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Archive mensuelle de octobre 2013

Libellule

Sur l’aile d’une libellule
Un rai de lune s’est posé,
Tel un brin de ciel irisé
Dansant avec le crépuscule.

Ce soir la brise funambule
Prend les senteurs d’un alizé.
Sur l’aile d’une libellule
Un rai de lune s’est posé.

J’aimerais être minuscule,
Un vieux lutin apprivoisé
Qui, d’une plume en bois rosé,
Ecrirait tout un opuscule
Sur l’aile d’une libellule.

Remise des Prix GPPL et Alérion (suite)

Remise des Prix GPPL et Alérion (suite) dans Remises de prix alerions-bis

Pour voir toutes les photos, cliquer sur l’album ci-dessous :

GPPL et Alérions 2013 (suite)
Album : GPPL et Alérions 2013 (suite)

26 images
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Art et Poésie n° 224

Art et Poésie n° 224 dans Fil d'Ariane numerisation0001Magnifique couverture de notre revue, signée Jacqueline  GAZONNOIS !

Elle a caressé du pinceau « le chat fantôme » qui, comme tout chat,  aime la couverture.

 

Dans son éditorial, notre président national Abraham Vincent VIGILANT, directeur de la revue,  met en exergue l’importance des mots qui éclairent la pensée, nous caractérisent et nous singularisent. Nos propos, notre vocabulaire sont en quelque sorte le miroir de notre personne.

 

Des poèmes inédits nous emmènent au Bénélux, en Bourgogne et en Bretagne.

Coup de cœur à Jean-Claude POMMERY, Grand Prix d’Art Contemporain au Congrès 2012 à Paris, qui a « l’Art et la Matière » de nous enflammer dans son œuvre « Brûlures ».

Alain ETIEVANT adore et dore « La vigne ensoleillée  » au mitan de l’automne flamboyant.

ANK grave ses idées noires marchant « Sur le chemin » d’un énigmatique espoir.

David SOUDAIN, sur acrylique, trace l’ « Horizon » d’un trait de génie.

Et l’illustration photographique de Nadine CELESTIN est le reflet de son âme : tout en nuances et en mystère.

Court intermède poétique quand « Les moulins travestis » de Mary  G. TARDREW moulent le vent d’avril « Au souffle du khamsin »

Retour dans la cimaise avec « Le chat » de Raymonde RAMS et le « Fraternitatem » de Laurent PFLUGHAUPT.

Et pour clore l’exposition, Marie-Aimée MOURGUES nous transporte, en compagnie de ses elfes dans le « Mystère du réel ».

Rarement  Art et Poésie aura été si richement illustré.

Dans le boudoir des poètes régionaux et francophones, on retrouve une célébrité de la chanson : Salvatore ADAMO. « Et t’oublier » nous ne pourrons jamais.

Beaucoup de poèmes primés méritent le détour même si, une fois n’est pas coutume, aucun poète lorrain n’a prêté sa plume pour écrire des mots.

 

Au chapitre des « Chroniques » Gilbert ANDRIEU, dans son article « Le poète et le musicien » aborde les questionnements existentiels  qu’il illustre  au travers de la mythologie grecque.

Gérard  LAGLENNE vient parfaire nos connaissances en matière de prosodie. Il nous entraine dans un pas de deux, pour nous faire danser sur un rondel régulier, au rythme d’octosyllabes endiablés qu’aurait aimés Charles d’Orléans.

Suit  un sonnet estrambot d’Albert SAMAIN : sonnet irrégulier « à l’espagnole » comprenant 3 tercets au lieu des 2 conventionnels ; Trois pour le prix de deux ! Ollé !

Dans les « Distinctions » nous apprenons avec plaisir l’élection de Jean-Claude GEORGE à l’Académie Lorraine des Sciences.

Sous la plume de Véronique FLABAT-PIOT, nous apprenons le décès de Raymond TROUSSON, Professeur Emérite de Littérature Française à BRUXELLES, auteur de nombreux ouvrages et poète auquel la SPAF avait décerné en 2006, à Lyon, le Grand Prix International de Poésie.

Michel LEON a lu pour vous « Les ailes » de Barbara GIRARDOT qui par sa poésie nous insuffle  « Le souffle » de son âme.

Notre ami Armand BEMER délaisse un instant la poésie pour conter une région qu’il aime et qu’il connait.

« A l’encre de la Moselle » il écrit une page d’Histoire locale, exaltant la vie des humbles gens, dans leur terroir assis sur trois frontières.

La préface de Jean-Marie PELT résume bien le quotidien des ces hommes et femmes, de nationalités distinctes,  parlant pourtant une seule et même langue : « le platt ».

 

 

Georges

Solution trouvée par Marie-France Genèvre

Solution trouvée par Marie-France Genèvre dans Divers mots-croises-s1

Compte-rendu de la journée du 6 octobre

En ce dimanche 6 octobre 2013, a eu lieu la cérémonie de remise des prix, dans la salle du château du Grand Sauvoy à Maxéville.

 

La séance débute vers 10H30 sous la houlette d’Armand BEMER, délégué régional, entouré des autres membres du jury Jean-Claude GEORGE, président honoraire de la SPAF, Joëlle DI SANGRO et Gérard DALSTEIN.

Mr Pierre BAUMANN, Conseiller Général, rejoindra les jurés un peu plus tard, honorant de sa présence l’assemblée comptant environ 70 personnes.

 

Après un rapide tour d’horizon de la vie courante, Pierre Vincent nous informe que sa démarche auprès des scolaires, pour les sensibiliser à la poésie, ne sera pas reconduite cette année. Jean-Jacques CHIRON relate quant à lui, le déroulement du Congrès international de la SPAF à Chasseneuil du Poitou du 20 au 22 septembre.

 

Armand BEMER  nous invite alors à observer une minute de silence, dans le recueillement, à la mémoire de notre confrère André MARTIN, grand prix des poètes 2010, qui a gagné l’empyrée début septembre.

 

Place est donnée à la remise des prix.

 

Le Grand Prix des Poètes Lorrains 2013 est décerné à Mr Jacques MULLER d’Angevillers en Moselle pour son recueil : Industrieuses Amours.

Gérard DALSTEIN, en connaisseur, lui adresse un long éloge, retraçant le parcours éminent d’un journaliste… très inspiré né dans le creuset de la sidérurgie.

Suivent à la tribune les autres participants pour recevoir leurs prix ou distinctions.

Enfin est révélé l’Alérion d’Or 2013 qui, pour la première fois est attribué à…deux récipiendaires : Pierre VINCENT, un récidiviste et Nicole METIVIER, grand prix des poètes lorrains  2008, nouvellement intronisée.

 

Un petit apéritif, concocté par d’expertes poétesses pâtissières, finit de délier les langues  dans un concert de verres et de vers.

 

Vers 13H00, après avoir nourri l’esprit, nous sommes une cinquantaine à rejoindre la « salle des plats perdus » pour y partager un repas chaleureux et faire plus ample connaissance avec nos voisins de table.

 

Après le café, nous retournons dans la salle du château où les plumes les plus chevronnées mettent à disposition leurs ouvrages dédicacés.

Armand BEMER demande alors aux lauréats,  puis à d’autres téméraires  de déclamer leurs plus belles pages.

Vers 17H00 on referme les florilèges.

 

A l’an prochain !

 

 

Georges

Mots croisés

Chers Amies et amies poètes,

A l’issue de la remise des prix, dans l’espace traditionnellement réservé à la lecture des textes des auteurs qui souhaitent les communiquer par leur voix, nous avons accueilli cette année une forme très particulière d’expression, en forme de jeu, puisqu’il s’agit d’une animation autour de grilles de mots croisés.

Les définitions, domaine habituellement un peu rigide dans la structure, ont pris cette fois la forme de sonnets sous la plume de Denis TROADEC, de TERVILLE (Moselle), lauréat d’un diplôme d’honneur.

Alors nous vous proposons de poursuivre ce petit jeu sur le blog.

Voici une grille vierge, avec ses définitions dans cette forme générale de sonnet. Proposez vos solutions ! Le règlement est simple. A votre culture et sagacité. La première personne ayant réussi à remplir correctement la grille se verra remettre une œuvre picturale originale lors de la prochaine remise des prix. Une seconde grille vous sera proposée dans une quinzaine, avec les solutions de la première.

Ah, un détail qui a son importance ! Quelques grilles de solutions ont circulé lors de la remise des prix. Aurais-je besoin d’en dire davantage ?  Chacun saura quoi faire en sa conscience !

Les résultats de la première grille seront donnés sur le blog dans une quinzaine

Mots croisés dans Divers s1

Eloge du Grand Prix 2013 Jacques Muller par Gérard Dalstein

Eloge du Grand Prix 2013 Jacques Muller par Gérard Dalstein dans Divers p11002622

« De t’aimer, je n’ai plus le cœur
cité de ma jeunesse grise
de mille oiseaux chanteurs éprise
au soleil fondant des fondeurs. »

Jacques, tu es né devant la batterie des hauts-fourneaux d’Hagondange, tu as vécu ta jeunesse au rythme de leurs feux, des gueulards animant les rues des cités. Et tu offres là dans un quatrain d’octosyllabes une vision d’une poignante justesse. Au soleil fondant des fondeurs… Magie des mots qui plongent dans l’instant inoubliable de la coulée.

Mais à saisir la suite du texte, de tes autres textes, on change tout à coup de registre. Pauvre monsieur Jourdain. Il était si heureux de sa belle découverte. Ainsi ce qui n’est point vers est prose et ce qui n’est point prose est vers ! Merveilleux ! Mais à te lire, est-ce si simple, est ce si sûr ?  Si ce n’est point vers, si ce n’est point prose, qu’est-ce donc. Mais oui ! L’œuf de Colomb ! C’est du Jacques Müller !

Mais en entrant dans ton monde, les considérations sur la forme deviennent dérisoires.

Les voici, « les cités incrustées dans la carapace de crustacés monstrueux…saoules du râle de leurs gueulards embouchés jusqu’à la lie…des cités ruisselantes de sueurs acides aux portes des exploits, des cités ayant poussé au pied des pyramides de laitier, hautes et lisses comme les tombeaux des pharaons dans la vallée des rois ; des cités aux draps de cendre flottant sur les pavés, les cours et les jardins ; la cendre jusqu’au lit des chambres nuptiales, là où les nichées ancestrales et multilingues dormirent à la même paillasse des rêves de terre promise. »

Lorsqu’on connaît cette Lorraine là, ses tribus du fer, on peut te voir passer les murailles au gré de ton chant pour nous interpeller depuis l’autre côté du miroir. Tu as traversé le Styx et tu en es revenu avec ta cantilène, un mot bien taillé pour qualifier ton expression poétique. N’aurais-tu pas, dans une autre vie, après le Parnasse, fréquenté le bateau lavoir, avec Picasso  et Apollinaire ?

Picasso formé au dessin le plus classique pour lequel il avait un don et qui va progresser pour passer lui aussi de l’autre côté du miroir avec son génie propre, au-delà des règles et des sécurités bien apprises ! Et toi, nourri de culture classique, car tu as notamment suivi Khâgne au lycée Poincaré à Nancy, toi qui a écrit des quantités de vers dans  cette tradition, tu abandonnes le confort des consonances de la rime, de la mesure bien réglée, arithmétique des syllabes, des recettes normatives de la prosodie pour explorer le monde intérieur des émotions inaccessibles à qui ne voyage pas les yeux grand ouverts avec une belle curiosité du coeur.

« visages aimés, visages de toujours, au front de la paroi rocheuse où vient mourir la déferlante des jours, enfants dela Curiedes innombrables qui ont fui les éclats du bonheur ; visages du don de soi baignés par le travail d’une mer de métal, d’une mer nourricière à ses marées de hautes et basses règles, et tout à la grammaire du faire dans le communautaire de l’esprit, je vous invoque de toute puissance des émois ! »

Oui, tu invoques, ainsi que les Anciens invoquaient les dieux, et au fil des partitions de ton lyrisme, on sent se redresser, comme dans la caverne de Platon, l’ombre de ces anciens pour retrouver des accents homériques, de l’épopée de l’Odyssée, de l’Iliade, de l’Enéïde. La « Mare Nostrum » s’est faite mer de métal.

Tu n’as pas oublié tes racines, passant des humanités à l’humanisme. Moderne, tu l’es dans la forme, classique tu le demeures dans l’esprit. Sur ton Agora, la guerre des Anciens et des modernes n’aura pas lieu, et alors que les combats des derniers représentants de la longue lignée des ferrons semblent vains, tu continues à déchirer l’omerta qui s’installe peu à peu sur la terrible trahison de la frénésie du profit qui va broyer l’avenir de milliers de familles, tuer l’image du père jadis héros et réduit à la prostration des vaincus.

Installé dès tes premières années professionnelles dans l’encadrement journalistique au grand-duché du Luxembourg, dans le luxe d’une population s’alimentant à la corne d’abondance des trente glorieuses, tu deviens chef de l’agence du Républicain Lorrain de Longwy, découvrant le drame de la misère matérielle et personnelle de la horde des travailleur laissés sur le carreau du plus grand démantèlement industriel de tous les temps, et l’ambiance fataliste qui étouffe ton propre métier. Tu aurais pu, comme beaucoup, attendre que l’exil longovicien se passe pour aller vers des cieux plus rieurs. Non, tu t’es attaché à ce peuple, refusant de t’associer à ce déclin tous azimuts, et au cœur de l’agence où tout semblait perdu, tu as, selon ta propre expression « ouvert en grand les fenêtres ». Je le sais par ton propos lorsque je t’ai rencontré pour préparer cette journée, mais je le sais aussi par un ami qui travaillait alors sous ta responsabilité, et auquel tu passeras ensuite le témoin.

Poète engagé, loin des salons et estaminets, ta discrétion ne suffit pas à masquer une certaine grandeur d’âme, une grandeur d’âme certaine. Et si tu as mis tout ton cœur dans ton métier de journaliste pour apporter de l’espoir à ceux de ta « tribu » dans les heures les plus sombres, tu n’as pas attendu le déclin pour pénétrer au cœur des antres du travail en prenant durant les vacances de tes années d’étude divers travaux postés, notamment un poste de pontonnier manipulant les lingots incandescents de plusieurs tonnes au bout d’énormes pinces se balançant au dessus de la fournaise des fours Pitt.

Tu nous laisses, avec ce cri qui n’est pas formulé comme une question, et qui pourtant me pousse à apporter une réponse :

« Des trompes funestes fissuraient depuis un temps déjà, les hautes murailles du temple du faire, et il m’appartiendrait – ô chantre des tribus honnies, abandonnées au sort des parias- de pratiquer les Langues de feu, figées dans leurs Coulées de larmes »

Oui, Jacques, cela t’appartient ! Et tu le fais si bien passant au-delà des mots dans l’esprit des choses.

D’ailleurs, avec la richesse, la précision de tes images, certaines de tes expression vont déjà passer dans l’un des plus impressionnants dictionnaires de langue, dont la dernière édition est en cours, dictionnaire né sur la terre Lorraine, dans la terre lorraine, une somme faisant référence en la matière en 6 volumes avec 80 000 entrées, le Glossaire du haut-fourneau.

En guise de conclusion, et puisque l’ouvrage dont ont été tirés les textes présentés au concours est maintenant édité sous le titre « Industrieuses amours », je ne peux m’empêcher de partager à l’assemblée  un extrait de tes propos gravés in fine de la quatrième de couverture, et qui résonnent comme un viatique pour l’avenir aux présents et futurs esclaves du virtuel :

« Mais il faudra dire aussi à tous les analphabètes de la communion des sens, l’incommensurable bonheur à pratiquer cette langue universelle -c’est-à-dire le braille ouvrier qui ne se lit qu’avec les doigts de l’expertise révélée- et transmise dans la perfection du geste. »

Bravo, Jacques pour ces multiples facettes de la poésie au grand air des fenêtres ouvertes sur un pays, une terre, et le cœur des hommes, et si sur ton chemin tu trouves de l’étonnement, peut-être même de l’incompréhension sur ton art d’écrire, je te citerai cette très belle invitation d’un poète que tu ne renies probablement pas, je veux parler de René Char. Il te dit :

« Impose ta chance,
Serre ton bonheur
Et va vers ton risque.
A te voir, ils s’habitueront. »

Villers les Nancy le 30 septembre 2013

 

Moselle au coeur

Moselle au coeur dans Coupures de presse article-armand-bemer-20.10.13

article-armand-bemer-20.10.13-page-2 dans Coupures de presse

Nuit d’opale

Coulez de fleur en feuille, ô douce ribambelle

Des pétales de lune éclos sur les jardins !

D’une touche laiteuse éclairez les andains,

Allumez le sentier sous les pas de Cybèle,

 

J’écoute ainsi renaître en mon âme rebelle

Un chant qui s’alanguit à la brise, aux embruns,

Qu’enfièvre un goût d’iode et de goémons bruns :

J’ai besoin d’un ailleurs, d’une aube rude, belle.

 

Surgi de nulle part un astre chevelu

Ravive encore en moi cette soif d’absolu,

Cependant qu’il parcourt l’infinité cosmique

 

Pour mieux t’approfondir, à quelle aune, à quel muid

Devrais-je mesurer ton immense harmonique,

Insondable mystère où s’abîme la nuit ?

Grand Prix des Poètes Lorrains et Alérions

La remise des prix s’est déroulée le dimanche 6 octobre 2013 à Nancy.

Grand Prix des Poètes Lorrains et Alérions dans Photos p1100283
Les membres du jury et Pierre Baumann, au centre, du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle.
De gauche à droite : Jean-Claude GEORGE, Armand BEMER, Pierre BAUMANN, Joëlle DI SANGRO et Gérard DALSTEIN.

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Jacques MULLER, Grand Prix des Poètes Lorrains, entouré de Pierre BAUMANN, Jean-Claude GEORGE et Armand BEMER.

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Les deux Alérions, Nicole METIVIER et Pierre VINCENT, entourés de Pierre BAUMANN et des quatre membres du jury.

p1100297
Les trois lauréats et les quatre membres du jury.

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L’ensemble des lauréats

Pour voir toutes les photos (réalisées par Franco DI SANGRO), cliquer sur l’album ci-dessous :

Grand Prix des Poètes Lorrains et Alérions 2013
Album : Grand Prix des Poètes Lorrains et Alérions 2013

25 images
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Grand Prix des Poètes Lorrains et Alérions

Grand Prix des Poètes Lorrains et Alérions dans Coupures de presse gppl-et-alerions

Adagio (huile sur toile) par Monique Colin

Adagio (huile sur toile) par Monique Colin dans * COLIN Monique adagio

Lilas

Pour qu’il embaume ce poème
Reçois mon bouquet de lilas.
N’écoute plus sonner le glas,
Rappelle-toi qu’au moins je t’aime.

Méprise le vil anathème
D’un amoureux au cœur trop las.
Pour qu’il embaume ce poème
Reçois mon bouquet de lilas.

Reprends ta route de bohème
Et jette tous les falbalas,
Tes dentelles, tes entrelacs.
De tes fleurs tresse un diadème
Pour qu’il embaume ce poème.




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