Archive pour la Catégorie '*09 – l’intolérance'

Le méchant

Il a des poupées plantées d’épingles 

et jette des sortilèges. 

 

S’il prend la mouche : il lui arrache les ailes. 

 

Ses mots blasphèment, s’acharnent 

et pis que pendre portent les autres au bas de l’estime. 

 

Son rire sardonique met à mal qui l’entend 

comme la musique d’un diable. 

 

Le tour de la femme coupée en morceaux : 

il le ferait pour de vrai, comme une boucherie. 

 

Perfide, il se frotte les mains des plaintes et jérémiades 

des proies prises dans ses filets, ses chausse-trappes. 

 

S’il tend le bâton… c’est pour battre… 

voilà sa façon de tuer le temps. 

 

Entre le bien et le mal son cœur ne balance pas : 

son parangon est machiavel à tous crins. 

 

Il veut être le poison sans antidote… 

Vicieuse intolérance

Que l’Homme est étonnant devant l’intolérance !
Il se met tout de suite à fort vociférer
Qu’il est, lui, tolérant et prêt à démarrer
Le combat jusqu’au sang contre autant d’ignorance…

Puisqu’il porte en son sein l’âme de l’espérance,
Il se croit investi d’un rôle pour parer
L’ignoble sentiment dont il doit s’emparer
Pour imposer sa vue ayant sa préférence.

On le voit aujourd’hui comme on le vit jadis
Quand les Religieux, dans leur de profundis,
Exhortaient le bas peuple à partir aux Croisades.

Les Révolutions présentent ce défaut
Brisant la Liberté tout au long d’empoignades
Réjouissant la Mort et le fil de sa faux !

Le censeur

Ton stylo sombre censeur 

a dépouillé mes pages 

Mes erreurs ont été corrigées 

mes lettres redressées 

mes accents rétablis 

mes secrets sondés 

mes souffles mesurés 

mes douleurs relativisées 

mes désirs maîtrisés 

mes joies atténuées 

Toute mon existence 

a été ponctuée  scandée  martelée 

par ta légitime surveillance 

 

En exigeant 

mon succès 

en voulant 

rendre mon écriture 

belle comme il se doit 

tu l’as considérablement 

affaiblie 

Mes mots sont de vaines 

étoiles qui fuient 

le doux pays 

de la poésie 

J’ai rangé les rêves 

de mon coeur 

dans les tiroirs gris 

des vieux silences 

Et je déménage 

de page en page 

 

Hélas 

ton stylo noir 

très perspicace 

jadis 

ignore 

combien cela me gêne 

d’écrire ma vie 

aussi exilée 

de moi-même 

Je ne suis qu’un cri

On s’acharne sur moi
Je n’ai rien fait, rien dit
Mais eux jugent que oui.

Ils épluchent mon corps,
De douleur je me tords ; 

Me laissent à la mort

Qui ne veut pas de moi.
S’y prennent à plusieurs
Pour m’arracher le cœur

Je pantèle en râlant.

Si j’avoue Dieu sait quoi,
Je renonce à ma loi…
Ils n’en auront que faire

Seul demeure l’émoi
De jouer avec moi
Sur le bord de la vie 


Et jouir d’un pouvoir
Déviant, illusoire
Qui raison leur prendra !




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