A la veille du 1er mars, j’ai le plaisir d’introduire le nouveau thème proposé par Marie-France Genèvre : les fleurs.
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Archive mensuelle de février 2013
Telle une âme traînant sa peine, je vais
Cherchant le souffle de l’inspiration
Dans les abysses ou tu m’entraînes, je sais
0ù se cachent l’enfer et la damnation
Cherchant par dépit autant que par hasard
0ù se nichent les rimes riches
Où s’endorment les rimes rares
Je cueille, arrache comme l’on défriche
Une terre jamais foulée
Où les flammes et les vagues passent
Où l’oiseau aime à se poser…
Telle une âme traînant sa peine, je vais
Arrachant chaque pas à la terre
Au Nord, souffle un vent mauvais
Peut-être vaudrait-il mieux se taire
Où laisser grandir le blé levé.
Nicole Métivier nous propose cette actu :
« Si les pies ratent, vous resterez au courant. »
Celles et ceux qui le souhaitent peuvent m’envoyer leurs commentaires en quatre vers maximum à mon adresse isabelle.chalumeau@orange.fr jusque vendredi soir.
Je mettrai tous les vers reçus accompagnés du nom de chaque auteur dans un fichier que je publierai sur le blog samedi.
A défaut, chacun peut aussi commenter directement, comme d’habitude, en cliquant sur « commentaires ».
Triste, novembre arrive, escorté de grisaille,
De ciels chargés et lourds comme un cercueil plombé.
A l’heure du repos, quand le jour est tombé,
Je tente de répondre au doute qui m’assaille.
Comment, sans ton appui, reprendre la bataille ?
Tu m’en disais capable ; or je vais, dos courbé,
Je traîne ma misère et, l’esprit absorbé,
Guette si tu reviens me prendre par la taille.
Trop de pleurs contenus ont asséché mes yeux.
Dans l’Olympe céleste où ton rire joyeux
Doit vibrer de bonheur, connais-tu ma détresse ?
Depuis que nulle part je n’entends plus ta voix,
Mon être se refuse aux moments d’allégresse
Qu’il lui faut vivre seul, pour la première fois.
Outre temps, du toit enneigé d’un monde inspiré, à travers les âges nus, un Océan de sagesse est venu offrir un libre hommage à l’empire des puissances terrestres, dans ce jardin de la sérénité infinie…
Lac tranquille aux nénuphars cloisonnés, entre les joncs manchonnés de velours noir, entre le rose nacré des calices étoilés, entre les lotus blancs et les iris en liens de sang bleu, sur ses lèvres mordorées, l’onde, joueuse à peine, unit de sa robe suave l’immense étendue de ses riches émaux dans la tiédeur du soir.
Un savant silence peint le fond d’or d’un théâtre naturel où déjà se meuvent des apparences porteuses de lampions aux trouées de vivants soleils. Les fourreaux emblématiques de processionnaires égéries franchissent l’ombre du poirier où se dénouèrent tant de subtiles intrigues; froissement de la soie sur des semelles muettes jusqu’aux abords du pavillon de la bienfaisance où sera bientôt servi le festin des cultures de l’esprit dans la faïence précieuse des émerveillements.
Sous les masques de jade qui ont traversé des siècles de marbre, dans la plainte des cordes pincées au quart d’émoi, s’insinue l’extatique sourire du bouddha repu de sagesse. Songeant sans doute aux lointains guerriers d’argile dans les travées de l’empire d’un mort ; empreinte fossilisée d’une monstrueuse folie en marche vers les portiques du néant. Armée d’orphelins dépouillés de leur âme et dressés dans leur superbe creuse, admirables fantômes des exploits consignés dans le dogme des vanités ; réincarnation glaiseuse d’un orgueil ébloui, gardant la poussière d’un improbable tombeau.
O que s’arrête, rien qu’une heure, le cours des turpitudes et des vénalités !
Le temps de boire les soifs de beauté dans la sombre laque des pupilles où dansent les feux mouillés d’une trouble tendresse.
Mouvance des mains, mouvance des corps, chorégraphie des mimes subjugueurs sur la scène des abandons consentis, le charme emprunte les chemins d’une langue sibylline pour réduire la raison à son lit de jouissance.
Séraphiques vénustés, sentinelles d’une Chine éternelle, officiant au seuil d’un éden qui surpasse les splendeurs de la Cité céleste dans ses ordonnancements lithiques et de santal…Cette nuit sera un fleuve de purs diamants où s’abreuvent les dieux de toutes les félicités !
Oh chéri donne moi la main
Pour traverser ce marécage
Où des moustiques cherchent noise
A mes jambes sans collants fins.
Je crains ce mauvais chemin,
Le danger n’est pas mirage,
Mais j’écoute trop le coquin
Qui n’est pas toujours très sage.
J’aime la folle cruauté
De la peur, qu’on apprivoise.
Oh chéri donne moi la main
Pour traverser ce marécage.
Tu as souvent drôles idées
En regardant le paysage.
Oh chéri donne moi la main
Pour traverser ce marécage.
Là, sous un ciel gris plombé,
Une femme fière et narquoise
Souligne ta naïveté.
Oh chéri donne moi la main
Nos pas sont lents et feutrés,
Je m’exclame avec emphase.
Nous devrions vite retourner.
Oh chéri donne moi la main.
J’entends le coucou chanter.
Ma confiance fait naufrage.
Vite, retrouvons le sentier.
Oh chéri donne moi la main.
Il est bien laid ton paysage.
Oh chéri donne moi la main
Elisabeth Weber nous propose cette actu :
« Ne range pas tes flots de colère!
Et ne détale pas devant l’ennemi! »
Celles et ceux qui le souhaitent peuvent m’envoyer leurs commentaires en quatre vers maximum à mon adresse isabelle.chalumeau@orange.fr jusque vendredi soir.
Je mettrai tous les vers reçus accompagnés du nom de chaque auteur dans un fichier que je publierai sur le blog samedi.
A défaut, chacun peut aussi commenter directement, comme d’habitude, en cliquant sur « commentaires ».
Donnez-nous un coin d’azur
Un petit morceau de ciel pur
Le gris qui pourchassa l’automne
Est si triste, si monotone.
La lumière même, porte un chapeau
Et le ciel mange les oiseaux
Dès qu’ils ont pris leur bel envol
Tels flammèches qui s’étiolent…
Rendez-nous le soleil éclatant
Celui-ci est si pâle, si blanc
A travers toute cette grisaille
Collant au dos, où que l’on aille.
Donnez-nous un petit bout de bleu
Que les nuages se morcellent un peu
Qu’enfin jaillisse la lumière
De cette lourde pelisse d’hiver.
Quand reviendra-t-il le soleil
Caresser les cerises vermeil
Reviendra-t-il brillant et fier
Dans une explosion de lumière ?
Que la pluie cesse de tomber
Qu’il nous revienne enfin l’été
Car les cieux gris et si bas
font peser soucis et tracas.
Font peser soucis et tracas.
Au bleu de tes yeux, j’ai trouvé le repos
Au soleil de tes mots, j’ai penché mon visage
Au creux de tes mains, j’ai déposé cette eau
Qui coule de ma pensée, l’amour y voyage.
Regarde l’horizon, lever son nacre au lointain
Vois la saison vibrer de lueurs sous le vent
Regarde mon cœur s’ouvrir à toi chaque matin
Laisse ta main frémir sur l’oreiller de la passion.
Comme l’océan qui se couche, au nu de la plage
Comme le crépuscule, qui s’endort au fond de la saison
Laisse ton corps venir au feu de mon rivage
Laisse ton cœur mourir à l’aurore de mes vingt ans.
Écoute la mélodie de l’amour le chant de la passion
Écoute ma voix, cette source qui murmure
Écoute cette symphonie qui vibre sous les violons
Entends le murmure d’un soupir qui gémit et qui dure.
Laisse ton corps, bondir à l’extase de ma passion
Laisse ton souffle mourir au foyer du doux plaisir
Parfume moi de caresses et de baisers profonds
Laisse tes lèvres frémir au foyer du grand désir.
Au bleu de tes yeux, j’ai penché mon visage
Au feu de mon corps tu as brûlé le désir
Au bleu de mes yeux, tu as touché mon rivage
Au feu de ton corps, j’ai murmuré le plaisir.
Marie-France Genèvre nous propose cette actu :
« La liberté si chère a perdu son chemin.
Des fanatiques accourent et lui prennent la main.»
Celles et ceux qui le souhaitent peuvent m’envoyer leurs commentaires en quatre vers maximum à mon adresse isabelle.chalumeau@orange.fr jusque vendredi soir.
Je mettrai tous les vers reçus accompagnés du nom de chaque auteur dans un fichier que je publierai sur le blog samedi.
A défaut, chacun peut aussi commenter directement, comme d’habitude, en cliquant sur « commentaires ».
La Société des Poètes et Artistes de France
(S.P.A.F.) ouvre,
en 2013, ses Grands Prix Internationaux de Poésie Annuels (GPrix de
Poésie Wilfrid Lucas, GPrix de Poésie Noël-Henri Villard, GPrix de l’Edition
Marcel Dricot (en 2013, recueils poétiques), GP de Poésie Mario Rigault
(terroir), GP de Poésie Max-Firmin
Leclerc, GP de Poésie Gérard Laglenne (Formes Fixes), GPrix du Jury, GPrix de la SPAF (en 2013, œuvres théâtrales) et Biennaux (Grand
Prix de Poésie « Art & Poésie », Grand Prix de Poésie Luc
Vuagnat) ainsi que son Exposition Artistique Internationale (peinture
toutes disciplines, dessin, photographie, sculpture, gravure).
Réglement contre enveloppe libellée et timbrée
(tarif lettre, affranchissement français), pour les Arts, auprès de Mme
Jacqueline GAZONNOIS, 3, Ancien Chemin de Paris, Hameau de Tillard à F-60430
Silly-Tillard ou par courriel à : tarkam@hotmail.fr;
pour la poésie, auprès de Mme Véronique Flabat-Piot, 220, Rue de
Maubeuge, B-6560 Erquelinnes (Belgique)
ou par courriel à : laplumevagabonde@gmail.com
REGLEMENT des Grands Prix 2013.13a
Le Cercle de Poésie et de Littérature de Kraainem (C.P.L.K.) [en périphérie de Bruxelles] ouvre, en 2013, ses Prix Internationaux de Poésie Annuels (Prix du Sonnet Régulier, Prix de Poésie Classique, Prix de Poésie Néoclassique Contemporaine, Prix de Poésie Libre, Prix de l’Humour (décerné parmi toutes les catégories précédentes) et son Prix International de la Nouvelle (œuvre de six pages maximum). Un Grand Prix couronnera, tant en poésie qu’en nouvelle, le candidat qui aura obtenu le meilleur résultat dans un maximum de sections.
Règlement contre enveloppe libellée et timbrée (tarif lettre, affranchissement belge) auprès de M. André FOURNEL, Avenue des Capucines, 51 à B-1950 Kraainem (Belgique) ou par courriel à : laplumevagabonde@gmail.com
Jean-Jacques Chiron nous propose cette actu :
« Voyez quel cirque autour d’un enfant de la balle :
Unanime, au galop, une presse s’emballe ! »
Celles et ceux qui le souhaitent peuvent m’envoyer leurs commentaires en quatre vers maximum à mon adresse isabelle.chalumeau@orange.fr jusque vendredi soir.
Je mettrai tous les vers reçus accompagnés du nom de chaque auteur dans un fichier que je publierai sur le blog samedi.
Merci à Jean-Jacques pour le lancement de cette nouvelle rubrique et à vos plumes !
Le thème « Crêpes et beignets » n’a inspiré personne…
Jusqu’au 28 février, nous aurons des oeuvres hors thème.
Pour mars, Marie-France Genèvre nous propose : les fleurs.
Ceux qui le souhaitent peuvent d’ores et déjà m’envoyer leurs oeuvres sur ce thème.
Malheureusement, ce thème n’a inspiré aucun poète de notre société.
Juste pour le plaisir, un petit texte de Robert Desnos :