Archive pour la Catégorie '* WEBER Elisabeth'

Princesse océan

Quand l’horizon s’effile au ras de l’eau,
Que le soleil s’endort au bout du firmament,
La fille des flots, corps rêve sur son îlot
Souffle dans les grands voiles des galions.

Elle naquit un jour dans l’abysse d’un océan,
Fille du Dieu Neptune et d’une Déesse reine,
Sur une algue cristal dans les grands fonds,
Elle ouvrit les yeux et fut couronnée sirène.

Cheveux d’écume scintillants de lumière,
Beauté des eaux au regard bleu des lagons,
Gracieuse elle plonge silhouette si légère,
Et disparaît dans les loin abîmes sans fond.

Entre vagues et ciel elle nage sans rivage,
Princesse océan fille aux écailles poisson.
Quand l’astre blanc surgit dans la nuit sage,
Sur son îlot elle se pose et envoute les galions.

Un chant sublime piège les grands vaisseaux,
Dans les ténèbres voiles gonflées ils naviguent.
Ouragan de tonnerre dans le sillage des bateaux,
Sur les rochers noirs ils se brisent et sombrent.

Marin au gré des océans prends garde au refrain,
Éloigne-toi du grand large et retourne vers la terre.
Car la sirène sur son ilot à l’écume des embruns,
Pourrait souffler des vents cyclones mortifères.

Elle naquit dans les profondeurs d’un océan,
Sur une algue cristal étincelante dans les fonds.
Fille du Dieu Neptune et d’une déesse reine,
Elle ouvrit les yeux et fut proclamée sirène.

Des voix dans l’esprit

Sa vie fut changée en jours et nuits des ombres
Il perdit son image son âme et tout son être s’écroula.
Dans une étrange demeure, la réalité vint à se rompre
Prisonnier emporté dans le délire, il s’y abandonna.

Qui suis-je se disait-il, en fixant cet autre visage,
Il se découvrait ouvrant et fermant ce nouveau regard.
Dans son esprit s’élaborai,t un indéchiffrable langage
Il écoutait prostré ces voix étranges fallait-il les croire.

Il était enfoui, enlacé, incarcéré dans son délire
Il dessinait des portails, des murailles autour de lui.
Et s’y réfugiait, sans chercher jamais à les détruire
Solitaire sans être seul, dans ce qui n’était plus sa vie.

Il parlait peu, n’écoutant que l’écho de sa pensée
Enfermé dans ce monde irréel, sans aucune relâche.
Abandonné, par sa conscience à une réalité défigurée
Il vivait et allait ainsi, sans que personne ne l’y arrache.

Sa silhouette passait et pressait le pas devant les hommes
Il fuyait ceux qu’ils croisaient, sans pouvoir les regarder.
Ces gens qui comme lui, allaient et venaient sans forme
Derrière des fenêtres et des portes fermées par sécurité.

Qui suis-je, se disait-il en écoutant cet autre qui l’habitait
Il se touchait inlassablement, était-ce lui ou ce quelqu’un.
Dans sa conscience un homme, une femme lui murmurait
Des mots déchiquetés éparpillés, qui n’étaient plus les siens.

Dans une étrange demeure, la réalité perdit la raison
Emporté dans le délire, tout son être s’y engouffra.

(En rapport avec ma profession, infirmière en secteur psychiatrique.
Une approche de la maladie mentale profonde.)

Le rêve du vieil immeuble

Il me vient souvent, à l’idée
Que j’aurais pu être un pavillon
Moi, le vieil immeuble de la cité
J’aurais pu être, une jolie maison.

Et je suis là, sous ce ciel pollué
Coincé entre ces façades froides
Devant, s’étale des usines enfumées
Derrière, une ville sans regard.

Je grouille de bruits et de soucis
Et mes étages, sont fatigués
L’été j’aère, ça les ennuie
L’hiver je chauffe, il faut payer.

Tout autour de moi, c’est le vide
Je ne respire, que la fumée
Ca me fait tousser, et ça me ride
Je n’en peux plus de ce quartier.

Souvent, je parle à mes amis
Que j’aurais pu être un beau pavillon
Ils me répondent, c’est notre vie
On y peut rien, ce sont les gens.

Il me vient, souvent à l’idée
Que j’aurais pu être, un beau chalet
Moi l’immeuble, de la cité
J’aurais voulu vivre, dans la forêt.

Mais ma destinée, n’est pas ailleurs
Que, dans ce quartier pollué
Et j’attends le jour et l’heure
De mourir, pour d’autres cités.

18 ans ; coeur brisé

Un jour d’avril, mon sommeil au zénith.
Dix huit printemps, songes rêves adolescents.
J’ouvre mes yeux, sur des mots qui crépitent
J’entends l’horloge, bouger l’aiguille du temps.

Dans cette chambre soleil, au bout de la nuit.
Je quitte mon lit, l’esprit encore emporté.
Au mur, le portrait d’une enfant au paradis
Dans le miroir mon visage, dix huit années.

J’écoute les bruits, ce matin du mois d’avril.
La bêche fend la terre, qui craque sous les coups.
Le café se mêle aux épices, arômes subtils.
Sous la flamme, le murmure de l’eau qui bout.

Dix huit ans, les sourires frappent à ma porte.
Baisers cadeaux papa, maman vous mes parents.
Sur la joue de mon père, une larme, passion si forte.
Dans ses bras je me blottis, bonheur de cet instant.

Je me souviens de ses mots «Ma fille, un autre Père»
Des paroles qui me brisent au cœur, je l’aime tant.
Je m’effondre sans regard, sans réponse de ma mère.
Dix huit ans, une pluie glacée m’inonde en un instant.

Papa oh mon père, pourquoi cette terrible déchirure !
Dans ma chambre je me réfugie, le jour s’écroule.
Mon père oh papa, comment supporter cette blessure.
Ma vie défile et je crie sur cette vérité qui m’enroule.

Alors les jours, les années passent et meurent.
L’adieu de mon père, dans cette maladie sans parole.
Anéantie terrassée, je m’enlise dans de sombres heures.
Submergée de chagrin, aux portes du vide je m’envole.

Je me relève fébrile, les yeux toujours mouillés.
Dans le miroir mon reflet, je cherche un autre regard.
Silence de ma mère, sur les douleurs de son passé.
Mon père n’est plus, l’autre sans doute trop tard.

Lui il est là proche et loin, les yeux encore ouverts.
Des frères des sœurs, dois-je les ignorer! les oublier!
Quelques phrases écrites, sans réponse de ce père.
Il est pourtant l’homme sans qui, je ne serais pas née.

Un jour de printemps, mon réveil au zénith.
Dix huit ans, je quitte mon rêve adolescent.
J’ouvre mes yeux, sur des voix qui s’agitent
J’écoute l’horloge, avancer les aiguilles du temps.

Crépuscule sur la toile

L’artiste a posé des couleurs, sur une toile vierge
Sous ses pinceaux, un soir d’été il a couché.
Des ombres fuyantes, sous l’astre se dispersent
Aux prémices, d’une nuit aux lueurs éparpillées.

Des braises pourpres, éclaboussent l’horizon
Encore coloré, au bout d’un jour clairsemé.
Sous les doigts, vibrent les reflets changeants
D’un coucher de soleil, aux flammes emportées.

La nuit encore discrète, s’avance à pas légers
Des brumes vaporeuses, se répandent sur la terre
Les bouquets se ferment, sur des cœurs parfumés.
S’enroulent alors dans un voile, les clairières.

Au bout du jour, des gris s’éparpillent sur la toile.
Un ruban violacé, se couche sous le pinceau
Des flots de nuages, dans les cieux s’enlacent.
Jaillit alors un éclair, au cœur de ce beau tableau.

Lentement la terre s’éteint, dans le sommeil
L’oiseau a quitté le ciel, dans le bois, il repose.
Des chevaux galopent, sous la lune qui s’éveille
Le crépuscule rejoint la nuit, bleue ecchymose.

Au loin un rivage écume ses vagues grises
Au ras de l’onde, plane une mouette solitaire.
Dans les derniers reflets, une barque s’enlise
Aux ultimes lueurs, qui s’évaporent de la mer.

Le peintre est assis seul, sur un vieux banc
L’échine penchée, les mains ridées par le temps
Sous son béret usé, coulent ses cheveux blancs
Au coin de la toile achevée, il a couché son nom.

Bussang en terre des Vosges

Au bord du ciel un dôme se dresse, Le Grand Ballon.
Maître des lieux, Père du massif et de ses forêts.
Lorraine et Alsace, s’étalent au pied du vieux mont.
Cols et vallées, se succèdent riches de leur beauté.

Octobre a coloré les collines boisées, les pâturages.
L’œuvre d’un peintre, s’est posée au bord de mes yeux.
Des reflets soleil, ondulent et se balancent tel un rivage.
Aux cimes des centenaires, qui sommeillent si vieux.

Des cours d’eau bouillonnants, coulent sur les pentes.
Et là au pied du Drumont, jaillit à la source la Moselle.
Torrent de montagne, aux cascades pures qui clapotent
Le ruisseau devient rivière, où baigne et se miroite le ciel.

Dans les sous bois, bruisse l’écho des haches, des scies.
Les bûcherons du massif, coupent dans la sueur du métier.
Les sapins qui dépouillés, finiront aux coupes des scieries.
Pour renaître aux murs des chalets, au feu des cheminées.

Sur les pentes au bord des vallées, paissent les moutons.
Blancs éphémères, mêlés aux teintes automnes des monts
Dans la quiétude de la saison, ils parcourent les vallons
Et le tintement de leurs cloches, résonne comme un chant.

Des brumes oscillent et enveloppent ces verts massifs.
Magnificence de la nature, sérénité profonde de l’instant
Se profilent alors les pointes d’épicéas, comme des récifs.
Dans un tumulte vaporeux, brouillard aux reflets d’argent.

Devant moi les forêts, comme les jardins des dieux.
Bouquets de sapins de fougères, des Vosges pays.
Des monts des ballons, au bord du chemin des cieux.
Bussang j’ai bu à ta source, l’eau cristalline de Marie.

Maman, j’avais dix ans

Son sourire son visage; comme un soleil d’été.
Dans ses yeux, la beauté de la lumière.
Ses mots, comme un poème d’éternité.
Ses baisers ceux d’une reine, ceux de ma mère.

Oh! toi si belle, de l’aube à la nuit naissante
Ton regard caresse, posé sur mes cheveux blonds.
Ton amour, comme des braises incandescentes .
La douceur de ta main, le bonheur d »être un enfant.

L’arôme sucrée de la vanille, desserts parfumés.
Dans ma mémoire, l’odeur des galettes des gâteaux.
Tant de rires de joies, de farine éparpillée.
Maman tant de tes délices, comme des cadeaux.

Prés de mon lit des contes des légendes, ta voix.
Un livre ouvert, ton regard princesse sur le mien.
Le sommeil les rêves, qui m’emportent loin de toi.
Juste pour la nuit, jusqu’au baiser du lendemain.

Nos promenades, nos pas, notre beau village.
Le coucher du jour, au profond de tes yeux.
Les quatre saisons, comme de grands voyages.
Ta main dans la mienne sur le chemin des cieux.

Un sentier dans la forêt , des bouquets sauvages.
Des fraises des bois des baies, dans nos paniers.
La chaude saison, des fleurs cueillies bleues rivage.
Le blanc de l’hiver, la nuit de Noël les chants sacrés.

Maman dans le miroir, ton reflet , mon image.
Ton regard, mes yeux du même éclat de pureté.
Mon sourire gravé sur le tien, comme un partage.
Ma vie offerte par la tienne ,et nos cœurs enlacés.

Oh! toi si belle dans mes jours, dans mes nuits.
Ton amour comme un diamant, un joyau éternel.
Pour toi, ma passion plus brûlante que le soleil.

A mon seul amour

Jusqu’à la fin de mon temps
Jusqu’à la fin de ton temps
Je t’aime et t’aimerai, par delà le temps
Je t’aime et t’aimerai, cœur battant
Aujourd’hui, demain, à tous les instants.

Jusqu’à la fin de ton amour
Jusqu’à la fin de mon amour
Je t’aime et t’aimerai au-delà des jours
Je t’aime et t’aimerai, sur un lit de velours
Aujourd’hui, demain pour toujours.

Jusqu’à la fin de ta passion
Jusqu’à la fin de ma passion
Je t’aime et t’aimerai, au-delà de la raison
Je t’aime et t’aimerai toi mon amant
Aujourd’hui, demain sans trahison.

Jusqu’à la fin de mes baisers
Jusqu’à la fin de tes baisers
Je t’aime et t’aimerai, par delà l’éternité
Je t’aime et t’aimerai, sans aucun regret
Aujourd’hui, demain, sans aucun péché.

Jusqu’à la fin de ton cœur
Jusqu’à la fin de mon cœur
Je t’aime et t’aimerai au-delà du bonheur
Je t’aime et t’aimerai au fuseau des heures
Aujourd’hui, demain, sur un lit de fleurs.

Jusqu’à la fin de tes jours
Jusqu’à la fin de mes jours
Je t’aime et t’aimerai, par delà l’amour
Je t’aime et t’aimerai, cœur Pompadour
Aujourd’hui, demain sans un détour

Jusqu’à la fin de ma vie
Jusqu’à la fin de ta vie
Je t’aime et t’aimerai, aux confins de l’infini
Je t’aime et t’aimerai, sans aucun oubli
Aujourd’hui, demain, aux portes du paradis.

Aujourd’hui, demain, dans l’astre des temps
Je t’aime et t’aimerai, par tous les printemps
Je t’aime et t’aimerai, au soleil du firmament
Jusqu’à la fin de ton temps
Jusqu’à la fin de mon temps.

Le petit poney blanc

Il galope, le petit poney blanc
Il galope dans le frais printemps.
Sous un azur encore changeant
Il galope dans le soleil levant.

Comme la bise, à l’aube du matin
Il longe la brume des grands bois.
Et sa crinière, argentée de satins
Flotte scintillante comme une soie.

Dans le soleil rougissant à l’horizon
Il va galopant, aux rosées des clairières.
A travers le brasier, du matin naissant
Ses sabots l’emportent vers la lumière.

Dans les prairies, qui se lèvent au soleil
Il galope dans les herbes frémissantes.
Au bord du jour, aux lueurs arc en ciel
Il gambade dans les collines odorantes.

Le ciel coloré, frôle sa robe blanche
Près du torrent, un moment il s’arrête
Buvant l’écume bleue, sous les branches
D’une flaque qui dans les eaux se jette.

Sa queue panachée, de belles dentelles
Que la bruine de matin, a brodé d’argent.
Vole légère, dans la saison claire si belle
Aux prémices du printemps renaissant.

Vers son logis, ses sabots l’emmènent
A l’orée du bois, il retrouve le sentier
Qui l’emporte au pied des vieux chênes.
Vers l’enclos, au bout d’un vent de liberté.

Il galope, le fougueux poney blanc
Il galope sa crinière flottant au vent.
A l’aube du jour, au bord de la saison
Il galope léger dans le soleil levant.

Transparence d’un rêve

Transparence du temps et de la raison
Histoire d’un rêve, au bout de la nuit
Au miroir d’un songe, aux quatre vents
Une pensée nue, balance sans un bruit.

Irréelle vision d’un monde transformé
Où, vont et viennent des hommes créatures
Étranges silhouettes, au regard déformé.
Qui avancent et reculent, aux portes de l’azur.

Reflets de fins bouquets éparpillés
Sur un tapis, de fleurs aux mille couleurs
Flotte, le voile d’une enfant de pureté
Qui entre ses mains, tient sa fragile candeur.

Illusion d’infinis, songe étrange de l’humain
A ces limites, de l’inconscience liberté
Des mots, des phrases naissent d’incertain
Des mots, des phrases meurent sans lendemain.

Amour, jamais connu, jamais vécu
Une fille de rêve, et de virginité
Dresse son corps et son innocence nue
Un voile blanc flotte sur son sein caché.

Clairières d’aurore, encore en brume
Où quelques ombres, au loin se faufilent
Entre une lueur et une étrange brume
Des formes sans regard se profilent.

Quelle couleur, quelle splendeur
Ce paysage, aux frontières de l’irréel
Fruit d’une nuit, au sommet de sa candeur
Un songe, passe et repasse à tire d’aile.

Transparence du temps et de raison
Souvenir d’un songe au bout de la nuit
Au miroir d’un rêve aux quatre vents
Une pensée étrange, balance sans un bruit.

Pour l’amour d’aimer

Au bleu de tes yeux, j’ai trouvé le repos
Au soleil de tes mots, j’ai penché mon visage
Au creux de tes mains, j’ai déposé cette eau
Qui coule de ma pensée, l’amour y voyage.

Regarde l’horizon, lever son nacre au lointain
Vois la saison vibrer de lueurs sous le vent
Regarde mon cœur s’ouvrir à toi chaque matin
Laisse ta main frémir sur l’oreiller de la passion.

Comme l’océan qui se couche, au nu de la plage
Comme le crépuscule, qui s’endort au fond de la saison
Laisse ton corps venir au feu de mon rivage
Laisse ton cœur mourir à l’aurore de mes vingt ans.

Écoute la mélodie de l’amour le chant de la passion
Écoute ma voix, cette source qui murmure
Écoute cette symphonie qui vibre sous les violons
Entends le murmure d’un soupir qui gémit et qui dure.

Laisse ton corps, bondir à l’extase de ma passion
Laisse ton souffle mourir au foyer du doux plaisir
Parfume moi de caresses et de baisers profonds
Laisse tes lèvres frémir au foyer du grand désir.

Au bleu de tes yeux, j’ai penché mon visage
Au feu de mon corps tu as brûlé le désir
Au bleu de mes yeux, tu as touché mon rivage
Au feu de ton corps, j’ai murmuré le plaisir.

Noël blanc

Décembre mois immaculé, sur un chemin d’étoiles.
Sur le village, l’hiver a jeté sa fourrure d’hermine.
Au bord de la nuit, la saison s’est posée cristalline
Une pluie de neige opaline, se répand dans un voile.

Des maisons montent les fumées, voltigent les flocons.
Au cœur des cheminées; brulent les bûches crépite le bois.
C’est la longue nuit de Noël, la nuit divine de la saison.
Celle qui réunit les familles, dans les cœurs aux émois.

Moments festifs qui chassent, les bruits de l’an passé.
Fleurissent alors les rires, autour des festins de réveillon.
Dans la chaleur des foyers, les visages se parent de gaieté.
C’est la belle nuit de Noël, vibrante d’amour et de chants.

Au pied des sapins illuminés, les souhaits des enfants.
Sur leurs frimousses devenues anges, un rêve une prière.
Au fond de leurs yeux, un très vieux traîneau étincelant
Glisse par monts et par vaux, venu d’une terre millénaire.

Minuit carillonne au clocher, pour le prince des cieux.
Une chapelle scintille, en haut d’une colline blanchie.
Ses vitraux brillent de lumière, comme un brasier en feu.
Dans cette nuit sacrée, des hommes agenouillés prient.

Le sommeil s’est répandu, chacun songe dans la nuit.
Noël est à la porte des chaumières, de pourpre habillé.
Sous les sapins ornés, mille présents cotillons et confettis
Dans le ciel neige, un traineau file sous la voûte étoilée.

Au fond de la nuit, la saison s’est couchée cristalline.
Sur le village, l’hiver a posé son manteau d’hermine.

Grand-père

Ce vieil homme qui va là-bas, un petit enfant devant lui
Le dos courbé sur le chemin, les yeux ouverts au lendemain
Grand-père j’ai pris ta main, nous avons marché près de la nuit
Tu avais raconté le temps passé, à t’éveiller tant de matins.

Ta tendresse, est encore dans mon cœur un souvenir
J’ai ton visage auprès du mien, tes mots comme un murmure
Sur cette tombe du repos, je dépose mes baisers et mon sourire
Pour qu’ils te veillent, dans la paix et le silence de ces murs.

J’ai cette image d’un vieil homme, qui fût l’histoire de ma vie
A toi Grand-père, je dédie ces mots, écrit au cœur de ma pensée
Toi qui fus toujours là, pour mes joies, mes peines à l’infini.
Que mon tendre regard, soit auprès de toi dans cette éternité.

Ce vieil homme, qui va là-bas, sans plus d’enfant devant lui,
Le dos courbé sur le chemin, les yeux fermés au lendemain.
Grand-père je n’ai plus ta main, je suis seule sur le chemin
Mais sûrement qu’au bout de ma vie, je rejoindrai ton paradis.

L’enfant de l’automne

A la source de tes années j’ai déposé la vie

Pour l’éveil  de ton cœur, j’ai versé mon sang.

A l’aurore de ton regard, j’ai soufflé chaque nuit

Un peu de moi, pour te voir naître mon enfant.

 

Entends cette mélodie le chant de ma passion

Ecoute ma voix qui te murmure mon amour.

Entends cette symphonie, ma si douce chanson

Elle te berce dans mes bras, sur un écrin velours.

 

Laisse ton beau sourire, répandre sa lumière

Dans mon cœur, il éclabousse de couleurs.

Dans tes yeux l’âme des miens, ceux de ta mère

Mon petit ange, mon petit garçon du bonheur.

 

Laisse mes pas te guider jusqu’à cet homme,

Dépose un peu de ta vie au creux de mes années.

Laisse ta main, dans la mienne jusqu’à cet homme

Repose un peu de toi, au sommet de ma fierté.

 

Aux prémices de l’automne, au cœur de ma joie

Septembre mon fils, tant de toi un peu de moi

Tes yeux fermés, les miens au sommet de l’émoi

Mes larmes soleil, pour mon petit prince mon roi.

 

Au cœur de mon sein, tu as déposé un Paradis

A l’aube de ton sourire, j’ai versé chaque nuit

Un peu de moi, pour t’offrir la vie mon enfant.

 

Une maman à son fils.

Bouquets de roses

Dans le jardin, du château d’azur
Les roses princesses s’émerveillaient.
Parfums délices sous leur parure,
Il y avait bal au palais du prince été.

Nous devons être les plus glorieuses !
Que nos pétales soient les plus dignes.
Pour que le prince des îles radieuses,
Nous emporte sur les ailes du cygne.

Vers les jardins du château d’azur,
Dans un carrosse brodé de mille éclats.
Dans le crépuscule d’une nuit très pure,
Les roses s’y rendaient en apparat.

Que de danses il y eut cette nuit là,
Que de pétales bondirent dans la joie.
Les roses tournèrent tant cette nuit là,
Qu’elles en perdirent toute leur soie.

Quand le prince vint au petit matin,
Au cœur des ailes maculées du cygne.
Il n’emporta pas les roses en chemin,
Elles n’avaient plus rien du tout de digne.

Ce fut les freesias aux couleurs soyeuses,
Que prit le prince pour ses îles radieuses.
Sur le cygne elles se posèrent gracieuses,
Dans un écrin, aux senteurs délicieuses.

Les roses flétries furent chassées,
Et leurs pétales furent emportés.
Pour avoir trop cru en leur beauté,
Elles périrent toutes au clair de l’été.

Un matin sur la toile

Le peintre a posé des couleurs, sur une toile vierge
Sous son pinceau, un arc en ciel s’est coloré.
De pastels éclatants ; qui vers la clarté convergent
Aux prémices orangées, d’un beau matin d’été.

Des flocons de nuages, parsèment ce bel horizon
A peine bleuté, au bout d’une nuit emportée.
Sous les doigts reviennent des reflets saisons
D’une fin de printemps, aux lueurs clairsemées.

L’aube encore discrète, éclabousse le soleil
Qui lentement s’éveille, se répand sur la terre.
Se profilent alors, les ombres de l’astre vermeil
Et l’aurore explose de mille rouges, mille verts.

Des bouquets multicolores se posent sur la toile
Une pluie de couleurs, se couche sous le pinceau.
Des prairies roses et blanches éparpillent leur voile
Alors jaillit la lumière, au cœur de ce beau tableau.

Sous ce bel horizon se colore, une voûte céleste
Un groupe d’oiseaux s’élèvent, vers les cieux.
Des crinières flottent, sur des gallots très lestes
Dans ce paysage ; ce flamboyant matin lumineux.

Au loin un rivage, écume ses blanches vagues
Sur les eaux une barque, miroite son image.
Seules des mouettes, au ras de l’onde planent
Sur le sable éclat d’or, s’ouvrent des coquillages.

Un homme est assis, solitaire sur un vieux banc
L’échine penchée, les mains ridées par le temps.
Sous son béret usé, coulent ses cheveux blancs
An coin de la toile achevée, il a couché son nom.

Paroles de sucre et paroles de sel

Bonjour Monsieur du Sucre !
Bonjour, Monsieur du Sel !

Ne trouvez-vous pas qu’en ce matin
On vous laisse, un peu sans usage ?
Monsieur du Sucre, il n’en est rien
Vous n’êtes, aussi que de passage.

Monsieur du Sel, que prétendez-vous ?
Vous, qui n’êtes pas toujours à plaire.
Tous les plats, ne sont pas pour vous
Alors de vos propos, je n’ai que faire.

N’entendez-vous pas l’eau qui frémit!
Et qui croyez –vous que l’on va y jeter ?
Certes pas vous, qui êtes de ce plat banni.
Monsieur du Sucre, cessez votre vanité.

Monsieur du Sel gare à votre langue
Et sachez bien que de vos dires
Il n’en subsistera, rien à la longue
Que des mots, que je saurais maudire.

A qui adressiez-vous ces propos ?
Dont la crainte vient de m’emplir
Laissez-moi rire, de ces quelques mots !
Monsieur du Sucre, j’y prends plaisir.

Riez tant qu’il vous faut aujourd’hui !
Car demain, on vous délaissera.
Monsieur du Sel, vous n’êtes qu’ennemi
Dans ce buffet, qui vous négligera.

Avez-vous oublié, dans vos éloges
Que cette maison, ne peut vous convenir
Car Monsieur du Sucre, ici ceux qui logent
Ne peuvent, que peu de fois vous retenir.

Mais faut-il vous rappeler alors
Ce que vous n’avez pas l’air de préciser.
Vous dites, que je suis mauvais apport
Mais le régime sans sel, vous oubliez !

Cessez donc vos réprimandes
Et écoutez, ce que l’on raconte.
Demain, il y aura ici du monde
Et chacun, y trouvera son compte !
Parole de poivre

Le songe d’un enfant, l’Ange bleu

Je me souviens, dans mon enfance, d’un songe étrange qui m’habitait. C’était un rêve fabuleux, qui me poursuivait durant mes nuits. Ce songe que je fis durant tout un hiver, fût pour moi un souvenir inoubliable.
Quand venait la nuit, dans mon pays et que le ciel se paraît de ses compagnes lumineuses, je revois encore ce sillon d’argent qui m’emportait dans ce futur qu’était mon songe.
Je m’évadais jusqu’au matin, sur un nuage flottant, je traversais des océans et des montagnes de cristal et là-bas vers cet autre horizon, j’ouvrais mes yeux d’enfant sur un royaume merveilleux. Je ne me souviens pas, avoir vu quelque chose de plus féerique, que ce monde qui emplissait mon regard de merveilles à jamais gravées dans ma mémoire.
Je revois encore ce palais, qui scintillait dans ce soleil, comme un miroir aux mille glaces.

(Pour lire la suite, cliquer sur ce fichier :
fichier doc Weber Le songe

Marie

C’était une fille de paysans
De ces filles, qui vont au champ
Marie, au regard si innocent
Marie à qui on donna ce prénom.

Je revois, cette image quelque fois
D’une fille, au charme sauvage
Elle traversait, souvent le petit bois
Pour aller vendre à d’autres villages.

C’était une fille, de pauvres gens
De ces filles qui n’ont pas d’argent
Marie, au regard triste horizon
Marie, au dos courbé de saisons.

De l’aube au soir, du soleil à la pluie
Je la revois, ces jours de moisson
Corps penché, au labeur qui ne finit
Elle glanait, les blés de la saison.

Derrière ce foulard, usé de sueur
Du temps passé, au clair du soleil
Jusqu’au crépuscule, privé de lueur
Son eau perlait, jusqu’au sommeil

Je me souviens, quelque fois
De cette fille, qui vécut sans amour
Elle traversait, souvent le petit bois
Pour, aller vendre dans le faubourg.

C’était une fille de pauvres gens
Ces filles, qui n’ont pas d’amants
Marie, au sourire sans printemps
Marie, à qui on donna ce prénom.

Amitié amour d’un été

Sur le sable chaud de ce rivage,
Te souviens-tu de notre amitié.
L’écume blanche de cette plage,
Avait posé un souffle de liberté.

Tu venais de ton pays d’orient,
Toi ma belle amie de cet été.
Sur cette plage de l’occident,
Ce beau souvenir tu m’as laissé.

J’entends encore l’écho d’un rire
Toi qui m’as peut-être oublié.
J’avais gravé dans mon avenir,
Ton prénom que l’océan a effacé

Nos pas aux lueurs de la saison,
Dans ce clair soleil épanouissant
Nous avions couru dans le vent
Au cœur des vagues déferlantes.

Nos jeux nos rires au cœur de l’été,
Mon pays le tien peint sur une toile.
Nos mains enlacées dans l’unité,
Avant que ne t’emporte une voile.

Une larme a coulé de mes yeux,
Sur un baiser au revoir ou adieu.
Un vent léger gonflait tes cheveux,
Sur ton visage ce sourire délicieux.

Océan d’azur qui nous a séparés,
Pour ton pays au cœur d’une île.
Près du phare au bout de ce quai,
Que de paquebots partent et filent.

Sur le sable blanc de ce rivage
Te souviens-tu de notre amitié
L’écume blanche de cette plage,
Avait posé ce bel été de liberté.

L’ultime cri d’un soldat

J’entends le bruit du canon
Qui résonne dans la plaine
Je revois, cette terre en sang
Ou les hommes juraient la haine.

Je crie sentence aux ennemis
Tapis au fond de leur tanière
Comme, les combattants de la patrie
Je hais la guerre, souillée de chair.

Seul, sur cette terre dévastée
Condamné, à ne plus me relever
Je reste là, avec mon corps sacrifié
Sans plus de liberté, sans fraternité.

Ma main est pourpre de sang
Et mon cœur terrassé de chagrin
J’entends au loin, des cris poignants
Des hommes hurlent dans le lointain.

Adieu ma mère qui pleurait tant
Adieu mon père qui se taisait
Je vous revois, ce jour de printemps
Levant la main vers moi qui partait.

Je sens mes veines se glacer
Mes larmes coulent, sur ma peine
Abandonné, solitaire dans ce brasier
Mon cœur s’éteint, frappé de haine.

Entre mes doigts, scintille une croix
Un soupir, une prière dans ma voix
Je n’entends, plus le feu des soldats
Et le silence m’emporte dans la foi.

Une voiture contrariante

Elle fut docile, tant qu’il me plut

Obéissant à volonté à mes manières

Petite voiture de tant de rues

Pourtant un jour, elle me fit taire

 

Quand vint enfin l’heure décisive

De prouver mes talents de conductrice

Elle m’abandonna à tous ses caprices

Et refusa obstinément, d’être soumise.

 

Elle se prit tout d’abord, à reculer

Exagérant, à l’extrême sa descente

Mécontente que je l’aie arrêtée

Elle décida de devenir plus arrogante.

 

Voyant, que ma volonté la surpassait

Elle brouilla le pare brise de poussière

J’actionnais l’essuie glace sans tarder

Ce qui la fit sursauter de colère.

 

Il lui prit alors de m’étourdir

M’obligeant, à filer en sens interdit

L’inspecteur, se mit à me maudire

Je fus recalé, pour mes étourderies.

 

Quand revint l’heure de mes prouesses

J’étais fin prête, pour la manœuvre

Et ce fut avec une certaine délicatesse

Que je pris le contrôle de mon œuvre.

 

Elle fut à l’écoute, comme il me plut

Obéissant à mes bonnes manières.

Petite voiture, connue de tant de rues

Elle exauça docile, toutes mes prières.

Tendres souvenirs

Ton sourire, comme un soleil sur ton visage.

Des pétales rouges, déposés sur tes lèvres.

Ce vert  océan dans tes yeux, paisible rivage.

Maman, ma plus belle histoire sur cette terre.

 

Ta douleur tes larmes, pour mon premier cri.

Moi comme un joyau, dans l’écrin de tes bras.

Le bonheur de l’instant, au bord du paradis.

Le baiser de ma mère, au sommet de l’émoi.

 

Maman, tant d’aurore et de soleils couchants.

Tant de mes sommeils, bercés par tes chansons.

Et de mes réveils, près de ton sourire passion.

Maman, tant d’amour dans ton regard apaisant.

 

Mes joies mes rires, insouciance de l’enfance.

Mes chagrins mes peines, brasier de l’adolescence.

Ton sourire malicieux, posé sur mon innocence

Et tes mots, comme le doux murmure d’un ange.

 

Tes pas dans les miens, pour tracer mon chemin.

Ta main dans la mienne, pour saisir un  avenir.

Un peu de ta vie semée, à l’aube de mon destin.

Tellement de toi, que je n’ai de mots pour l’écrire.

 

Soirées d’été, nos jeux nos rires dans le jardin.

La forêt de la belle saison, le parfum des sentiers.

Pour toi, tant de ces fleurs, que j’ai cueilli en chemin

Pour sur ton cœur, laisser les plus beaux bouquets.

 

Si belle maman, dans tes années couleur d’hiver.

La  douceur de tes rides, sous tes cheveux d’argent.

Sur ma joue, des larmes coulent comme la rivière

Un baiser brûlant, je pose sur ton front doucement.

 

Ton sourire, comme un soleil sur ton visage

Le vert lagon dans tes yeux, paisible rivage

Des pétales rouges parsemées  sur tes lèvres

Maman ma plus fabuleuse histoire sur la terre.

Mensonge et vérité

Bonjour, monsieur du mensonge

Bonjour, dame la vérité

Vous étiez, afférer à vos songes

Oui, je méditais, l’art de tromper.

 

Votre travail n’est pas des plus plaisant

Pousser ainsi, les gens à mentir

Je préfère de loin, ma profession

Nul de mon parti, ne sait mentir.

 

Je n’approuve pas, votre besogne

Vous, la femme de vérité

Vos exploits, ne sont pas sans remords

Alors que moi, j’enfouis la vérité

 

Je sais mépriser, le méchant

Et donner tort, à ses ouvrages

Alors que vous, mensonge sans nom

Vous lui crier, victoire au visage.

 

Vérité, pour qui vous prenez-vous

Vous qui portez, la clé des prisons

Vous ne savez, qu’enfermer le loup

Alors que moi, je le déclare innocent.

 

Mensonge, ridicule effort

Ne vous, surestimez donc pas tant

Par vos exploits, bien des gens sont morts

Vous n’êtes, que l’ombre d’un instant.

 

Tout ce que vous dites, n’est pas compris

Dame vérité, je vous le dis

A me prendre, ainsi pour l’ennemi

Vous aurez, un jour des ennuis.

 

Je ne tiens compte, de vos propos

Je n’ai point peur, de vos affronts

Vous n’êtes, pas digne de mes mots

Alors retournez à votre passion.

 

Adieu, monsieur du mensonge

Adieu, femme la vérité

Je préfère, croire à mes songes

Et méditer l’art de vous tromper.

L’enfant du printemps

A l’aurore de tes jours, je t’ai donné la vie.

Pour l’éveil de ton cœur, j’ai versé mon sang

A l’aube de ce sourire, j’ai posé chaque nuit

Un peu de moi, pour te voir naître mon enfant.

 

Ecoute  ma  mélodie, le chant de ma passion

Entends ma voix, mon amour qui te murmure.

Ecoute sa symphonie, mon tout petit garçon

Elle t’endort au clair de ce mois de mai si pur.

 

Laisse mes bras, te bercer dans ton sommeil

Mon bonheur, est au fond de ton visage.

Mon regard brille sur le tien, comme un soleil

Mon ange, aux doux reflets de mon image.

 

Mon fils  ma raison, mon cadeau du printemps

Si heureuse de t’adorer,  t’envahir de mon amour.

Mes larmes coulent, si puissant  mon sentiment

Pour toi l’enfant, qui comble d’infinis mes jours.

 

Laisse mes, pas te guider jusqu’à cet homme

Dépose un peu de ta vie au fond de mes années.

Laisse ma main, tenir la tienne jusqu’à cet homme.

Dépose un peu de toi au cœur de ma fierté.

 

Au creux de mon sein, tu as déposé un Paradis

A la source de ton sourire, j’ai soufflé chaque nuit

Un peu de ma vie, pour t’offrir la tienne mon enfant.

 

Une maman à son fils.

 L'enfant du printemps dans * WEBER Elisabeth Vie-3-Weber

 


                                           

 

 

 

 

 

 

Noir était mon ciel

J’habitais cette cité, prison de fumée

Là où l’homme a travaillé, sous le poids du fer

A, ses endroits où l’horizon a cessé de passer

Parce que s’essoufflant, il manquait d’air.

 

Je n’ai vécu qu’à l’ombre des cheminées

Des hauts fourneaux, hurlant et crachant l’enfer

Je suis née, près du cri des fumées brûlées

Dans ma pensée hurle encore, l’écho de l’acier.

 

J’habitais cette maison, couleur de feu et de poussière

Où allaient et venaient, des hommes esclaves de l’enfer

Leurs visages, assombris et lourds de noire terre

Voyaient ainsi, souffrir et mourir leurs pères.

 

Ils sont tombés les uns, les autres fatigués où brisés

Jeunes et vieux, ils ont tous fait couler leur sueur

Derrière ce portail, désormais  condamné

Ils ont tous laissé la trace de leur dur labeur.

 

J’ai connu ces hommes, j’ai vu leur souffrance

Pour eux chaque saison, n’était que poussière

Ils vivaient nuit et jour cette seule existence

Crachant dans l’enfer, jusqu’à chaque coulée dernière.

 

J’habitais ces quartiers, prison de fumée

Là où l’homme, a péri sous le poids du fer

A ces endroits, où le soleil a cessé de passer

Parce que s’essoufflant, il manquait d’air.

 

Je me souviens du noir, cachant le ciel

Je me souviens de la couleur de notre terre

Je  me souviens d’un regard fatigué

C’était un homme, c’était mon père.

Pourquoi ce monde

Pourquoi, tant de colère
Pourquoi, tant de châtiments
Homme, pour qui tant de prières
Dans ce monde sans pardon.
La paix, est résignée depuis des temps
Et la peur veille les visages
Crainte, de chaque instant
Pour, une guerre qui s’engage.
Ici l’on tue, là-bas l’on vole
Que deviendra, notre futur
Ici l’on meurt, là-bas l’on vole
Pourquoi, tant de déchirure.
La lourde clé, sonne au poignet
D’un vieil homme, qui se lasse
Pourquoi, tant de portes fermées
Sur des crimes, qui s’entassent.
Pourquoi, tant de misère
Pourquoi, tant de colère
Dans, ces pays sans un hiver
Où, un enfant cherche une mère.
Pourquoi, tant de barrières
Entre l’orient et l’occident
Pourquoi, tant de frontière
Entre, ces hommes de même sang.
Adolescence si perturbée
Par une drogue, sans apport
Pourquoi, t’es-tu enchaînée
A ces pratiques, de la mort.
Enfant, ne jette pas ton pain
Écoute, ton frère là-bas
Entends-tu, son cri de faim
Songe, à ton frère là-bas.
Pourquoi, tant de colère
Pourquoi, tant de châtiment
Pour qui, tant de prière
Dans ce monde, sans pardon.
Pourquoi, ces hommes, ces femmes
Aux portes, des usines fermées
En viendront-t-ils, un jour aux armes
Pourquoi, tant de visages figés.
Adolescent, si perturbé
Par, ton avenir incertain
Que deviendras-tu, dans ces années
Où savoir, ne sert peut être plus à rien.

Grand-mère

Grand-mère, aux cheveux si blancs
Grand-mère, au sourire si chaud
Je me souviens, de ce temps d’avant
Je me souviens, de ce temps si beau.

Toi ma belle et si douce grand-mère
Souvenir, d’une image d’éternité
Toi qui fus, pour moi comme ma mère.
Je t’offre ma pensée et mes baisers.

Je revois encore, ce regard aimant
Que j’embrassais en m’éveillant
Tu me berçais, si tendrement
Moi l’enfant, de cet heureux temps.

Sur tes genoux, je me taisais
Dans tes légendes, je m’évadais
Et ton visage, quand tu me contais
Se transformait, en prince et en fée.

Combien de fois, t’es-tu penchée
Sur mes rêves, quand je dormais
Dans mes nuits, je te retrouvais
Emportée au fond de mes secrets.

A toi, qui ne fut jamais colère
A toi qui pensait tant de prières
Souvent au fond de tes yeux clairs
J’ai vu resplendir la lumière.

Grand-mère, ce fut mon histoire sur cette terre
Un bouquet de fleurs en plein hiver

Amour

Amour qu’es-tu vraiment ?

Que le soleil, sur un rivage

Au coin d’une île sur l’océan

Aurore sur un beau visage.

Amour qu’es-tu vraiment ?

Que ce frisson de la pensée

Qui sillonne les souvenirs

Pour une nuit, pour un baiser

Qui gonfle, la voile d’un empire.

Tu es envie, tu es folie

Ce son d’une douce voix

Tu portes, sur l’aile de l’envie

Ce moi qui ne désire que toi.

Qu’es-tu vraiment ?

Qu’un crépuscule, au coin du ciel

Ou s’endort, l’enfant que tu étais

Pour l’adolescent au goût de miel

Qui vibre d’amour et d’amitié.

Qu’es-tu vraiment ?

Que le soleil, sur un rivage

Au coin d’une île sur l’océan

Larmes fragiles, sur un visage

Qu’un secret, veille pour longtemps.

Amour qu’es-tu vraiment ?

Que ce frisson d’un doux baiser

Qui poursuit le souvenir

Pour une nuit, dans le secret

Tu gonfles, la voile d’un empire.

L’oiseau et la mer

Seul , comme l’immensité
L’oiseau er, file sous la vague
Rocher, qui berce la marée
Sois, son refuge près du large.

Compagnon, du grand ciel
L’oiseau, file sous le vent
Au ras, de l’ondée sereine
Son aile, frôle l’océan.

Un poisson nage sans rivage
Seul, entre le ciel et l’onde
La mouette, frôle son image
Le poisson, fuit dans l’eau profonde.

Pêcheur, fidèle compagnon
Des rivages, et du grand large
Ton bateau, file sur l’océan
Seul entre ciel et vagues.

Un oiseau, plane sous le vent
Aux flots, de l’écume blanche
Son aile, caresse l’océan
Au repos, de la manche.

La nuit tombe, dans le nord
Et la mouette, cherche un abri
Rocher, qui dresse un rebord
Sois le refuge de sa nuit.

Seul, comme l’immensité
L’oiseau, s’éloigne de la vague
Son cri, s’éteint dans le rocher
Et la nuit, noie le rivage.

Au loin, la dernière barque
Suit, le sillage du retour
Le vent souffle sa voile en arc
Vers, les berges du faubourg.

Le silence, profond de la nuit
A déposé, son calme à la mer
L’oiseau, s’est endormi
Et l’écume berce le rocher.

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