, je l’attends, je l’espère
Mais plus que jamais, tant le redoute aussi! 

Comment pourrais-je croire en la vie éphémère,
Séduite si longtemps au riant de tes yeux?
Il rejette la crainte et en ces jours moins bleus
Ton regard, mon amour, je l’attends, je l’espère. 

Marie REITZ
(Grand Prix des Poètes Lorrains 2005 pour son recueil intitulé : «PULSATIONS »)

Marie Reitz

J’ai fait la connaissance de Marie REITZ en 2005, lorsque j’ai obtenu le Grand Prix des Poètes Lorrains.  Marie a obtenu ce prix l’année suivante et cette conjonction d’évènements a sans doute favorisé notre rencontre. J’ai perçu chez elle les qualités d’une grande dame, d’une « grande âme » serais-je tenté d’écrire. Dans sa personnalité tout d’abord, de douceur et de fragilité apparente ; dans son écriture également.  D’une grande sensibilité poétique, Marie était attentive au beau, au simple, à l’humain.

Enseignante de formation, elle était née à Oran dans une famille d’origine espagnole. Sa jeunesse passée en-dehors de la métropole, sa double culture, expliquent en partie cette attention à l’autre, aux paysages, à la nature, la recherche du mot juste et  la musicalité, inhérents à ses nombreux poèmes écrits en français ou dans sa langue maternelle. Installée dans le charmant village de Lessy, sur les côtes dominant Metz et la vallée de la Moselle, Marie a souhaité y reposer après son décès en 2006. Au long de sa vie, elle fut guidée par trois objectifs : « remercier le donné, louer les merveilles qui nous entourent, dire le besoin des hommes ».

Son mari Jean-Marie est un défenseur passionné du patrimoine local, très impliqué pour faire découvrir les richesses de sa commune et des côtes de Moselle. Il s’est particulièrement réjoui des succès poétiques de Marie, primée lors de nombreux concours. Il a souhaité pérenniser l’œuvre de son épouse en rassemblant ses poèmes dans un recueil « La Plume Bleue ». Qu’il soit ici remercié pour sa complicité et l’aide qu’il nous apporte à faire perdurer le souffle poétique de Marie.

Armand Bémer

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Fleur d’hiver

Bouquets givrés 

    Cueillis blancs au charme 

    Ne donneront 

         En chaude maison 

         Que rameaux noirs 

             Grelottant de larmes.

(Antoine de l’ ESCALE , Grand Prix des Poètes Lorrains  1968) 

 

Transparence des heures

Le soleil s’est levé sur un lit de nuées :
midi verra l’averse et l’éclair au ciel noir ;
puis des rayons blafards découperont,  le soir ,
nos sommets d’ajoncs clairs et de roches mouillées. 

La nuit, quand blanchira le village endormi
sous le regard penché de la lune indolente,
une immense moisson de l’orge qui s’argente
vers elle inclinera tout son peuple d’épis. 

L’aube s’annoncera dans le gris de la brume
traversée par le vol et l’appel d’un grand-duc :
mais l’abeille au soleil ira cueillir les sucs. 

Flamboyant ou fumeux, tel le Temps se consume :
Le poète aime un temps ce théâtre caduc,
veille, contemple…et dit l’Invisible à sa plume. 

(Antoine de l’ ESCALE , Grand Prix des Poètes Lorrains  1968) 

Lorraine

Lorraine, ô mon pays, j’aime dire ton nom,
Avec celui de Jeanne il est bon de l’entendre,
Frais parfum du printemps que l’on sent se répandre,
Clair et doux à la fois ainsi qu’un fin linon. 

Si ta plaine souvent trembla sous le canon,
Des assauts étrangers tu savais te défendre ;
Près des croix de Verdun on peut encore entendre
Le serment de ces preux qui répondirent : «  Non ! «  

Tes étés sont brûlants comme ceux de Provence,
Plus blancs sont tes hivers dont j’ai la souvenance
De batailles de neige et Noëls de minuit. 

Je chante ton soleil et tes campagnes belles
Le cristal du ruisseau qui dans l’herbe s’enfuit,
Et tes vergers brillants de l’or des mirabelles.

Paul GEIGER
(Grand Prix des  Poètes Lorrains  1991 pour son recueil intitulé : « Gratis pro Deo ») 

 

Le condamné à mort

«  Vous serez fusillé demain, au petit jour »
M’a dit en allemand l’officier du prétoire.
La nuit tombe déjà, le sursis sera court ; 

Beaucoup, beaucoup trop court tant me semble l’histoire
Irréelle et brumeuse en ces instants amers ;
Et j’ai pour seuls témoins et pour seul auditoire 

Ma paillasse sans nom et la lune à travers
Les sinistres barreaux de la lucarne sale.
Mon Dieu, serait-ce ici l’avant goût des enfers ? 

Devant mes yeux fermés, ma jeunesse s’étale ;
Les courses dans les bois et la sieste au soleil …
La neige sur les toits, la quiétude hivernale ; 

Des images s’en vont, au bout de mon sommeil.
Quoi ? J’étais endormi ! Cela est-il possible ?
Les heures ont passé, bien triste est mon réveil. 

Non, pas de bruits encor dans la prison horrible,
Le rêve m’appartient ! Ma femme, mes parents,
Les petits souriants, le temps irréversible, 

Les soldats au cœur sec, les adieux déchirants.
Pas cela ! Je ne veux que des images roses
Pour bercer doucement mes ultimes instants. 

Une porte a claqué, là-bas, j’entends des choses,
Des voix et puis des pas, ténus comme des fils.
Il est trop tôt, voyons, pour ces pensers moroses. 

Mais devant mon cachot, pourquoi s’arrêtent-ils ?

Paul GEIGER   Grand Prix des  Poètes Lorrains  1991 pour son recueil intitulé : «  Gratis pro Deo  «  

 

Inspiration

Quel feu les affranchit ? Quel souffle les anime,
Ces maîtres du relief, de la clarté, du jet,
Qui transforment matière en émouvant objet,
Imprimant un essor qu’un doux charme sublime ? 

Une voix familière en eux si fort s’exprime !
D’entrelacs inconnus au singulier trajet,
Des confins du désir, de l’entêtant projet,
L’indicible est élan qui dévoile la cime. 

De même, toi, Poète, au doux verbe inventif,
Epris d’un univers sans cesse créatif,
Tu étreins le Vivant, veux  saisir la merveille, 

Le sait-on ? Déjà fuse un vague écho ténu,
D’un chemin de traverse, un vieux chant mis à nu
Qui dirige le pas de ta Muse qui veille.

Marie REITZ
Grand Prix des Poètes Lorrains 2005 pour son recueil intitulé : « PULSATIONS »
 

Au bout du rêve : Sangatte

Son regard brûle un songe enchâssé dans son âme,
Serti sous quelque ciel porteur de sable ocré,
Quand il soufflait ce vent qui vers le puits sacré,
Déplaçait chaque dune, éteignait chaque flamme. 

Quels mots ceints de silence et d’indomptés émois
Et de peine de chair diront dans l’autre verbe,
A l’accueillant forcé, fier de ses prés en herbe,
Le long chemin retors mesuré par les mois ? 

Est-ce par ce rivage ouvert au monde vaste,
Où le large insistant clame le jour, la nuit,
Où la cavale au ciel d’un puissant galop, fuit,
Qu’on suspendra son pas au seuil de l’autre caste ? 

Face aux flots interdits, par l’estran fasciné,
Dans la boue et le froid, rebelle et pathétique,
Le migrant déliant l’horizon chimérique,
Laisse aller par la mer son beau rêve obstiné.

Marie REITZ
Grand Prix des Poètes Lorrains 2005 pour son recueil intitulé : «PULSATIONS » 

Serge Laurent

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Randonneur émérite, Serge Laurent (57155 – Marly) est l’auteur d’un exploit homologué au Guinness Book : le tour de la France à pied (9 170 km en continu) pour en rapporter une expérience humaine unique, des poèmes et de nombreuses photographies remarquables. Il travaille à la pérennisation de cet itinéraire (le Grand Sentier de France), espace naturel de liberté, fleuron de notre patrimoine, outil pédagogique et culturel exemplaire.

Médaille militaire. Médailles d’or de la Fédération Française de Cardiologie et de la Fédération Française de Randonnée.
Avec le titre de membre agrégé, il est un fidèle de la Société des Poètes et Artistes de France depuis 1970. Sociétaire des Poètes français de 2005 à 2009. Titulaire de nombreux prix et récompenses dont le Grand Prix des Poètes Lorrains de la SPAF en 1996, le Prix Voltaire du Cercle Littéraire de Graffigny en 2002 à Lunéville, lauréat du prix littéraire 2003 de l’Académie Nationale de Metz pour l’ensemble de son œuvre poétique. Il est président du Jury du Concours international de Poésie Paul Verlaine à Metz depuis 2002. Il a obtenu, en 2008, l’Alérion d’Or, le grand prix des Maîtres poètes de Lorraine décerné par la délégation régionale de la SPAF, a signé en 2009 un contrat d’édition à compte d’éditeur dans la collection « Coup de cœur » chez Edilivre à Paris.

Concours 2009

Vos différentes participations au Concours 2009 vont circuler parmi les membres du jury dans les semaines de mai-juin-juillet-août 2009 Les résultats seront connus vers septembre-octobre.

Vous en serez informés dans les meilleurs délais.

NOTEZ DES A PRESENT QUE LA REMISE DES PRIX AURA LIEU LE DIMANCHE 29 NOVEMBRE A 10 H A NANCY – HOTEL DE VILLE POUR LE GRAND PRIX DES POETES LORRAINS ET L’ALERION D’OR

JE CONSERVE L’IDEE D’UNE JOURNEE COMMUNE COMME EN DECEMBRE 2008 POUR REUNIR LA GRANDE FAMILLE DE LA SPAF

Meilleurs sentiments

ARMAND BEMER
Délégué Régional SPAF

Les cathédrales

S’il est des monuments qui font vibrer nos âmes,
Envoûtant nos esprits sous leurs grandes ogives,
Que renaisse l’espoir, que grande foi revive :
               Voici les Notre-Dame !

Maître d’œuvre inconnu, toi l’antique ingénieur,
Depuis la dédicace en passant par les tables,
Tu vis entre tes mains s’ériger, véritable,
               Le Temple du Seigneur.

Argotique travail élançant dans les cieux
Le plus grand des vaisseaux ! Espace en extension
Tenu en clefs de voûte où règnent les tensions !
               Equilibre audacieux.

Son chœur vers l’orient est une immense proue
Pourfendant sans répit le courants telluriques ;
Voyage en l’infini vers la source cosmique,
               Prions qu’il ne s’échoue !

Ainsi l’homme placé en son centre alchimique,
Inondé de lumière en ces divins espaces,
Lentement s’irradie sous le feu des rosaces
               Qui veillent, magnifiques !

Ces sublimes instants, ces instants merveilleux,
Transforment sa pensée, son âme et puis sa vie,
Et l’emporte soudain, vivante eucharistie,
               Au séjour de son Dieu

Et pendant ce temps là, dehors, sous les portails,
La foule en vague noire étouffante et bruyante
Tourne autour de la nef en carène imposante,
               Cherchant le gouvernail…

O toi l’homme égaré ! Debout ! Et ne défaille.
Catalyseur vivant de ces forces divines,
Cathédrale de chair, tomberas-tu en ruines
               Comme simple muraille ?

Jean Pierre RECOUVREUR  ( 1948 – 1981 )
Grand Prix des Poètes Lorrains 1979 pour son recueil intitulé : « Haut les cœurs » 

 

Polymnie

La pensée poétique est un grand voilier fier
Voguant sur le courant des phrases cadencées ;
Larguant voyelle claire et consonne foncée,
Elle part, vent debout, vers d’autres univers. 

La rime est une vague élancée sur la mer
Portant haut dans l’azur ses couleurs nuancées ;
Comme flux et reflux sans cesse relancée,
Elle s’en va mourir sur la fin de nos vers. 

O Poète marin ! Dans un ultime élan
Tu viens livrer ton âme aux fougueux ouragans,
Sublime sacrifice à ta Muse divine. 

Enrobant de nuées ton fragile vaisseau,
Elle vient jeter l’ancre en ces eaux cristallines,
Achevant ton voyage en sonnet simple et beau.

Jean Pierre RECOUVREUR  ( 1948 – 1981 )
Grand Prix des Poètes Lorrains 1979 pour son recueil intitulé : « Haut les cœurs » 
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Le temps

Reflétant d’étranges images,
Mes poèmes sont des miroirs
Où scintillent de grands rivages
Dans le silence de mes soirs. 

Mon cœur est plein de leur magie,
Et lorsque je ferme les yeux,
J’ai l’ineffable nostalgie
De leurs contours harmonieux. 

C’est alors qu’en moi vient la force
De la grande inspiration ;
Sa sève fait gonfler l’écorce
Des éternelles passions . 

Depuis je n’ai cessé d’écrire,
La plume emportée par les vents
De tous les merveilleux délires
Qui flottent dans les airs du temps. 

Pourtant cette grande énergie
Qui soulève mon corps tremblant,
C’est chaque jour un peu de vie
Qui meurt, inexorablement. 

Quand ma vie sera recouverte
Par la cendre épaisse des ans,
Lorsque ma main sera inerte,
Une autre chantera le temps.

Jean Pierre RECOUVREUR  ( 1948 – 1981 )
Grand Prix des Poètes Lorrains 1979 pour son recueil intitulé : « Haut les cœurs » 

 

L’Amour vaincra !

A vous les âmes nues adorant la matière,
A vous les cœurs meurtris hurlant de désespoir,
Ecrasés par la haine en un sanglant pressoir,
C’est à vous que je parle et à la terre entière !

Souvent je vous entends en paroles amères
Harceler vos prochains, sans pitié, sans savoir
Que de leur âcreté vous êtes les miroirs ;
Tournez-les au soleil, ils rendront la lumière !

Redevenez enfants et soyez purs comme eux,
Donnez-leur de l’amour et voyez dans leurs yeux
Changer votre reflet et grandir tout votre être.

Tournez tous vos miroirs ! Eclairez le tombeau
Où gît l’humanité sous un trop lourd fardeau,
Et montrez le chemin qui fut celui du Maître !

Jean Pierre RECOUVREUR  ( 1948 – 1981 ) 
Grand Prix des Poètes Lorrains 1979 pour son recueil intitulé : «Haut les cœurs » 

Paule Mahyer

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Je m’appelle Paule Mahyer. J’ai toujours «taquiné» la Muse mais attendu la retraite (professeur de lettres) pour participer à des concours (flamme vive au Cercle littéraire de Graffigny, Lunéville 08, un prix d’honneur en décembre 08 à Nancy au Grand Prix des poètes lorrains organisé par la SPAF Lorraine).  Mes inclinaisons poétiques me portent selon mon humeur vers Verlaine ou les poètes de l’Oulipo… Je suis membre de la SPAF et continue à participer aux concours qu’elle organise. 

Ne pas se couper l’herbe sous le pied !

Suite à vos envois de nouveaux textes pour alimenter notre blog, j’aimerais attirer votre attention sur le fait de ne pas mettre sur le blog les poèmes qui participeront au concours du Grand Prix des Poètes Lorrains et Alérions 2009 !!! Car cela serait contraire à la clause d’anonymat et risquerait donc de vous disqualifier !
Vous pourrez les envoyer plus tard, après la publication des résultats.

Sony Remetter

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Né le 09 juillet 1977, à St DIE des Vosges, Sony est le fils unique de Serge et Monique REMETTER , figures emblématiques du monde des forains de Lorraine. De son enfance passée dans l’univers magique des fêtes foraines, Sony a développé très tôt le sens du rêve, de la fantaisie. Une ambiance familiale très chaleureuse lui a donné le sens des vraies valeurs et de la chaleur humaine. Ayant rencontré Véronique, sa Muse blonde aux grands yeux bleus, Sony devient, en 1996, papa, à 19 ans, de Sidney, puis, en 1999, de Sulyvan. Il se marie, le 22 janvier 2000, à Moyen, où il vit avec sa famille. Sony est un artiste dans l’âme, développant tout d’abord ses talents, pour le plus grand bonheur des siens, dans le domaine culinaire. Il enchante ses invités très agréablement surpris de petits plats très  à faire pâlir d’envie bien des toques blanches. Cependant, ce jeune père, passionné de dessin,de peinture, montre une véritable prédisposition pour l’écriture, passion qu’il a su transmettre à ses enfants. ll présente, en 2003, ses poèmes au Prix de Graffigny organisé à Lunéville, et se voit décerner une Médaille d’Argent .

Participant au Grand Prix des Poètes Lorrains il obtient  une Première Mention en 2005, puis en 2006 . Un Diplôme d’Honneur en 2008 et, connaît le bonheur de voir Sydney obtenir le Prix Arthur RIMBAUD en 2007. 

Vagabondage

N’entends-tu pas venir des grands bois de Burée
Ténébreux vagabond
L’écho sinistre et sec claquant sous la cognée
Des rudes bucherons ? 

Novembre se faufile à travers les futaies
Qui cernent le vallon
Et l’on sent dans la brume à l’haleine glacée
Une odeur de charbon. 

Par le vent qui dispute aux branches emmêlées
Un reste de toison,
Sonne la toccata aux notes saccadées
Du bocard des ferrons. 

Alors suis le galop des rigoles gonflées
Par les eaux de saison,
Tu trouveras au cœur d’un tourment de fumées
L’antre des forgerons. 

Et par un soupirail à la voûte cintrée
Qui perce un lourd fronton,
Tu verras une danse ombre et feu inspirée
Aux vaillants compagnons. 

Entre donc dégourdir tes mains ankylosées
Au ronflement profond
Qui ronge jour et nuit la panse vitrifiée
Du fourneau du Dorlon. 

Du grand fondeur rougi par le feu des coulées
Au jeune tâcheron,
Tous t’offriront crois-moi une chaude gorgée
Sans demander ton nom. 

Dans un recoin obscur de la halle embrasée
Quelques uns pauseront,
Rompant pour toi la miche assurément gagnée
A la sueur du front. 

Va, ils respecteront ta misère bien née,
Eux riches à foison
Des légendes du fer qui chantent la contrée
Des moines forgerons. 

Par toi qu’ainsi Dieu puisse un peu voir pardonnée
Leur folle passion
De brasser cet or vif sous la tympe brûlée
Sans penser aux canons. 

Extrait du recueil : Le bonheur est chemin  

Grand prix Alérion d’or 2002 des poètes lorrains 

Jean-Joseph Carl

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Né à Guerting (Moselle) en 1955, Jean-Joseph CARL habite toujours son village natal. Il est fonctionnaire des douanes. Il est marié. Il a trois enfants et deux petits-enfants.
Adolescent, il composait des poèmes et des chansons ; la poésie et les poètes le fascinaient. (Hugo, Verlaine, Péguy, Apollinaire, Eluard, Brel, Ferré …) Plus tard, l’écriture poétique fut pour lui le moyen – un des moyens seulement, bien sûr – de toucher le cœur de sa fiancée, celle qu’il épousera en 1977.
Ses obligations professionnelles et familiales l’ont ensuite éloigné de la poésie. Mais l’inspiration lui est revenue un jour de 1993 pour une première participation à un concours où, d’emblée,  il a obtenu le 1er prix. Dès lors, le virus ne l’a plus lâché.
Depuis quinze ans il a reçu de très nombreux prix, certains modestes, d’autres très flatteurs comme, par exemple en 2004, le Grand Prix Lorrain de Poésie au concours littéraire international du CEPAL (Centre Européen pour la Promotion des Arts et Lettres). A chacune de ses trois dernières participations au concours des poètes lorrains de la SPAF, le jury lui a  décerné un « Prix d’Honneur. »
Jean-Joseph CARL est membre de la SPAF (1995) et du CEPAL (1996). Il collabore régulièrement aux revues « Art et Poésie »  et « Mil’ Feuilles Par Chemins.»
Il a publié un recueil de 235 pages intitulé « Les lueurs bleues » qui a reçu le Grand Prix Polymnie au 11ème concours du CEPAL, ce prix étant la plus haute récompense en poésie attribuée par le CEPAL en 2007. (Cf. ci-dessous la quatrième de couverture et la préface de l’ouvrage, la recension de Gérard Laglenne dans Art et Poésie n° 204 et l’article paru dans le Républicain Lorrain). « Les lueurs bleues » sont toujours disponibles chez l’auteur au prix coûtant de 19 euros + frais de port. Adresse électronique :
jeanjoseph.carl@laposte.net
La citation préférée de Jean-Joseph CARL : « l’art ne fait que des vers, le cœur seul est poète. » (André Chénier)

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