Paolo

Novembre en culotte écourtée dans la cité de l’Espérance, que la solidarité polyglotte des manœuvres a édifiée, Paolo devant la porte close de l’affection, proteste de toutes ses lèvres tremblantes et muettes, le transi de son chagrin.
Fausse mère, oublieuse dans les bras de son amant, père peine perdue dans le labyrinthe de ses maçonneries ;
Paolo-Pinocchio rêvant à la Fée Bleue dans les morsures de la solitude, dans les palabres des mégères transalpines, et fuyant les quolibets des fils de porions jusque dans le tablier de Justine, la faible d’esprit qui réchauffe son sourire au coin de la cuisinière à bois !
Et puis des familles, tribus exotiques, quittant leurs baraquements fiévreux, dévalant les côtes de l’opprobre à la conquête d’une reconnaissance, d’une légitimité revendiquées, le front haut, l’œil cinglant et la parole sentencieuse, claquant comme le fouet sur les idées reçues tout droit de la bêtise ;
avec leurs maîtres-mots du courage, du labeur et du savoir-faire universels, en passe-partout des âmes récalcitrantes.
Ainsi se mêlaient les sangs des peuplades ouvrières accourues des plus sombres régions de l’indigence, pour engendrer les plus forts liens de fraternité dans le creuset de la considération.

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