Archive pour la Catégorie '* BONTEMPS Alain'

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Un ailleurs

Une mer sans rivage
et un pays à jamais se perd,
voyage sans retour,
seul vrai adieu

Une terre sans arbre
comme une nudité
où est ton paysage?

Un ciel sans couleurs,
sans le bleu du beau temps,
sans le gris des jours de grisailles,
sans son peintre

Un monde sans toit
au paradis perdu…

mais un univers qui ouvre sa porte,
il y a un ailleurs…

Une belle demoiselle… (poème quiz)

Une belle demoiselle flavescente
qui ne compte pas pour des prunes
mais pour un fruit d’or,
toute en rondeur généreuse
avec parfois de petites tâches incarnates ou de rougeur
qui avouent leur pudeur à nos désirs gourmands,
tout une fragrance acidulée des sucres chauds de l’été,
Une progéniture,la félicité de la vie féconde d’août,
la récolte et le trésor du terroir quand l’ouvrage à été
remis sur le métier pour apporter du soin aux arbres.
Un joyau,
une fragrance,
le seul bijou parfumé
qui en chair et en jus accorde ses flaveurs
aux confitures de nos grand-mères,
aux tartes sans être tarte,
aux cuisiniers sous de multiples formes
ou en eau-de-vie pour clôturer un repas
et produire son effet réchauffant.
Un nez jaune,aussi, qui sans être « le clown de l’été »
en a la bille et se fait réjouissement
et avénement de chaque année.
Mais qui suis-je et d’où viens-je? avec une signification
latine qui me dit « belle à voir ».

De quoi s’agit-il et surtout, d’où vient-elle ? (la réponse fournie par Alain donne un endroit très précis).

Un espoir

Projeter en confiance un point de vue à nourrir de
folles attentes , à inventer et poursuivre des bonheurs
plus heureux.

Si ça n’a plus d’importance

Si ça n’a plus d’importance,
que c’est tant pis,fini,
que cela ne compte plus,
qu’une âme et une âme
ne sont que l’esseulement plus
de leur partance qui désarme.

Si ça n’a plus d’importance,
que sans rien reprendre,
ce qui fut si grand,si fort
ne peut palpiter à se méprendre,
tomber d’un géant et subir ce sort.

Si ça n’a plus d’importance,
que la dernière note
du dernier arpège se paie
de l’indifférence qui s’effraie
d’une musique morte.

Si ça n’a plus d’importance,
que c’est tant pis,fini,
que ce qui a été ne peut plus être
et qu’il faut désormais devenir,
y croire plus sûr que peut-être;
que de cassé,quitté aller aille frémir
où peu m’importe,
pourvu que là me porte dans son cœur un amour vivant.

Parce que tout

Parce que tout
ce qui ancré, grisé,
envahi d’une jeunesse folle,
s’étiole à perdre la fleur de l’âge
Parce que tout
ce qui pyroscénie
versicolore, éblouie
s’élève en feu chatoyant
de la vie en couleurs
puis s’éteind dans son ciel
Parce que tout
ce qui grouillement,
tumulte animé
dans la transe exutoire
d’une débauche d’énergie se pétrifie,
s’oppose à toujours et ne dure
Parce que tout
ce qui bourgeon
au printemps de l’enfantement
accouche du fruit
qui nous perpétue
sans nous soustraire à la mort
Parce que tout
ce qui splendeurs,
femmes de toutes les grâces,
emblème et sommet du désir
fanent aux intentions de l’amour
Parce que tout
ce qui source
génie d’abreuver
sourd et surgi de la terre,
cru à jamais inépuisable,
se tarit
Parce que tout
ce qui maux
accrocs tragiques
des cheminements paisibles
est l’irrémédiable du destin
Parce que tout
ce qui est notre sort
en est peut-être jeté,
que la vie passe autant que le temps,
que les couleurs au soleil
vivons! vivons sans attendre!

Pour les gourmands

Il y a les fraises bonbons tagada au goût du fruit,
les fraises au vin,
les fraises à la crème,
et les meilleures et les plus gourmandes
les fraises avant l’heure du dessert cueillies au jardin.

Le rire

Quand la réserve s’oublie pour apprécier le burlesque,
le rigolo et sans retenue
faire son soleil doué d’expressions.
Une fraîcheur heureuse qui vient dérider, adoucir d’une
exclamation saccadée et vibrante le trop sérieux,
chatouiller et déclencher le réflexe qui efface tout des
doutes et des peines pour dessiner la couleur amie et
salutaire.
Un élixir pour fêter la vie, pour nous changer de la soupe
à la grimace quand il vole en éclats,
la pépite facettée qui brille et rehaut du trésor extraverti
communique ,se partage plus heureuse encore ensemble,
le pétale retrouvé aux humeurs rengorgées pour parachever la fleur
spontanée des gorges déployées,
un sourire à qui il ne manque plus la parole et la joie
qui se consume dans les crépitements à brûler son feu de joie,
un enfant au nez rouge irrésistible qui joue l’inénarrable
au clown de chacun.

Le bout du monde

Les antipodes n’atteignent pas le bout du monde,
le bout du monde est aussi loin que la terre est ronde
et voyage sans fin. Il est là où on ne croirait jamais
se retrouver un jour seul avec soi-même ou quelqu’un
d’aimer et qui arrive, dépaysant exotisme, pour montrer
son ailleurs.

Un secret

Avec pour seuls témoins ceux qui le détiennent entrés
dans la confidence en se rompant au silence il
n’apparaît qu’à l’intérêt de la discrétion. Énigme qui
pose sa question à ceux qui le supposent, quel est-il ?

Terre

Terre
toucher terre
avoir les pieds sur terre
terre et parterres, beautés
terre, terre à terre
et rente des coeurs à l’ouvrage
terre, parcelle que je sais mon pays
terre qui en fait tout un monde
sur la piste de l’évolution humaine
terre des hommes
et des hommes tombés par terre
de passage sur cette même terre
et puis, un jour où finit la terre
sous elle,
redevenir poussière…

Que jamais ne s’arrête

Les jeunes années
aux jeunes insouciances
sauvées par leurs rires
qui se prennent au jeu

La montée de sève
au pic printanier
d’un engouement poussé
à reverdir la chair et la fibre

L’éclipse du malheur
apparue aux pleurs
qui nous renvoie au soleil
d’un nouveau feu de joie

Le doux grain de folie
piment des jours trop effacés
qui prend à bras le corps
l’obstacle des lassitudes

Le tendre moment osé
qui s’abandonne enlacé
à dire pour toujours
et faire d’un jour le plus beau

parce qu’à l’amour il ne faut jamais dire jamais.

Fleurir

Emblème et accomplissement de la beauté des fleurs qui entretiennent une embellie dont on se couvre comme d’un soleil multicolore.

Printanier

Comme un culte de la renaissance,
comme une clémence succédant aux frimas hivernaux
tout en radoucissement,
aux frondaisons d’un vert chatoyant recouvrées
et enchantées du chant siffleur des oiseaux,
comme une flamme déclarée agîtée d’une jeunesse
au jeu de tout embellir en richesses bourgeonnantes
ou écloses pour exposer son gisement en regain,
comme une tenue légère incitation à des jours meilleurs,
à revenir au bois où nous irons encore,
comme un renouveau assouvi en douceur de vivre.

Les parfums

Intarissables effluves,
évocations imprégnées,
fleurs, bouquets, jardins,
épices, gourmandises,
fruits, arbres, fôrets, essences rares,
gouttes, eaux, richesses distillées,
flacons, verres, cristals,
lumières irisées, oxygénées, reflets,
transparences, opalescences, couleurs,
mélanges, touches, extraits,
senteurs, santals, fragrances,
exhalaisons, quintessences,
présences, sillages, vertus,
respirations avec la peau,

les parfums sont tout cela
et quand il n’y en a qu’un seul
pour tout homme il est une femme.

Paisible

Un silence apaise jusqu’à l’âme d’une agitation qui ne pèse plus, un répit abandonné à la tranquillité s’attache à la réalité continûment d’un repos…

Ne pas déranger sa paix.

Hors du temps

Hors du temps
comme resurgi d’hier,
un décalage inconnu du vécu
venu de la vie de tous les jours d’antan
où les rouages du temps
se meuvent des éléments eau et vent
ou de la force des vivants.
Comme resurgi d’hier, les jours d’antan
qui se découvrent
aux yeux de la découverte
à l’instant ébouriffant
d’habiller le monde proche
des couleurs qu’on lui voit,
qui s’apprivoisent
de visages identifiant l’autre
puis à l’esquisse d’un sourire
simplement parlant d’un cœur sincère
ouvrent les bras et accueillent,
qui nous disent que la parole est d’or et se donne,
que ce qui est authentique est vrai, se touche du doigt
et le reste n’est qu’apparences,
qui nous confessent
en chevauchées ou au pas
que le meilleur ami de l’homme est le cheval,
l’outil rien sans la main
et qu’elle se tend,
que la terre renferme un trésor
si l’on s’en donne la peine
et que cette peine ne s’épanche d’aucune larme,
qu’elle récompense en bonheur,
que savoir c’est faire
et le savoir-faire un héritage à transmettre
qui fait riche celui qui donne et celui qui reçoit,
que la vie va si on la fait aller,
qu’il faut l’aimer pour ce qu’elle est
et aimer les autres pour ce qu’ils sont,
que hors du temps, les jours d’antan
nous apprennent ce que l’on a peut-être perdu.

Un amour

Le début d’un amour

Voile de trouble
Trouble-tête
Double-croche
Accroche-coeurs

Un amour

De nécessité des couleurs
Intégrales
Où le relief est dans l’arc-en-ciel
Le trait de formes et de sens
De pleins, de déliés
De partout oxygéné
D’une inspiratrice du grand air
D’atmosphères
De rideaux intimes
D’attentions géantes
De saint Valentin entre les fleurs et les coeurs

Et que plus rien n’existe
Jusqu’au dérisoire qui se meurt
De vols de nuit décollés pour le rêve
De volupté
Et qui se déploie et s’évase
La réalité d’un bonheur

Une promesse

Jamais l’oubli extravagant
Le desséchement de tout

Un arbre

Une arborescence perchée sur un tronc, sculpture vivante du peuple des forêts, une touche verte respiration des villes, un hôte des oiseaux et leurs chants, un musicien en bruissements sans qui le vent soufflerait le silence.

Soeurs ennemies

 

La vie a ses miroirs,
ses secrets épars
et par ses secrets,
les chemins et semoirs.

La mort a ses mouroirs,
regrets et départs,
des parts de regret
au jour du dernier soir.

Les anges

Les anges ne lèvent jamais les yeux au ciel,
ils posent un regard bienveillant sur les vivants
et sages voudraient nous voir assagis,
sages comme des images.
Ils ont la candeur attendrie pour attendrir,
rendre la vie plus amour.
Quand ils nous laissent c’est aux anges,
quand ils nous gardent c’est pour le plus sûr destin.
Les anges ne lèvent jamais les yeux au ciel,
ils ont trop à demander au bon Dieu,
droit dans les yeux.

Un sourire

La grâce d’une politesse sans paroles au visage qui
s’ouvre quand l’expression fleurit ou la joie enjouée
à brûler son feu de joie avec l’ambition de séduire
sa bouche élargie à l’explicite.

Alain Bontemps

bontempspidentit.jpg
Meurthe-et-Mosellan, je suis né à Jarny en 1963.
Invalide, je m’adonne à ma passion. 
À ce jour, six recueils ont vu le jour depuis 1997, le dernier en date « Poèmenons-nous », me tient à coeur car il est le fruit de l’envie de parler à la poésie de chacun en jouant du goût pour les harmonies de sens et de musicalité des mots.
Je 
participe a des concours depuis 2008 et ai obtenu:
-un diplôme a Châlons-en-Champagne(Grand prix)
-un prix source poétique(prix de Graffigny)
-une mention honorable au Grand prix des poètes lorrains
- Rose d’or de Rencontres artistiques et littéraires 2010 pour l’ensemble de mon oeuvre.
- Médaille d’argent internationale à l’Académie européenne des arts2009
- 1er membre d’honneur du bleuet international

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