Archive mensuelle de mai 2013

Miracle des lumières

La nuit, la neige viennent de couvrir
Les inquiétudes de la cité :
Morosité, promiscuité
Ne sont plus que mauvais souvenirs.

Guirlandes, étoiles, mille sourires
Rayonnement sans les difficultés
D’une triste vie à supporter :
Peu de travail… Pas d’avenir.

Un petit rien… Une étincelle !
Mais la magie du Père Noël
Semble exaucer voeux et prières.

Dans la féerie de ces merveilles,
On garde l’espoir d’une bonne nouvelle.
C’est le miracle des lumières.

Belladone

Sur le taillis, j’ai vu la belladone :
belle-dame qui attrape par sa beauté
et nous tromperait avec ses fruits qui empoisonnent.
Je n’ai pas pris la dame
et de son rose elle étincelle encore.
Je ne suis pas un cueilleur de couleur
qui estompe ce qui ose au milieu des herbes…

Maman, j’avais dix ans

Son sourire son visage; comme un soleil d’été.
Dans ses yeux, la beauté de la lumière.
Ses mots, comme un poème d’éternité.
Ses baisers ceux d’une reine, ceux de ma mère.

Oh! toi si belle, de l’aube à la nuit naissante
Ton regard caresse, posé sur mes cheveux blonds.
Ton amour, comme des braises incandescentes .
La douceur de ta main, le bonheur d »être un enfant.

L’arôme sucrée de la vanille, desserts parfumés.
Dans ma mémoire, l’odeur des galettes des gâteaux.
Tant de rires de joies, de farine éparpillée.
Maman tant de tes délices, comme des cadeaux.

Prés de mon lit des contes des légendes, ta voix.
Un livre ouvert, ton regard princesse sur le mien.
Le sommeil les rêves, qui m’emportent loin de toi.
Juste pour la nuit, jusqu’au baiser du lendemain.

Nos promenades, nos pas, notre beau village.
Le coucher du jour, au profond de tes yeux.
Les quatre saisons, comme de grands voyages.
Ta main dans la mienne sur le chemin des cieux.

Un sentier dans la forêt , des bouquets sauvages.
Des fraises des bois des baies, dans nos paniers.
La chaude saison, des fleurs cueillies bleues rivage.
Le blanc de l’hiver, la nuit de Noël les chants sacrés.

Maman dans le miroir, ton reflet , mon image.
Ton regard, mes yeux du même éclat de pureté.
Mon sourire gravé sur le tien, comme un partage.
Ma vie offerte par la tienne ,et nos cœurs enlacés.

Oh! toi si belle dans mes jours, dans mes nuits.
Ton amour comme un diamant, un joyau éternel.
Pour toi, ma passion plus brûlante que le soleil.

Sondage : que fait le plus la poésie ?

Marie-France Genèvre nous propose un nouveau sondage sur le rôle de la poésie. Vous pouvez voter ci-contre.

Résultat du sondage du 29 janvier 2013

A la question « Que faut-il pour qu’un poème devienne célèbre ? », 62 visiteurs ont voté :
4 être à la mode
5 de la chance
5 de la technique
5 autres
6 de l’originalité
13 de la sensibilité
24 un peu tout cela à la fois

Que faut-il pour qu'un poème devienne célèbre ?

  • un peu tout cela à la fois (39%, 24 Votes)
  • de la sensibilité (21%, 13 Votes)
  • de l'originalité (10%, 6 Votes)
  • de la chance (8%, 5 Votes)
  • de la technique (8%, 5 Votes)
  • autres (8%, 5 Votes)
  • être à la mode (6%, 4 Votes)

Nombre de votants: 62

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Midi trente

Dans les ruelles, nous avons marché
Moi, à ton bras, accrochée
Le village semblait endormi
Nous étions juste après-midi

Primevères, violettes et muscaris
Formaient de jolis tapis
j’aurais aimé les dessiner
Dans l’herbe, les bouquets clairsemés

Nous avons croisé oiseaux et chats
Mais d’humains nous ne vîmes pas
Le soleil était aux fenêtres
Et certains se cachaient peut-être

Le fil des rues, nous avons suivi
Le soleil au zénith de midi
Moi, à ton bras, accrochée
Escaliers et passages secrets

Il faisait chaud ce matin là
Le soleil riait aux éclats
Nous n’avons croisé personne
C’est midi trente au clocher, qui sonne.

Couleurs de la vie

J’aurais voulu un lieu pour cacher notre amour,
Nous l’aurions fait joli et cela pour toujours.
Il aurait été bleu, de la couleur des cieux,
Et puis rose au matin, un régal pour les yeux.

Il serait au printemps,
D’un jaune étincelant,
S’habillerait de vert
Nuance primevère,

De mauve ou de violet,
Quand tout serait parfait,
Se teinterait de brun
Quand nous ne ferions qu’un,

Se bleuirait de nuit
Pour vivre l’harmonie,
Se vêtirait d’ivoire
Pour s’aimer dans le noir.

Puis à l’aurore encor’,
De perles de rosée,
De teintes irisées,
Nous serions caressés.

Le rouge irait chez lui
A l’heure de midi,
Et tout serait safran
Si nous étions contents.

Cette palette alors serait comme un tableau
Apportant à l’ esprit la prescience du beau.
Amour de poésie, lueurs de l’arc-en-ciel,
Donneraient à la vie un avant-goût du ciel.

Mais l’amour s’est enfui, il était trop blessé,
Et le tableau rêvé demeure inachevé.
Tous les tons chatoyants se sont parés de gris,
La lumière du lieu disparaît dans la nuit.

La représentation

Je m’amuse à la vie, c’est mon jeu préféré,
Répète la partie chaque jour de l’année.
Dans l’arène, à l’écart, sur le quai, au café
Sur un plan je dessine un tracé lévité,

Campe de ma personne un décor, ça commence.
La réplique est bien gaie, le spectacle balance,
A la porte un décès et mes condoléances.
Je regarde le sort du défunt qui s’avance.

S’annoncent les vacances, au soleil on badine.
Je ris secrètement de mes contemporains,
Installé sur le bord, les pieds dans la piscine,
Ils s’agitent, s’ébrouent, se minent pour un rien.

Pour toujours disposer sur l’écran du ciné
Les images des gens qui ne savent s’aimer.
Ils me font rigoler quand ils sont si pressés
D’arriver nulle part en ratant le passé.

S’évitant ils se suivent et méfiants se déchirent,
Se croient si importants, indispensables, grands.
En fait ils se leurrent pour s’empêcher de dire
Qu’ils sont tous dans le noir du deuil qui les attend.

J’aime m’arrêter devant !

Reviens

                                               Reviens, silencieux tel un vol de phalène,

                                               M’effleurer le visage aux franges du sommeil.

                                               Je sentirai sur moi passer ta douce haleine

                                               Et je m’endormirai dans un bain de soleil.

 

                                               Reviens, que je te chante, au-delà de ma peine,

                                               L’amour fidèle et tendre, à du lierre pareil,

                                               Indestructible, fort, dense comme l’ébène,

                                               Flamme brûlante,  ardent foyer, tison vermeil.

 

                                               Mais j’entends la réponse : au vrai tu me suggères,

                                               Pour rendre à l’avenir l’épreuve plus légère,

                                               Qu’à d’autres horizons j’attache mon regard.

 

                                               Le cœur qui s’élargit redécouvre une source ;

                                               Il y puise la force au milieu de sa course :

                                               Dans ce monde qui tangue il va prendre son quart.

Rappel café littéraire Isabelle Chalumeau

Chers tous, 

Le jeudi 30 mai prochain, nous aurons le plaisir de nous retrouver, chez les Frères Marchand, autour d’Isabelle CHALUMEAU  pour passer ensemble la soirée littéraire qui lui est destinée. 

Et j’ai le plaisir de vous préciser le menu qui sera mitonné par le Chef Cuisinier : 

- Pavé de saumon, beurre blanc, petits légumes ;

- Salade et fromages ;

- Crème brûlée bergamote. 

Comme à l’accoutumée, un verre de vin accompagnera les différents plats. 

Agréable mise en bouche…, ne tardez pas à me retourner votre bulletin de participation.

A bientôt, 

Amitiés. 

Nicole METIVIER.

fichier pdf Invitation I. CHALUMEAU

Il y a plus important

Que d’énergie perdue dans des haines ressassées,
Quand une petite pensée peut stopper la spirale
Et qu’un soupir peut clore le chapitre du mal
Pour nos âmes qui par rien se retrouvent dévastées.

On devrait avoir honte d’avoir mal de si peu
Quand la torture existe à quelques pas de nous
Et que nous sanglotons, tristes, sur nos genoux
Pendant qu’un enfant meurt au milieu de ses jeux.

La main

Si mignonne elle était, si douce et potelée
Mais le hochet pourtant fermement retenait.
Elle était fort maligne et les tresses tirait,
Coquine aussi parfois, mimait des pieds de nez.

Souvent de confiture elle était décorée,
Du suc de l’encrier elle était colorée.
Elle a grandi pourtant et puis s’est affinée,
Alors un de ses doigts d’un anneau s’est orné.

Elle s’est épaissie, rompue à tout labeur,
Adroite et déliée, a soulagé les peurs
Du gamin enfiévré. A son front en moiteur
D’une tendre caresse a posé la douceur.

D’autres tâches encor’, elle accomplit, habile,
Elégante, imposante et rarement servile
Et ses fiers ouvriers tels de petits marteaux
Avec dextérité courent sur le piano.

Lors, belle travailleuse, amplement nervurée,
Sans avoir eu le temps d’être manucurée,
Délaisse son ouvrage et les armes dépose
Puis dans le marbre enfin un jour elle se pose.

Elle savait ma croix

Je marchais tristement vers nulle part
Exténué, cherchant à fuir mon stress,
Je quittais la ville, m’éloignais des bars
Où les problèmes ont leur prix en ivresse.

Des tilleuls et des noyers agrémentaient
Les herbages,
Et les saules pleureurs solidaires allégeaient
Mon voyage.

Loin du tohu-bohu humain comme une enclume
J’aimais des feuilles la sonorité de plume…

Un ‘’bonjour !’’ imprévu sur le bord du sentier
Stoppa l’élan de mon pas bien décidé.
Une femme à moitié nue se dressait là !
Je la rabrouais comme une paria…
Jusqu’à ce que de sa main qui me frôle
Elle conjura ma haine ;
Elle avait une fraîcheur d’Eden
Posée sur l’enfer de mon épaule.

(Michaël Reigner)

Palmarès Centre d’Art Lorrain 2013

************** CENTRE D’ART LORRAIN

 

Prix Jean-François de SAINT-LAMBERT

 

Le Centre d’Art Lorrain où excellent les artistes peintres, patronne chaque année un Concours International de Littérature dont le dernier fut consacré à Jean-François de Saint-Lambert.

 

Le succès du concours grandissant d’année en année, de nombreux participants originaires de France, mais aussi de Belgique et du Luxembourg ont concouru pour l’attribution des Prix. Chacun d’entre eux y a apporté sa contribution. Qu’ils en soient remerciés, même si tous n’ont pas été récompensés.

Le Comité de lecture, sous la haute Présidence de M. Antoine DOUDOUX, s’est réuni récemment pour en établir le palmarès.

 

                31ème Concours International de Littérature du Centre d’Art Lorrain

                                                      

Palmarès 2013

 

Prix Jean-François de Saint-Lambert

 

Mr Serge SANTERRE (73-JACOB BELLECOMBETTE) pour son essai et sa nouvelle :

Clémenceau, Monseigneur préfère les blondes   

 

Prix du Centre d’Art Lorrain

 

Mr Daniel DUBOURG (57-COUME) pour ses poèmes et son conte : La dame mauve,

Rencontre, Jour de mai, La source

 

Prix d’honneur du Jury

 

Mr Pierre VINCENT (57-VERNY) pour ses poèmes et son conte : Bucolique palette,

Le mur, Le venin, Helena et le petit glaçon « solitaire »

 

Prix de l’Académie de Lutèce

 

Mme Rose-Andrée ARBER (54-EPINAL) pour sa nouvelle : Après un long silence

 

Prix de la ville de Longwy

 

Mme Nicole METIVIER (54-NANCY)  pour ses poèmes : Cadeaux d’anniversaire,

Soixante ans… déjà !, Vive le roi !

 

Prix du Crédit Mutuel

 

Mr Jean HAVEL (57-DIFFENBACH-LES-HELLIMER) pour ses poèmes :

Son cœur est une mirabelle, Le verger sous la neige est plein de souvenir,

                31ème Concours International de Littérature du Centre d’Art Lorrain

 

Palmarès (suite…)

 

     Le prix d’un arrière train…ça émoustille

 

Prix spécial du Jury

 

      Mme Patricia SZAFRANSKI (54-MAIRY) pour son essai : Moselly, écrivain hors champ

 

 

 

Diplômes d’Honneur du Centre d’Art Lorrain

 

Mme  Patrice Lucie AUGUSTIN (57-ROTH) pour ses poèmes : Ma muse…, Patiente…,

Cache-cache

 

Mme Nicole BARDIN-LAPORTE (54-VILLERS-LES-NANCY) pour ses poèmes :

Ex…clamez-vous, La retraite, Lui

 

Mr Serge BEYER (51-COURGIVAUX) pour ses poèmes : Du haut de Belle Croix,

Matin parisien, Canicules

 

Mr Alain BONTEMPS (54-CONFLANS-EN-JARNISY) pour ses poèmes :

Un amuseur public, Scène d’été, Liseuse et regardeur

 

Mme Arline BRETTE-RAGUSA (57-METZ) pour son conte : Fort grand combat pour

sauver la planète

 

Mme Emilienne CONREUX-HERBETH (67-KESKASTEL) pour ses poèmes : Requiem

pour un monde en perdition, Balade hivernale

 

Mr Daniel DELVAL (02-SUZY) pour ses poèmes : Quand vous marchez au pas, Bras

Dessus bras dessous, Le chrysanthème, Cauchemardeux

 

Mme Yolande GASPARINI (54-LONGWY) pour ses poèmes : Une dernière fois,

Rêve de Normandie, Matin d’hiver

 

Mr Pascal LECORDIER (69-ECULLY) pour son poème : Quand le rêve se lève…

 

Mme Viviane MONTAGNON (54-NANCY) pour ses poèmes : Sol « si » tude, Les loups,

Champ des batailles

 

Mr Georges WEYMESKIRCH (54-MALLELOY) pour ses poèmes : L’aïeule, Essence,

Soleil levant    

Devant la cheminée

Devant la cheminée dans * DE BROUSSE DE MONTPEYROUX Patrick de-brousse-devant-la-cheminee

Café littéraire Isabelle Chalumeau

Comme l’adage affirme : ‘en mai, fais ce qu’il te plait … « , il nous plait de penser que vous aurez plaisir à assister à notre dernier rendez-vous littéraire précédant la période des grandes vacances car vous y rencontrerez Isabelle CHALUMEAU qui viendra nous entretenir de ses deux principales activités « professionnelle et littéraire » et nous fera parcourir un petit bout du chemin emprunté par la narratrice de son dernier ouvrage : Véga.

Soirée prometteuse dans un climat agréable de joli mois de mai.

Venez nombreux !

Dans l’attente de recevoir votre bulletin de participation et de vous retrouver prochainement,

Je vous adresse toutes mes amitiés.

Nicole METIVIER.

fichier pdf Invitation I CHALUMEAU Café littéraire




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