W. A. Mozart

Dans les bourdonnements du jardin orchestral, les pas cristallins de l’archange solitaire, semant l’heure pianistique d’une si claire confidence ; allée des désirs gracieux, entre les topiaires ciselés de la mouvance des archets, les fontaines en pluie de lumière, dans la ronde de flamboyantes couleurs…

Et dans la rosée, la phrase du bout des lèvres humectée, offerte à l’instant élu qui s’étonne pourtant de sa propre conception ; majeure épanouie dans le bouquet des profondes simplicités, qui emporte le cœur dans les commotions de la beauté.

 

Intime pudeur en quatuor où se mire la nostalgie d’un astre inaccessible. Le fuseau des cordes pour esquisser les traits d’ombre qui souligneront dans la profusion de lumière, les flots de la ligne pure. Ici se transcendent toutes les misères dans une ingéniosité si limpide qu’elle nous restitue la dentelle des émois.

 

Haute couture de soie, de broderies, de volutes, et le sourire congénital à cette légèreté précieuse découpée dans le vif du ciel, là ou le séraphin garde la porte du paradis. Labiales des sens en consonances de douceur et d’allégresse : infinie variation de la même essence, du même parfum charmeur, dans l’alchimie de la mesure et des sons.

Derrière la transparence des voiles vibrent les charmes exquis, fardés de pudeur.

Enfant de l’art identifiable entre tous les sortilèges bienheureux. La tristesse même n’est qu’une vaporeuse évocation dans cet éternel printemps !

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