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Archive mensuelle de juillet 2013

En rose et en gris… la Vie !

Pour voir les deux couvertures du dernier recueil publié par Nicole Bardin-Laporte, cliquer sur les fichiers ci-dessous :

fichier pdf Laporte EN ROSE ET EN GRIS…LA VIE…! 1ère de couverture – Copie

fichier pdf Laporte 4ème de couverture EN ROSE ET EN GRIS…LA VIE…! – Copie (2)

 

18 ans ; coeur brisé

Un jour d’avril, mon sommeil au zénith.
Dix huit printemps, songes rêves adolescents.
J’ouvre mes yeux, sur des mots qui crépitent
J’entends l’horloge, bouger l’aiguille du temps.

Dans cette chambre soleil, au bout de la nuit.
Je quitte mon lit, l’esprit encore emporté.
Au mur, le portrait d’une enfant au paradis
Dans le miroir mon visage, dix huit années.

J’écoute les bruits, ce matin du mois d’avril.
La bêche fend la terre, qui craque sous les coups.
Le café se mêle aux épices, arômes subtils.
Sous la flamme, le murmure de l’eau qui bout.

Dix huit ans, les sourires frappent à ma porte.
Baisers cadeaux papa, maman vous mes parents.
Sur la joue de mon père, une larme, passion si forte.
Dans ses bras je me blottis, bonheur de cet instant.

Je me souviens de ses mots «Ma fille, un autre Père»
Des paroles qui me brisent au cœur, je l’aime tant.
Je m’effondre sans regard, sans réponse de ma mère.
Dix huit ans, une pluie glacée m’inonde en un instant.

Papa oh mon père, pourquoi cette terrible déchirure !
Dans ma chambre je me réfugie, le jour s’écroule.
Mon père oh papa, comment supporter cette blessure.
Ma vie défile et je crie sur cette vérité qui m’enroule.

Alors les jours, les années passent et meurent.
L’adieu de mon père, dans cette maladie sans parole.
Anéantie terrassée, je m’enlise dans de sombres heures.
Submergée de chagrin, aux portes du vide je m’envole.

Je me relève fébrile, les yeux toujours mouillés.
Dans le miroir mon reflet, je cherche un autre regard.
Silence de ma mère, sur les douleurs de son passé.
Mon père n’est plus, l’autre sans doute trop tard.

Lui il est là proche et loin, les yeux encore ouverts.
Des frères des sœurs, dois-je les ignorer! les oublier!
Quelques phrases écrites, sans réponse de ce père.
Il est pourtant l’homme sans qui, je ne serais pas née.

Un jour de printemps, mon réveil au zénith.
Dix huit ans, je quitte mon rêve adolescent.
J’ouvre mes yeux, sur des voix qui s’agitent
J’écoute l’horloge, avancer les aiguilles du temps.

Palmarès du Grand Prix des Poètes Lorrains

Ci-dessous le palmarès du Grand Prix des Poètes Lorrains 2013 et le coupon d’inscription au repas qui suivra la remise des prix.

fichier pdf SPAF C2013 Palmarès

fichier pdf Repas Inscriptions 13

Sur le mur (haïku)

Sur le mur d’en face
Un poster de Led Zeppelin
Un portrait d’Aline

Ce soir…

Bételgeuse, Altaïr, Rigel, Véga, Gémeaux,
Je chanterai ce soir pour les étoiles seules
Et les humbles grillons stridulant près des meules.
Ma voix se fera douce et musique mes mots.

Je ne gémirai pas à l’ombre des ormeaux,
Comme en ces vieux refrains chéris par nos aïeules.
Simplement je rattache, hors des complaintes veules,
Le chaînon de ma vie à des maillons jumeaux.

Dans mon âme endeuillée une intime blessure
A nouveau saigne un peu, tandis que je susurre
Les noms, le souvenir de ceux qui ne sont plus.

Auréolés d’amour, purifiés d’absence,
Ils écoutent, muets, sous la dalle reclus,
Un arioso lent que ma douleur cadence.

Le courant (haïku)

Le courant détache
La carapace de glace
Le fleuve en morceaux

Destin

Dans les blés mûrs et l’herbe tendre
La Faucheuse est à sa moisson,
Nous martelant une chanson
Qu’il ne nous plaît guère d’entendre.

Cruelle mort qui vient tout prendre !
Vieillard, adulte, nourrisson
Tour à tour lui versent rançon
En refusant de la comprendre.

Comment lutter contre l’effroi,
Les doutes et le désarroi,
Lorsque le deuil suit les alarmes ?

Pourquoi faut-il, en vérité,
Payer avec autant de larmes
L’espérance d’éternité ?

Crépuscule sur la toile

L’artiste a posé des couleurs, sur une toile vierge
Sous ses pinceaux, un soir d’été il a couché.
Des ombres fuyantes, sous l’astre se dispersent
Aux prémices, d’une nuit aux lueurs éparpillées.

Des braises pourpres, éclaboussent l’horizon
Encore coloré, au bout d’un jour clairsemé.
Sous les doigts, vibrent les reflets changeants
D’un coucher de soleil, aux flammes emportées.

La nuit encore discrète, s’avance à pas légers
Des brumes vaporeuses, se répandent sur la terre
Les bouquets se ferment, sur des cœurs parfumés.
S’enroulent alors dans un voile, les clairières.

Au bout du jour, des gris s’éparpillent sur la toile.
Un ruban violacé, se couche sous le pinceau
Des flots de nuages, dans les cieux s’enlacent.
Jaillit alors un éclair, au cœur de ce beau tableau.

Lentement la terre s’éteint, dans le sommeil
L’oiseau a quitté le ciel, dans le bois, il repose.
Des chevaux galopent, sous la lune qui s’éveille
Le crépuscule rejoint la nuit, bleue ecchymose.

Au loin un rivage écume ses vagues grises
Au ras de l’onde, plane une mouette solitaire.
Dans les derniers reflets, une barque s’enlise
Aux ultimes lueurs, qui s’évaporent de la mer.

Le peintre est assis seul, sur un vieux banc
L’échine penchée, les mains ridées par le temps
Sous son béret usé, coulent ses cheveux blancs
Au coin de la toile achevée, il a couché son nom.

Concours de poésie à Aix-en-Provence

Comme chaque année, l’association Horizon, avec le soutien de la Ville d’Aix en Provence, organise le Grand Prix de Poésie d’Aix en Provence.
Date limite : 15 octobre 2013
Réglement sur leur blog : www.aixhorizon.over-blog.com

Plein sud

Les terrains rouille d’en bas mènent souvent à des grilles
De propriétés lasses et hautes et camouflées,
Derrière des murs de gré aux façades décrépies,
Aussi blonds et massifs que les remparts des blés.

Je cours vers cette allée où la fraîcheur vous lèche
D’une ombre bleue parfumée, prés d’une fontaine cachée,
Dans une vieille cour glacée où traînent des fleurs sèches,
Des chardons et des figues dans des plats cabossés.

Et partout aux oreilles, le frottis épicé
Des cigales hérissées et des criquets jaunis,
Des lézards qui serpentent vers les crevasses zébrées,
S’y engouffrent, happés comme les doigts dans du riz.

Petite foule verticale souple, orange et rebelle,
Loin de la mer tranquille et qui oscille, turquoise
Lissée comme une peau, le soir, ambrée de miel :
Un miroir éclatant que l’oiseau, tremblant, rase.

Les coudes sur le fer froid et rouillé d’une vielle table,
Sur une terrasse de laves, nous parlons de la ville,
La voix douce, les pieds nus pleins d’épines et de sable
Et les doigts dans les crabes. Viennent les guêpes sous les tuiles.

…Pieds nus, dedans, dehors, secs, fripés des graviers,
Blessés des plantes pointues, apaisés des carrelages,
Et pour finir la nuit, de moustiques, dévorés,
Sur les draps bleus gluants du sel et des orages…

On ne quitte le corail des chemins terre de sienne,
Du haut des toits, veinules qui courent vers les recoins
D’un paysage doré. Là s’évacue la peine
Comme les perles de sueur d’un revers de la main.

Le tic-tac (haïku)

Le tic-tac sonore
De cette antique pendule
Taquine mes nerfs

Les pissenlits…

Les pissenlits, les boutons d’or
Comme des médailles décorent
Mai. Pourquoi ? Qui est l’adversaire ?
Pour le rival vaincu : l’hiver !

Le fermier sort du poulailler
Et fait une omelette
En trébuchant sur un pavé…
Les poules en colère caquettent

Les blés semblent sortir
De chez le coiffeur…

Tout pose un sourire
Sur la bouche et au cœur

(Michaël Reigner)

Nous n’avions pas cru (haïku)

Nous n’avions pas cru
Qu’il pût y avoir autant
D’arbres abattus

Bussang en terre des Vosges

Au bord du ciel un dôme se dresse, Le Grand Ballon.
Maître des lieux, Père du massif et de ses forêts.
Lorraine et Alsace, s’étalent au pied du vieux mont.
Cols et vallées, se succèdent riches de leur beauté.

Octobre a coloré les collines boisées, les pâturages.
L’œuvre d’un peintre, s’est posée au bord de mes yeux.
Des reflets soleil, ondulent et se balancent tel un rivage.
Aux cimes des centenaires, qui sommeillent si vieux.

Des cours d’eau bouillonnants, coulent sur les pentes.
Et là au pied du Drumont, jaillit à la source la Moselle.
Torrent de montagne, aux cascades pures qui clapotent
Le ruisseau devient rivière, où baigne et se miroite le ciel.

Dans les sous bois, bruisse l’écho des haches, des scies.
Les bûcherons du massif, coupent dans la sueur du métier.
Les sapins qui dépouillés, finiront aux coupes des scieries.
Pour renaître aux murs des chalets, au feu des cheminées.

Sur les pentes au bord des vallées, paissent les moutons.
Blancs éphémères, mêlés aux teintes automnes des monts
Dans la quiétude de la saison, ils parcourent les vallons
Et le tintement de leurs cloches, résonne comme un chant.

Des brumes oscillent et enveloppent ces verts massifs.
Magnificence de la nature, sérénité profonde de l’instant
Se profilent alors les pointes d’épicéas, comme des récifs.
Dans un tumulte vaporeux, brouillard aux reflets d’argent.

Devant moi les forêts, comme les jardins des dieux.
Bouquets de sapins de fougères, des Vosges pays.
Des monts des ballons, au bord du chemin des cieux.
Bussang j’ai bu à ta source, l’eau cristalline de Marie.

Jean-Claude George entre à l’Académie

Notre ami Poète, Jean-Claude George fait son entrée à l’académie…

LES MEUSIENS le connaissent. Comme homme de lettres. Jean-Claude George est un auteur régional, voire régionaliste, un poète, un rêveur, un « buveur de lune ». Il pouvait s’attendre à être élu à l’académie Stanislas. Il vient — à sa grande surprise — d’être élu à l’académie lorraine des… Sciences ! Avec deux autres impétrants, Ferri Briquet (directeur des Presses universitaires de Nancy) et Philippe Vidal (paléoanthropologue âgé de 44 ans).

Jean-Claude George, lui, a fait sa carrière sur des rails. Ceux de la SNCF. Il aurait pu rester chef de gare à Sampigny. Un aiguillage a décidé d’une évolution de carrière, tournée vers la formation et la communication. Avec de nombreux déplacements.

« Le soir, je m’ennuyais ferme. Je lisais, fréquentais les bibliothèques. Petit à petit, le goût de la recherche historique a pris place dans le wagon de la curiosité. »

Retraité, Jean-Claude continue à former, triturer le clavier, tricoter des vers. Libres. Comme son esprit fouineur qui déniche l’insolite et l’étrange, tout ce qui donne du sel aux petites histoires locales.
Président de la société des poètes et artistes de France, il est également directeur d’Art et Poésie, revue internationale de culture francophone.

Prix de poésie à 20 ans

Et il aligne les prix comme un pilote chausse la pole position éternelle :

• Grand prix de poètes de France (en 1967, il n’avait que 20 ans) ; des écrivains lorrains (1985) ;
• Prix Jean Cocteau (2000) ;
• Grand prix national du conte (2000) et (ouf…)
• Grand prix Victor-Hugo pour l’ensemble de son œuvre. Et ce, sans candidature.

En deux ans, l’auteur a écrit trois (gros) bouquins, vient d’achever un ouvrage sur les Ardennes, s’attaque déjà à deux nouveaux opus : « Les mystères de l’Aisne » (sortie en 2013) et « Les mystères du Cher » (sortie en 2014).

Bref, comme il le dit lui-même avec humour : « Il me reste peu de temps pour faire mon bois ! »

Modestie… Car Jean-Claude trouve encore le temps d’animer des ateliers d’écriture, de poésie dans les écoles et les lycées.

Source : L’Est Républicain via Pierre Lombard sur Facebook (Merci Pierre !)

Moi et ma maladie

Je ne suis plus seul !
Possédé, elle me hante,
Me tient compagnie.

Palmarès 2013 des Grands Prix Internationaux de Poésie

Grand Prix International de Poésie Francophone

Prix sans candidatureObjet d’Art et Médaille offerts par la Société des Poètes et Artistes de France et son Président-

(Nous rappelons aux candidats que le Grand Prix International de Littérature est hors concours pour tous les autres prix de la S.P.A.F.)

 

Le Grand Prix International de Poésie Francophone

N’a PAS été attribué en cette année 2013

 

Grand Prix du Président de la S.P.A.F.

 

Prix décerné depuis 2010 par le Président de la S.P.A.F., Abraham-Vincent VIGILANT, octroyé sans candidature préalable, soit pour un ouvrage sur base du service de presse adressé à la S.P.A.F.,  soit pour souligner des actes posés par le(s) lauréat(s) en défense et en valorisation de la poésie, épaulant en cela l’action menée par la S.P.A.F. depuis sa création.

Ce prix est doté par la Présidence de la S.P.A.F., qui en détermine le lauréat, avec l’accord du jury.

 

Grand Prix : 

-          Madame Anne-Marie RAFFARIN, Adjointe au Maire, Chargée des Affaires Culturelles, Municipalité de Chasseneuil-de-Poitou,

pour l’aide et le soutien constants apporté à la S.P.A.F. et pour l’intérêt manifesté pour notre association et les actions qu’elle mène.

Prix décernés avec candidature

 

Pour découvrir la suite, cliquer sur le fichier pdf ci-dessous :
fichier pdf Palmarès SPAF 2013 13f

Ma rivière

Ma rivière ne regorge pas de poissons
ni de pêcheurs à la ligne.
Au-dessus d’elle, pas de libellules pour voleter,
pas de barques qui vont à vau l’eau,
pas de hérons,
pas d’ombrages dessinés à sa surface
transpercés aux ajours par les rayons du soleil,
pas de saules blancs ou de peupliers qui la bordent sur ses rives,
pas de nénuphars ou d’iris jaunes le long de ses méandres,
pas de courant quiet,
pas de bucolique pour la baigner d’une atmosphère.
Ma rivière à un pont entre elle et le ressentir
où coule l’énergie fleuve dans le sang qui verse à ma vie.
Elle me parcourt comme la sève nourricière
qui ne sèche pas,
rutilante et intarissable dans le paysage incarné.

Ma rivière est tant que dure la vie…

Les petits poètes du pays de Longwy

Les petits poètes du pays de Longwy dans Coupures de presse hussigny-poesie-001

Et si

Chaque individu
Durait, juste pour laisser
Sa trace à la vie.

Nuit solitaire

La solitude en fond, le sommeil en cavale,
Glu collant à la peau, l’obscurité fait mal
D’abord, comme un étau, la griffe d’un chacal
Accrochée à mon corps. Froide nuit cannibale.

Reculez, reculez, ténèbres vénéneuses !
La lumière intérieure, en geyser, de mes yeux
Fuse, l’imaginaire étreint l’abîme ombreux,
Le féconde , le peint de couleurs prodigieuses.

Alors, la nuit se double d’un effet de moire.
C’était hier. Avant. Mes deux mains dans le noir
Epousent des tracés, réinventent l’espoir
De séquences d’amours telles qu’on n’ose y croire.

La caresse éveillant des boutons solitaires,
D’une flaque de larmes, l’instant d’un éclair,
Explose une corolle, un nénuphar de chair
Frissonnant de plaisir en des spasmes solaires.




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