Archive pour la Catégorie '*29 – la lumière'

Lueur

A l’aube, elle s’immisce, entre dans les forêts
Tout doucement sans bruit, elle sort de sa couche,
Fait chanter les oiseaux en déployant des rais,
En déposant au nid des baisers sur leur bouche.

Elle suit son chemin, distrayant les fourrés,
Se confond au fouillis des feuilles sur la souche.
En clairière, inonde et son teint blanc doré
Va fouinant encore aux manoirs qu’elle touche.

Je la sens si fragile à l’antre du château.
En torche ou en bougie en étrange flambeau,
Au moindre courant d’air la voici qui flageole.

Et son ombre vacille, elle pleure aux murets,
S’allonge et puis se tord en perdant la boussole,
Avant que de mourir d’un stupide soufflet.

Un matin sur la toile

Le peintre a posé des couleurs, sur une toile vierge
Sous son pinceau, un arc en ciel s’est coloré.
De pastels éclatants ; qui vers la clarté convergent
Aux prémices orangées, d’un beau matin d’été.

Des flocons de nuages, parsèment ce bel horizon
A peine bleuté, au bout d’une nuit emportée.
Sous les doigts reviennent des reflets saisons
D’une fin de printemps, aux lueurs clairsemées.

L’aube encore discrète, éclabousse le soleil
Qui lentement s’éveille, se répand sur la terre.
Se profilent alors, les ombres de l’astre vermeil
Et l’aurore explose de mille rouges, mille verts.

Des bouquets multicolores se posent sur la toile
Une pluie de couleurs, se couche sous le pinceau.
Des prairies roses et blanches éparpillent leur voile
Alors jaillit la lumière, au cœur de ce beau tableau.

Sous ce bel horizon se colore, une voûte céleste
Un groupe d’oiseaux s’élèvent, vers les cieux.
Des crinières flottent, sur des gallots très lestes
Dans ce paysage ; ce flamboyant matin lumineux.

Au loin un rivage, écume ses blanches vagues
Sur les eaux une barque, miroite son image.
Seules des mouettes, au ras de l’onde planent
Sur le sable éclat d’or, s’ouvrent des coquillages.

Un homme est assis, solitaire sur un vieux banc
L’échine penchée, les mains ridées par le temps.
Sous son béret usé, coulent ses cheveux blancs
An coin de la toile achevée, il a couché son nom.

Ode à la lumière

La lumière se glisse en douceur vers la plinthe
Eclate en clair-obscur, clairvoyante, magique
Brillantes de finesse, en relief et sous-teinte
Les couleurs se déclinent en un prisme lyrique.

Filtrée par les fenêtres, les nuages, les vents
Elle prend possession de multiples effets
Des éclairs en miroir dévoilent en même temps
Sa caresse aux cloisons soudain ébouriffées.

La servante aux grands yeux ingénus prend la pose
Timide face au Maître assis, mélancolique
Qui dépeint et transcrit sur le fond noir et dose
En nuances les traits du visage angélique.

Le jour dans son regard écarquillé scintille
Et pour mieux aviver la lueur qui crépite,
La perle toute blanche à son oreille brille,
Révélant de son teint la pâleur inédite.

Se chamarrent aussitôt d’éclats resplendissants
Les tissus tout de soie transposés sur la toile
Les drapés ondoyants s’allument de diamants.
Ils renvoient en douceur le reflet d’une étoile.

Noire lumière, sombre clarté
Flaques de ténèbres illuminées.




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