Sache mon ange,

notre purgatoire est peuplé d’âmes très chères qui hantent notre vie, des matins si pâles au bas des pages journalières, où la somme illusoire du faire ne composera pas la dense histoire de l’être à son destin.

Nous disions le monde tel qu’il fut, hélas, aux incessants instants de sa mort tant banale, en croyant écrire ce qu’il aurait dû être du sang frais de nos espoirs inavoués.

Nos paroles étaient une chanson des rues, dans la partition du tendre, quand, au quotidien exsangue, roulaient les tambours de la médiocrité.

Je rêve toujours de ce mot rare et juste, suspendu aux colonnes du savoir comme le fruit d’or au jardin des délices…

A coup sûr tu l’aurais nommé, épelé dans sa chair originelle et savoureuse, exempt de velours et de cuir.

Sur le marbre des œuvres éphémères, il me reste ce sourire à l’accent séraphique, porté par une irréductible compassion, et qui ne voulait pas croire à l’enfer des hommes.

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