Archive pour la Catégorie '*11 – l’amour'

Dix ans déjà

Il y a dix ans déjà
Tu m’as ouvert tes bras
Moi, je n’avais pas de nid
Juste un lit trop grand et froid

Contre toi, comme sous une aile
Que ta chaleur m’a semblée douce
Ta voix me murmurait à l’oreille
« Moi je t’aime, aime-moi »

Sans attendre l’on s’est donné la main
Pour marcher ensemble vers la sortie du bois
Nous étions alors nus et maigres
Mais nos yeux étaient feux de joie

Nous avons ri, pleuré, bu et fumé
L’herbe surnommée ganja
Pour que le passé cicatrise
Nous nous sommes débattus parfois

Seule, j’étais à la fenêtre
Et rêvais à un homme comme toi
Dix ans ont passé, peut-être
Mais chaque jour est une première fois

Les jours d’hiver, lorsqu’il fait noir
Au printemps quand revient la lumière
Comme j’aime être à côté de toi
De notre Amour, je suis la mère
Et ta sagesse montre la voie

A toi, je resterai fidèle
Que l’on jeûne ou que l’on festoie
A tes côtés la vie est belle
Et nos deux cœurs au diapason
Tandis que filent les saisons
Chantent que notre Amour est roi.

Si…

Cette ombre bleuissant sur l’ocre des déserts

L’ultime méharée au safran de la dune,

Et ce khôl soulignant l’aube de l’univers

Pour guider en tes yeux la barque de Neptune.

 

Ces fiers oiseaux criards déchirant les hivers,

Brodant tous les brouillards pour en parer nos lunes,

Cette brune pythie immolant mes travers,

Gravant sur notre peau le secret de nos runes.

 

Les alizés froissant la soie de mes silences,

Murmurant aux lagons nos rêves d’indécences

Et les brûlants parfums des corsages ouverts.

 

Ces doigts échevelant les harpes de l’écume,

Abritant nos baisers loin du jusant pervers

D’une Odyssée ourlée aux franges d’une plume…

 

Si c’était Toi ?

 

 

Un ancien texte que j’ai beaucoup  retouché. On reste toujours un peu  « commençant », et c’est tant  mieux ! Ne m’en voulez-pas pour le « e » de soie qui est suivi par une consonne…..mais c’est voulu. Il est vrai que j’aurais pu écrire « froissant leur soie à mes silences », mais ce sont bien de mes silences dont je parle, et de leur soie, alors… je n’ai pas fait cette concession à la prosodie classique. Il faut parfois être un peu rebelle…

 

A deux

L’intolérable manque de l’absence
Augmente du sentiment la présence
La séparation attriste, attise aussi
Le cœur en pensée s’évapore
Sa chaleur froidement s’endort
Il est là obnubilant, omniprésent
Serre, oppresse tout l’intérieur
D’un vide qu’il précipite au fond
De l’âme. Elle attend fébrilement
Une compensation, un remblai
A cet insupportable creux
De vague à lame de fond
Dévasté, désolé, abandon
Légère dépossession de l’être
Tout à coup incomplet.

Pour le voir il fallait la distance

La constance du couple fait oublier
Au quotidien que l’on peut se manquer.
L’amour a besoin d’un supplice
Pour survivre et exister
Celui de la fission
Qui menace lorsque l’autre…

Est devenu la moitié.

L’ultime départ fait songer
A cet être qu’on ne regardait plus assez
Auquel on ne consacrait plus
L’importance qu’il avait.
Il est trop tard et
Ce souvenir devenu incurable
Permet juste d’estimer
Celui que l’on aime en retard.
On se passe tellement à côté,
Si occupés par soi-même
Que le dommage de l’absence
Se fait atroce.
Devenu irréparable, inéluctable,
Il consume à jamais.

T’ai-je dit que je t’aimais ?

Amour

L’amour est décevant pour qui ne sait aimer
Son environnement avant sa dulcinée
Puisqu’il ne peut compter sur cette joie innée
Le rendant plutôt libre au lieu de l’enfermer.

Très égoïstement il se met à tramer
Lors le cadre réduit d’une âme aliénée
De macho tout perclus de rigueur assénée
Sur son pauvre cerveau si prompt à tout gommer.

Alors, en peu de temps la haine passe en force
Sur son cœur et sa bouche évoque le divorce
Quand ses poings ne font pas sur elle un mauvais coup.

On comprend mieux pourquoi ce thème est au poète
Toujours fort attaché car il aime beaucoup
En évoquer les « MO » loin de ceux de sa tête !

explication du titre : Si l’on considère que le mot AMOUR est constitué d’un préfixe « a » privatif et d’un suffixe « ur » signifiant la dureté et la difficulté comme dans dur-dur, il m’a paru logique d’en valoriser l’essentiel, autrement dit la racine ou le radical « MO » dont le son évoque tour à tour les mots et les maux généralement si présents dans ce thème de l’amour. 

Mon amour

                     tu es 

 

                                    l’eau pure 

 

                                                          qui traverse 

 

                                                                               mon murmure… 

Aimer à Bruges

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