Le temps de l’eau

La nature s’éveille et le soleil flamboie.

Des sanglots de la nuit ne reste en souvenir,

Sur un bouton de rose, alors qu’il va s’ouvrir,

Qu’une perle d’eau claire, une larme de joie.

 

 

Pour libérer la source, instant de poésie

Et de féminité, la Montagne s’ouvrait.

Et, de son flanc fécond, généreuse, elle offrait

L’eau vivante et chantante, elle enfantait la vie !

 

 

La Mer a reflué jusqu’en l’étale basse,

Mais elle reviendra, de rouleaux en rouleaux,

Tester sur les récifs la force de ses eaux,

Inexorablement, usant le temps qui passe !

 

 

En me remémorant la merveilleuse histoire

De l’enfant du désert, « Petit Prince » venu

D’un lointain univers, je me suis souvenu

De quelques mots gravés au cœur de ma mémoire.

 

 

Il disait qu’il voulait, vers l’eau qui rassasie,

Marcher à pas comptés ; aimable postulat

Qui tend à préférer au succès immédiat

Le chemin qui conduit aux sources de la vie.

3 Réponses à “Le temps de l’eau”


  • Magnifique, bravo Pierre….
    Tant de jolis textes fleurissent en ce moment sur le blog que l’on y retourne avec plaisir….
    J’aime bien ces rimes embrassées et l’alternance féminine-masculine organisée par quatrain :
    FMMF FMMF FMMF FMMF FMMF
    Certains « classiques » disent qu’il est mieux organiser l’alternance indépendamment des quatrains, soit :
    FMMF MFFM FMMF MFFM FMMF
    Question d’école répondrai-je….
    Personnellement, en tant qu’auteur-compositeur, je dis que l’organisation par quatrain est plus musicale et, de ce fait, bien plus propice à l’écriture de la musique que le contraire où le rythme s’inverse d’un quatrain à l’autre…. A ce niveau là, l’écriture musicale devient problématique car musicalement un vers terminant par une rime féminine compte une note supplémentaire par rapport à un vers terminant par une rime masculine…. Et ce qui compte, en chanson, c’est, en général, de conserver le même rythme du début à la fin….

    Dernière publication sur Chansons & Reportages du Coyote : DAMIEN HIRST AU PALAZZO GRASSI À VENISE

  • Merci Claudio !
    Comme tous les textes proposés cette année pour l’Alérion, je suis, là encore, en référence au Petit Prince, une véritable mine …

    - Moi, se dit le petit prince, si j’avais 53 minutes à dépenser, le marcherais tout doucement vers une fontaine …

  • Oh oui Pierre ! une véritable mine, ce petit livre pour enfants qu’on ne comprend qu’à l’âge adulte…

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