Le prix de la fleur

Il venait d’un pays qui n’existe qu’en rêve,

Un pays où la rose était comme une sœur,

Dont la seule présence avait ravi son cœur,

Pour elle, il accepta que sa fugue fut brève.

 

Dans son pays lointain, minuscule planète,

Le coucher du soleil venait, à satiété,

Illuminer sa vie et, parfois, l’habiller

D’un peu de poésie à l’heure où tout s’arrête.

 

* * *

 

Il est en mon jardin, mon pays, ma province,

Des centaines de fleurs au charme délicat,

Mais il est une rose, à la robe incarnat,

Unique et d’un grand prix, le sais-tu, « Petit Prince » ?

 

La fraîcheur du matin dépose en sa corolle

Une perle d’eau vive au reflet chamarré.

Et, dans la paix du soir, exaltant sa beauté,

Les couleurs du couchant lui sont une auréole.

 

Ainsi, nous dit l’enfant, chaque instant de la vie,

Nous offre une présence, un ami à aimer,

Un coucher de soleil pour nous émerveiller

Et pour nous rappeler que tout est poésie !

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