Archive pour la Catégorie 'Poèmes du mois'

Le petit poney blanc

Il galope, le petit poney blanc
Il galope dans le frais printemps.
Sous un azur encore changeant
Il galope dans le soleil levant.

Comme la bise, à l’aube du matin
Il longe la brume des grands bois.
Et sa crinière, argentée de satins
Flotte scintillante comme une soie.

Dans le soleil rougissant à l’horizon
Il va galopant, aux rosées des clairières.
A travers le brasier, du matin naissant
Ses sabots l’emportent vers la lumière.

Dans les prairies, qui se lèvent au soleil
Il galope dans les herbes frémissantes.
Au bord du jour, aux lueurs arc en ciel
Il gambade dans les collines odorantes.

Le ciel coloré, frôle sa robe blanche
Près du torrent, un moment il s’arrête
Buvant l’écume bleue, sous les branches
D’une flaque qui dans les eaux se jette.

Sa queue panachée, de belles dentelles
Que la bruine de matin, a brodé d’argent.
Vole légère, dans la saison claire si belle
Aux prémices du printemps renaissant.

Vers son logis, ses sabots l’emmènent
A l’orée du bois, il retrouve le sentier
Qui l’emporte au pied des vieux chênes.
Vers l’enclos, au bout d’un vent de liberté.

Il galope, le fougueux poney blanc
Il galope sa crinière flottant au vent.
A l’aube du jour, au bord de la saison
Il galope léger dans le soleil levant.

Le thème du mois d’avril : nos amis à quatre pattes

A la veille du 1er avril, j’ai le plaisir d’introduire le nouveau thème proposé par Elisabeth Weber : nos amis à quatre pattes.

Le thème du mois d’avril

Aujourd’hui a été publié le dernier poème sur le thème “Les fleurs”. Trois adhérents ont participé.
Jusqu’au 31 mars, nous aurons des oeuvres hors thème.
Pour avril, Elisabeth Weber nous propose : nos amis à quatre pattes.
Ceux qui le souhaitent peuvent d’ores et déjà m’envoyer leurs oeuvres sur ce thème.

Des fleurs au supermarché

Des prix au centime d’avant
Et la dizaine s’en ressent…
Nous achetons naïvement
Attention panneau droit devant !

On nous offre bien des cadeaux
La gratuité fait son turbin.
On nous chouchoute en deux pour un,
Carte à crédit, carte à gogo.

J’économise mes dépenses
Par des achats en abondance ;
Ai gagné le gros lot, je pense ?
Je suis comblé en apparence.

Un bon stock de papier d’aisance
Et j’ai de quoi tenir un siège.
J’irai demain brûler un cierge
A la vierge pour sa clémence

J’ai tant que je peux partager
Avec l’indigent du quartier
Qui ne veut pas de mes bienfaits…
Non vraiment là, c’est le bouquet !!

Rue des iris

Jeux et farces du temps jadis
Où s’égrenaient les heures bleues,
Douce saison, celle du lys
Jeune fille cherche Adonis.

De ces années couleur anis
Eloignées à cent mille lieues,
Temps émietté tel du pain bis,
Mauve et blanc comme les iris.

Doux souvenirs sur fond de lys,
Sertis d’un empire d’aveux.
Belles pensées, myosotis,
Dans la jolie rue des iris.

18 ans de ma vie dans la rue des Iris…

Avril de pacotille

Combien sont-elles? Dix mille?
Des essaims muets d’étoiles,
Tombées du ciel sur la terre,
Piquent le gazon des villes.

Quelque dix mille jonquilles
Pour un avril solitaire,
Un avril de pacotille !

L’éblouissante lumière
Chasse l’hiver de la toile.
Des peaux blanches se dévoilent,
Des mains se tendent, mendient.

Mille bouquets de jonquilles
Pour un avril solitaire,
Un avril de pacotille !

Tant d’éclat tire des larmes.
Sous l’agression printanière,
Le cœur leur trouve du charme.

Il délaisse les jonquilles,
Tresse une gerbe sommaire
De solitude ordinaire,
En fait une offrande, et prie…

Pour que cet anniversaire
Soit le dernier solitaire.

Le thème du mois de mars : les fleurs

A la veille du 1er mars, j’ai le plaisir d’introduire le nouveau thème proposé par Marie-France Genèvre : les fleurs.

Le thème du mois de mars : les fleurs

Le thème « Crêpes et beignets » n’a inspiré personne…
Jusqu’au 28 février, nous aurons des oeuvres hors thème.
Pour mars, Marie-France Genèvre nous propose : les fleurs.
Ceux qui le souhaitent peuvent d’ores et déjà m’envoyer leurs oeuvres sur ce thème.

Crêpes et beignets

Malheureusement, ce thème n’a inspiré aucun poète de notre société.
Juste pour le plaisir, un petit texte de Robert Desnos :

Crêpes et beignets dans *32 - Crêpes et beignets crepes-1-desnos-chandeleur1

Le thème du mois de février : crêpes et beignets

A la veille du 1er février, j’ai le plaisir d’introduire le nouveau thème proposé par Joëlle di Sangro : crêpes et beignets.

Le thème du mois de février : crêpes et beignets

Aujourd’hui a été publié l’unique poème sur le thème “L’Orient”. Un seul adhérent a participé.
Jusqu’au 31 janvier, nous aurons des oeuvres hors thème.
Pour février, Joëlle di Sangro nous propose : crêpes et beignets.
Ceux qui le souhaitent peuvent d’ores et déjà m’envoyer leurs oeuvres sur ce thème.

Tout est cycle

Haine puissance dix,
Violences sans limites,
L’amour et la malice,
Colères, déficits.

L’appât du gain s’arrime
Aux inégalités
Qui des bourses raniment,
La Terre a chaviré.

Politiques fantoches,
Pantins de pacotille,
La fin du monde est proche,
Fermez les écoutilles.

Les pôles Nords font Sud,
Une terrible époque
Et sens dessous dessus
L’air nous manque, on suffoque.

Des courants s’entrechoquent
A force de bercer
L’humanité loufoque
Qui ne fait que passer.

Epoque exacerbée,
Remettons à l’endroit
Cette boule d’acier
De la vie qui se noie.

Ca ne tourne plus rond.
Sortons de nos prisons.
Avec nos émotions
Réinventons le pont

Qui va vers l’Orient
Où tout a commencé,
Pour y semer la paix…

Thème du mois de janvier : l’Orient

A la veille du 1er janvier, j’ai le plaisir d’introduire le nouveau thème proposé par Marie-France Genèvre : l’Orient.

Thème du mois de janvier : l’Orient

Aujourd’hui a été publié le dernier poème sur le thème “La chance”. Trois adhérents ont participé.
Jusqu’au 31 décembre, nous aurons des oeuvres hors thème.
Pour janvier, Marie-France Genèvre nous propose : l’Orient.
Ceux qui le souhaitent peuvent d’ores et déjà m’envoyer leurs oeuvres sur ce thème.

Chiffre fétiche

La chance me sourit, je suis née comme ça
Le neufnovembremilneufcentsoixantetrois
Que de neufs… !!!!, six et trois.
Novembre, onze ? Comment ça ?
Que me dites-vous là ?
Non, non, ça ne change pas,
C’est neuf plus deux et puis voilà…

Tante Paulette

Paulette en son quartier jouait à la sibylle.

Deux mains sur les tarots, le regard scrutateur,

Elle sondait votre âme, y guettant la couleur

D’un possible à venir, conforme à votre style.

 

 

En dehors de l’usine elle élevait des oies,

Cultivait au jardin de quoi nourrir son monde.

Ni son entrain de bon aloi, ni sa faconde

N’empêchèrent le sort de laminer ses joies.

 

 

La crise de vingt-neuf! Cette crise eut raison

De l’argent que l’époux reçut en héritage.

Le pactole sombra dans le commun naufrage.

Adieu le rêve de construire une maison !

 

 

La Française des jeux fit miroiter la chance,

Mais les bons numéros du jour furent nombreux!

Libérale, Paulette fit quelques heureux,

Se retrouva plus pauvre, et la tête en partance.

 

 

L’usine alors ferma, vendit son domicile.

Un fils, malgré l’éloignement de son travail,

Parvint à l’acquérir avant la fin du bail.

Pour sa longue vieillesse il en fit un asile.

 

(Extrait de Les Insignifiants)

 

L’enfant de l’automne

A la source de tes années j’ai déposé la vie

Pour l’éveil  de ton cœur, j’ai versé mon sang.

A l’aurore de ton regard, j’ai soufflé chaque nuit

Un peu de moi, pour te voir naître mon enfant.

 

Entends cette mélodie le chant de ma passion

Ecoute ma voix qui te murmure mon amour.

Entends cette symphonie, ma si douce chanson

Elle te berce dans mes bras, sur un écrin velours.

 

Laisse ton beau sourire, répandre sa lumière

Dans mon cœur, il éclabousse de couleurs.

Dans tes yeux l’âme des miens, ceux de ta mère

Mon petit ange, mon petit garçon du bonheur.

 

Laisse mes pas te guider jusqu’à cet homme,

Dépose un peu de ta vie au creux de mes années.

Laisse ta main, dans la mienne jusqu’à cet homme

Repose un peu de toi, au sommet de ma fierté.

 

Aux prémices de l’automne, au cœur de ma joie

Septembre mon fils, tant de toi un peu de moi

Tes yeux fermés, les miens au sommet de l’émoi

Mes larmes soleil, pour mon petit prince mon roi.

 

Au cœur de mon sein, tu as déposé un Paradis

A l’aube de ton sourire, j’ai versé chaque nuit

Un peu de moi, pour t’offrir la vie mon enfant.

 

Une maman à son fils.

Le thème du mois de décembre : la chance

A la veille du 1er décembre, j’ai le plaisir d’introduire le nouveau thème proposé par Marie-France Genèvre : la chance.

Thème du mois de décembre : la chance

Aujourd’hui a été publié le dernier poème sur le thème “La lumière”. Trois adhérents ont participé.
Jusqu’au 30 novembre, nous aurons des oeuvres hors thème.
Pour décembre, Marie-France Genèvre nous propose : la chance.
Ceux qui le souhaitent peuvent d’ores et déjà m’envoyer leurs oeuvres sur ce thème.

Lueur

A l’aube, elle s’immisce, entre dans les forêts
Tout doucement sans bruit, elle sort de sa couche,
Fait chanter les oiseaux en déployant des rais,
En déposant au nid des baisers sur leur bouche.

Elle suit son chemin, distrayant les fourrés,
Se confond au fouillis des feuilles sur la souche.
En clairière, inonde et son teint blanc doré
Va fouinant encore aux manoirs qu’elle touche.

Je la sens si fragile à l’antre du château.
En torche ou en bougie en étrange flambeau,
Au moindre courant d’air la voici qui flageole.

Et son ombre vacille, elle pleure aux murets,
S’allonge et puis se tord en perdant la boussole,
Avant que de mourir d’un stupide soufflet.

Un matin sur la toile

Le peintre a posé des couleurs, sur une toile vierge
Sous son pinceau, un arc en ciel s’est coloré.
De pastels éclatants ; qui vers la clarté convergent
Aux prémices orangées, d’un beau matin d’été.

Des flocons de nuages, parsèment ce bel horizon
A peine bleuté, au bout d’une nuit emportée.
Sous les doigts reviennent des reflets saisons
D’une fin de printemps, aux lueurs clairsemées.

L’aube encore discrète, éclabousse le soleil
Qui lentement s’éveille, se répand sur la terre.
Se profilent alors, les ombres de l’astre vermeil
Et l’aurore explose de mille rouges, mille verts.

Des bouquets multicolores se posent sur la toile
Une pluie de couleurs, se couche sous le pinceau.
Des prairies roses et blanches éparpillent leur voile
Alors jaillit la lumière, au cœur de ce beau tableau.

Sous ce bel horizon se colore, une voûte céleste
Un groupe d’oiseaux s’élèvent, vers les cieux.
Des crinières flottent, sur des gallots très lestes
Dans ce paysage ; ce flamboyant matin lumineux.

Au loin un rivage, écume ses blanches vagues
Sur les eaux une barque, miroite son image.
Seules des mouettes, au ras de l’onde planent
Sur le sable éclat d’or, s’ouvrent des coquillages.

Un homme est assis, solitaire sur un vieux banc
L’échine penchée, les mains ridées par le temps.
Sous son béret usé, coulent ses cheveux blancs
An coin de la toile achevée, il a couché son nom.

Ode à la lumière

La lumière se glisse en douceur vers la plinthe
Eclate en clair-obscur, clairvoyante, magique
Brillantes de finesse, en relief et sous-teinte
Les couleurs se déclinent en un prisme lyrique.

Filtrée par les fenêtres, les nuages, les vents
Elle prend possession de multiples effets
Des éclairs en miroir dévoilent en même temps
Sa caresse aux cloisons soudain ébouriffées.

La servante aux grands yeux ingénus prend la pose
Timide face au Maître assis, mélancolique
Qui dépeint et transcrit sur le fond noir et dose
En nuances les traits du visage angélique.

Le jour dans son regard écarquillé scintille
Et pour mieux aviver la lueur qui crépite,
La perle toute blanche à son oreille brille,
Révélant de son teint la pâleur inédite.

Se chamarrent aussitôt d’éclats resplendissants
Les tissus tout de soie transposés sur la toile
Les drapés ondoyants s’allument de diamants.
Ils renvoient en douceur le reflet d’une étoile.

Noire lumière, sombre clarté
Flaques de ténèbres illuminées.

Thème du mois de novembre : la lumière

A la veille du 1er novembre, j’ai le plaisir d’introduire le nouveau thème proposé par Marie-France Genèvre : la lumière.

Thème du mois de novembre : la lumière

Aujourd’hui a été publié le dernier poème sur le thème “Le plaisir”. Trois adhérents ont participé.
Jusqu’au 31 octobre, nous aurons des oeuvres hors thème.
Pour novembre, Marie-France Genèvre nous propose : la lumière.
Ceux qui le souhaitent peuvent d’ores et déjà m’envoyer leurs oeuvres sur ce thème.

Supplique

Laissez mon âme muser
Aux soleils anisés
Laissez-moi rêvasser
Face à l’azur du ciel

Laissez-moi boire ce verre
Au vert lumineux
Et sourire au sourire de la fée
Laissez-moi nue, sous la lumière

Laissez-moi adorer Soleil 1er
À genoux, sur la terre fumante
Laissez-moi à ces plaisirs chics
Des cannabiques délices

Laissez mon corps s’user
Jusqu’aux confins de l’Être
Laissez-le s’amuser
Au calice des fleurs

Laissez mon âme errer
Comme une eau vagabonde
Laissez-moi rêvasser
Silencieuse, immobile

Laissez-moi ces instants, moissonner
Et engranger cette douceur
Laissez-moi frotter mon cœur
Au soleil éclaté.

Chanter

P ousser la chansonnette
L ancer « Satisfaction »
A ttraper la douchette
I mbibé de savon
S’ égosiller sans peur
I miter Mick Jagger
R incer tout son bonheur
S a main là sur le cœur.

Paroles de sucre et paroles de sel

Bonjour Monsieur du Sucre !
Bonjour, Monsieur du Sel !

Ne trouvez-vous pas qu’en ce matin
On vous laisse, un peu sans usage ?
Monsieur du Sucre, il n’en est rien
Vous n’êtes, aussi que de passage.

Monsieur du Sel, que prétendez-vous ?
Vous, qui n’êtes pas toujours à plaire.
Tous les plats, ne sont pas pour vous
Alors de vos propos, je n’ai que faire.

N’entendez-vous pas l’eau qui frémit!
Et qui croyez –vous que l’on va y jeter ?
Certes pas vous, qui êtes de ce plat banni.
Monsieur du Sucre, cessez votre vanité.

Monsieur du Sel gare à votre langue
Et sachez bien que de vos dires
Il n’en subsistera, rien à la longue
Que des mots, que je saurais maudire.

A qui adressiez-vous ces propos ?
Dont la crainte vient de m’emplir
Laissez-moi rire, de ces quelques mots !
Monsieur du Sucre, j’y prends plaisir.

Riez tant qu’il vous faut aujourd’hui !
Car demain, on vous délaissera.
Monsieur du Sel, vous n’êtes qu’ennemi
Dans ce buffet, qui vous négligera.

Avez-vous oublié, dans vos éloges
Que cette maison, ne peut vous convenir
Car Monsieur du Sucre, ici ceux qui logent
Ne peuvent, que peu de fois vous retenir.

Mais faut-il vous rappeler alors
Ce que vous n’avez pas l’air de préciser.
Vous dites, que je suis mauvais apport
Mais le régime sans sel, vous oubliez !

Cessez donc vos réprimandes
Et écoutez, ce que l’on raconte.
Demain, il y aura ici du monde
Et chacun, y trouvera son compte !
Parole de poivre

Thème du mois d’octobre : le plaisir

A la veille du 1er octobre, j’ai le plaisir d’introduire le nouveau thème proposé par Marie-France Genèvre : le plaisir.

Thème d’octobre : le plaisir

Aujourd’hui a été publié le dernier poème sur le thème “Le temps – la météo”. Quatre adhérents ont participé.
Jusqu’au 30 septembre, nous aurons des oeuvres hors thème.
Pour octobre, Marie-France Genèvre nous propose : le plaisir.
Ceux qui le souhaitent peuvent d’ores et déjà m’envoyer leurs oeuvres sur ce thème.

Face à face

Préface anticyclonique, soleil

Pile ou face : non
Pas de hasard à te regarder

L’échappée belle, d’yeux à yeux,
sans fard, se dit : une dentelle,
un amour en ses ajours, en ses creux

La vérité y brille, darde
Un œil cille
L’autre le regarde infrangible

Une volte-face serait mentir d’un nuage
mais un ciel lisse ne l’a pas à effacer…
Efflorescence bleue…

Épilogue anticyclonique

Beau fixe
Face à face, un baiser de framboises
et que l’envie le refasse…

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