Attente

Le jour se conçoit sur les paupières brûlées des vaines attentes.

Proférer l’instant sacramentel et profaner l’accomplissement du verbe ; où est l’habit de féérie qu’avait revêtu le mage génial pour déclamer le nouvel ordre des mots dans la rubrique des drames ordinaires ? La pointe de l’aube entre les persiennes du devoir palpite à peine d’un espoir, s’insinue encore après l’horreur des nuits pendues aux stations du chemin des heures maudites. La pensée fileuse se fourvoie aux détours de la période chaotique, mais vibre toujours dans la trame du poème en marche.

Plus sûrement que la suite des nombres, l’astre accouche son océan d’ocre rouge ; et dans la plus haute rythmique du silence exultent les splendeurs de tous les devenirs. Je te déclare né du sceau de mon orgueil !

*

L’été craquant de félicité dans l’orage d’une caresse ; pourquoi tes baisers à fleur d’extase ont-ils péri dans les arpèges du souvenir au bout du chemin de dévastation, un matin du huitième jour de la semaine ? Que d’heures tapantes au clocher de déraison nocturne et taciturne à quêter l’éclosion d’un oracle, métaphore du sourire de la prêtresse au verbe nouveau-né, chantant la méthode d’amour dans le texte initial des tables de la joie.

L’élan d’un pur désir dans les tambours feutrés de l’attente éclate en pluie de soleil sur un lopin de bel Eden, quand, au retour du quart ou de l’heure, à la virgule fortuite d’un regard cinglant l’outre-mer ou au point d’orgue de la périphrase vêtue de cristal et de lumière, s’ingénie le lustre d’un genou gansé d’une parenthèse de séduction.

 

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