Archive pour la Catégorie '*27 – le temps (la météo)'

Face à face

Préface anticyclonique, soleil

Pile ou face : non
Pas de hasard à te regarder

L’échappée belle, d’yeux à yeux,
sans fard, se dit : une dentelle,
un amour en ses ajours, en ses creux

La vérité y brille, darde
Un œil cille
L’autre le regarde infrangible

Une volte-face serait mentir d’un nuage
mais un ciel lisse ne l’a pas à effacer…
Efflorescence bleue…

Épilogue anticyclonique

Beau fixe
Face à face, un baiser de framboises
et que l’envie le refasse…

En plein mois de juillet

Du sinistre chapeau à la bordure étrange
Tombait une pluie fine en guise de cheveux
L’orage a explosé colérique et nerveux
Sur le perron céleste au firmament des anges

Et l’on ne voyait plus qu’un énorme nuage
Qui courrait dans la rue comme un chat de gouttières
Emportant avec lui les ombres et lumières
Du jour, et l’entrainait vers des contrées sauvages

En plein mois de juillet, la voûte sanglotait
Et de rage, faisaient, sourdre quelques tempêtes
Voilées de grésilles qui dardaient sur nos têtes
Comme billes de verre au ciel emboucané

Et les gens se pliaient dessous leur parapluie
L’objet contorsionné bataillait sous le vent
Baleines en morceaux crépitaient en mourant
Le badaud n’avait plus qu’à plonger sous la pluie

Un simple jour d’été quand le soleil déchoit
Quand le monde soudain perd un peu d’énergie
La nature s’emballe et ressent l’agonie
Lui titiller les joues, bien au-dessus des toits.

Coup de chaud

Le bouleau frémit à peine
Les herbes s’agitent mollement
L’air est comme une chaude haleine
Pas le moindre souffle de vent…

Les sapins sont immobiles
Leur résine embaume alentour
Fumant de plaies indélébiles
La colline n’a plus d’atours.

La route est en déliquescence
Les semelles collent au macadam
Le soleil, par sa présence
M’accable et je sens que je pâme.

Étourdis, les oiseaux se taisent
L’air est un four de boulanger
Je rêve d’une haute falaise
Que vent et eau viendraient fouetter…

Marchant sous les cieux plombés
Un paysan traîne sa peine
Le long d’un champ de blé brûlé
Le long d’un champ de blé en graines.

La vie cherche où elle peut, de l’ombre
Et l’eau fraîche des fontaines
Claire dans les bassins sombres
Sources profondes et lointaines.

J’attends que le soleil dardant
Tombe en feu à l’horizon
Que ma peau qui bout en dedans
Trouve en la nuit, le frisson,

J’attends en tricotant des rimes…
Voici que se lève le vent
Ce soir, le ciel d’azur se grime
Les nuages arrivent en courant.

Joachim

Je m’use s’amuse ma muse d’un clin d’œil
Taquine elle illumine au-dessus mon recueil
Qui reste de glace, de marbre et de mélasse
Il fait grève du mot si peu que je l’embrasse.

Quand m’embarque en l’écume, un cheval tout de brume,
Fait rugir mes embruns, je le suis, me costume.
Soudain inopportun il m’emmène au galop.
Sirène du destin je bondis dans ses flots.

Ses subites fureurs suffoquent mes élans.
Il se peut qu’un matin je le suive en pleurant.
Il m’anime, m’étreint sur sa côte d’airain,
M’attire à lui, me prend, m’emporte et me retient ;

Il m’étire, s’agite et marche sur mon cœur,
Il est passé si vite que mon éclat se meurt.
Plaquée là étourdie et vaincue de ressac,
Sa tempête éloignée me laisse tout en vrac.




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