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Archive journalière du 7 août 2013

De t’aimer je n’ai plus le coeur

De t’aimer, je n’ai plus le cœur
cité de ma jeunesse grise ;
de mille oiseaux chanteurs éprise
au soleil fondant des fondeurs

Le temps gorgé du sang des heures heureuses poursuit son blanc chemin anesthésique.
Les chatons pendouillent comme les regrets qui jamais n’ont enfanté la résurrection de l’humble gaité d’hier. Est-ce trop demander que de ne plus entendre, sur le clavier muet des absences, la voix graveleuse et cruelle du souvenir qui submerge la grève des vaines attentes ?

Visages aimés, visages de toujours, au front de la paroi rocheuse où vient mourir la déferlante des jours, enfants de la curie des innommables qui ont fui les éclats du bonheur ;
visages du don de soi baignés par le travail d’une mer de métal, d’une mer nourricière à ses marées de hautes et basses règles, et tout à la grammaire du faire dans le communautaire de l’esprit,
je vous invoque de toute puissance des émois !

Mais ce regard aimant n’est amarré qu’aux rives blanches et glacées des justes quartiers de l’heure nouvelle née, et déjà tombée dans la suite amnésique des nombres ;
regard mouillé de toutes les pluies versées les nuits d’orage quand les peines font craquer le ciel à l’horizon d’un courage anémié…
Dans cet outre monde, dans ce monde de jadis, les êtres avaient une face familière ; les choses également. Même le temps fané était doux dans son amas de feuilles mortes…

De t’aimer, je n’ai plus le cœur
cité de ma jeunesse grise ;
de mille oiseaux chanteurs éprise
au soleil fondant des fondeurs




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