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Archive mensuelle de décembre 2012

Voeux 2013

« Quatre saisons : Blanc, Vert, Bleu, Cuivre

Et nos désirs complémentaires,

Pour conjuguer le verbe « Vivre »

Aux impératifs de la Terre ».

 

BELLE ANNEE 2013

A VOUS TOUS, AMIS DE LA SPAF,

POUR ACCORDER LE VERBE VIVRE

A TOUS LES TEMPS DU VERBE ECRIRE.

 

Armand Bemer, délégué régional de Lorraine

Thème du mois de janvier : l’Orient

A la veille du 1er janvier, j’ai le plaisir d’introduire le nouveau thème proposé par Marie-France Genèvre : l’Orient.

Drôle d’adaptation

Drôle d’adaptation
Tempête de neige dehors
Ta méditation

Dernier souffle

Avec un dernier souffle il prit son départ
Vers la voie mystérieuse conduisant à la mort.
Ici où il repose, je cris l’entendre encore,
Le sentir près de moi pour maintenir la barre.

L’évolution des mœurs a voulu sans égard
Assombrir notre « fin » … Nous faire subir le sort
De voir réduire en cendres rapidement notre corps,
Comme un triste passé nous impose le regard.

Funérailles, sépultures sont des encombrements.
Adieux et crémations effacent les enterrements.
Peu de temps pour pleurer, parler, se recueillir.

Ne laissons pas nos êtres devenir des objets !
Considérer les Hommes, les traiter en sujets,
C’est respecter la Vie… La fleur sans la cueillir.

Les Visages de Noël

Les Visages de Noël dans Ami(e)s SPAF d'autres régions flabat-noel-2012-asbl

Le Père Noël

Le père Noël comme un coquelicot saupoudré de neige
bat la campagne mais pas le fer.
Il apporte aux enfants dans leurs chaussons :
un jeu de construction, un livre ou je ne sais quoi encore !
Puis, au matin, un bonheur étincelle d’un coup.

Noël blanc

Décembre mois immaculé, sur un chemin d’étoiles.
Sur le village, l’hiver a jeté sa fourrure d’hermine.
Au bord de la nuit, la saison s’est posée cristalline
Une pluie de neige opaline, se répand dans un voile.

Des maisons montent les fumées, voltigent les flocons.
Au cœur des cheminées; brulent les bûches crépite le bois.
C’est la longue nuit de Noël, la nuit divine de la saison.
Celle qui réunit les familles, dans les cœurs aux émois.

Moments festifs qui chassent, les bruits de l’an passé.
Fleurissent alors les rires, autour des festins de réveillon.
Dans la chaleur des foyers, les visages se parent de gaieté.
C’est la belle nuit de Noël, vibrante d’amour et de chants.

Au pied des sapins illuminés, les souhaits des enfants.
Sur leurs frimousses devenues anges, un rêve une prière.
Au fond de leurs yeux, un très vieux traîneau étincelant
Glisse par monts et par vaux, venu d’une terre millénaire.

Minuit carillonne au clocher, pour le prince des cieux.
Une chapelle scintille, en haut d’une colline blanchie.
Ses vitraux brillent de lumière, comme un brasier en feu.
Dans cette nuit sacrée, des hommes agenouillés prient.

Le sommeil s’est répandu, chacun songe dans la nuit.
Noël est à la porte des chaumières, de pourpre habillé.
Sous les sapins ornés, mille présents cotillons et confettis
Dans le ciel neige, un traineau file sous la voûte étoilée.

Au fond de la nuit, la saison s’est couchée cristalline.
Sur le village, l’hiver a posé son manteau d’hermine.

Les voeux des Ecrituriales

Les voeux des Ecrituriales dans Divers ecrituriales

Regardez !

Regardez ! Dans sa robe, aux pétales de soie,
La rose resplendit, elle est reine et le sait.
Sa fragrance ensorcelle un jardin qui flamboie,
C’est l’été, la nature est riante à souhait.

Regardez ! Sur le sable, exquise allégorie,
La femme est séduction, elle est reine et le sait.
Fasciné, le soleil, instant de poésie,
L’embrasse en son aura dans un accord parfait.

Regardez les amants, image intemporelle,
Quand l’amour va quérir dans un ciel triomphant,
Pour habiller d’azur les beaux yeux de la belle,
Le bleu de la romance et de l’enchantement.

Regardez ! Dans le soir, la dernière hirondelle
S’en va, pour un adieu, tutoyer l’infini.
Et, dans le champ de blé où repose, éternelle,
L’étoile du poète, un bleuet refleurit.

Trésor

Le trèfle à quatre feuilles au milieu des trèfles,
dans ne pas attendre,
dans oser,
dans les pas dans le pré sans le chercher
pour qu’il nous trouve, nous saute aux yeux
et se laisse cueillir entre deux doigts…
Trésor de la chance…

Le parcours de l’enfance

Au berceau de l’enfance et dans ses draps soyeux,
Le nourrisson s’éveille et, promptement, ses yeux
Tentent de décrypter les symboles du monde
Pour nourrir d’un savoir sa tête toute ronde.

Sa paupière frémit, son esprit vagabonde,
Car il ne sait du temps ni l’heur ni la seconde
Et dans l’espace clos qui devient écrasant,
Il appelle sa mère et se fait insistant.

Confronté, dans sa chambre, au vide de l’instant,
Il se sent oublié, malheureux, impuissant,
Et ses cris éplorés, suffoquant d’inquiétude,
Traduisent son effroi devant la solitude.

On ne lui a rien dit, offert de certitude,
Mais il ressent déjà l’horrible finitude
Qu’il lui faudra meubler de croyance et d’amour
Pour enrichir sa vie à la faveur du jour.

Le temps d’un baiser doux, l’horloge a fait trois tours
Et l’enfant, écolier, suit maintenant des cours.
Il apprend le calcul sur un doigt qui fourmille
Tant il fait des efforts pour plaire à sa famille.

Il préfère les jeux, les garçons et les filles,
Les tournois de ballons et son sachet de billes.
Ses notes, quelquefois, varient de haut en bas
Mais la confiance vient pour affermir son pas.

Chaque instant lui sourit, apaise les tracas,
Il aime les copains, la force de son bras,
Découvre l’amitié, la solidarité,
Un attrait pour le sport et la complicité.

Dans une évanescence et la fraternité,
Il traverse le temps de la fragilité.
L’âge ingrat le surprend, le tiraille un moment,
Puis il songe à demain pour l’orner d’un serment.

C’est ainsi que les jours, dans leurs défilements,
Séparent son chemin de celui des parents
Et, découvrant sa route et son indépendance,
Il ferme, en s’éloignant, la porte de l’enfance.

(Ce poème a obtenu le Prix Paul BRIQUEL au concours des Prix littéraires de Graffigny 2012)

Jour de chance

Sentir et revoir les errances,

Issues du fond de son enfance.

 

Oser voir avec bienveillance,

N’y trouver qu’une si belle instance.

 

Cueillir la rose de confiance,

Vêtue de pure préséance

Aimer cette nouvelle ambiance,

Nourrie d’une telle insistance.

Tomber puis avoir la quittance,

A l’aube d’un seul jour de chance,

En apprivoiser l’importance,

Tant que s’inverse la tendance.

 

Ouvrir un monde sans méfiance,

Unir ses envies en partance

Illuminer cette romance

 

A celui dont le cœur balance,

 

Léger et ivre d’ignorance, 

Allégé de tant de souffrance,

 

 

            Voir encore et toujours la rose,

          Inssaisisable du parcours,

         Eclose de ces beaux détours.

Palmarès du Concours de la SPAF Benelux

Je suis heureuse de pouvoir vous annoncer les résultats du palmarès des sections « Poésie » et « Artistique » du Concours de la SPAF Benelux.

 

Le jury constitué de : Véronique Flabat-Piot (présidente du jury) et de Charles Verfaille pour la poésie, Naty Garcia Guadilla et Irène Vandenameele pour la partie artistique, nous ont remis un travail appréciable

et nous les en remercions infiniment !

 

Vous trouverez en pièces jointes tous les renseignements utiles pour celles et ceux qui souhaiteraient assister à la remise des prix qui se tiendra le dimanche 24 mars 2013 en l’ Abbaye de Brogne (région de Namur),

à 11 heures ( à savoir : toute l’ infrastructure d’ accueil se trouve sur place, y compris le logement - voir les documents en PJ : dépliant et lettre des modalités de réservation).

 

Les membres du jury et moi-même serions heureux et honorés de pouvoir vous accueillir en ce lieu chargé d’ histoire qu’ est l’ Abbaye de Brogne, dans une région parmi les plus belles de Belgique (Namur)

appelée aussi « Vallée de l’ Art », au carrefour des Abbayes dont l’ histoire séculaire perpétue la tradition… épicurienne. Venez donc éprouver notre notre accueil, vous ne serez pas déçus des « petits Belges » !

  

En attendant ce plaisir partagé, passez de merveilleuses fêtes de fin d’ année, dans la santé, la joie et l’ amour des vôtres et à très bientôt – je l’ espère vivement - à Saint Gérard de Brogne pour la remise des prix !

 

Les jurys et toute l’ équipe de l’ Abbaye m’ accompagnent dans ces voeux ! Bien à vous tous et « heureux passage à 2013 ! « 

 

Roseline Gilles-Renier.

Organisatrice du concours et déléguée Benelux

fichier pdf Abbaye de Brogne dépliant
fichier pdf Palmares du Concours délégation Benelux SPAF
fichier doc Lettre accompagnement du palmarès

Maman, Nadia

Aujourd’hui nous sommes tous réunis pour te rendre un dernier hommage,
Et te dire que nous garderons dans nos coeurs, à jamais ton doux visage.
Tes yeux verts étincelaient aussi fort que des étoiles dans le ciel,
Et même par temps de pluie, ton sourire était un rayon de soleil.
Malgré les obstacles croisés sur ton chemin, tu restais un bout-en-train,
Et de toutes tes forces, tu auras mené ce combat jusqu’à la fin.
Tu aimais t’évader au travers du son de douces mélodies,
Et danser sur des rythmes effrenés jusqu’au bout de la nuit.
Soucieuse de ton intérieur, tu étais une petite fée du logis,
Mais surtout ce que nous retiendrons, c’est ta gentillesse envers autrui.
Nous prions tous pour que tu accèdes à une grande sérénité,
Entourée par tous les proches, qui, hélas, nous ont quittés.
Tu resteras notre petite maman et notre petite Nadia.
Et tu deviendras notre petit ange dans l’au-delà.

Froid noir

Le ciel est chargé de nuages indigestes
Le soleil ne dévore plus l’horizon
L’absence de couleurs rend ce jour funeste
Le gris qui domine emprisonne la raison

Les jours s’étiolent tels une vie qui se meurt
L’on dit ici que c’est le froid noir qui mord
Les âmes frissonnent et le soir, vient la peur
Car la nuit, sans fond, dissimule la mort

Derrière les carreaux, la lumière fait des yeux
Aux façades des maisons qui prennent vie
On devine bêtes et gens au chaud, près du feu
Dans la nuit se meurent des oiseaux sans nid

Dehors, recroquevillés sur leurs gelures
Ou échafaudant des palais de carton
Ils ont le firmament pour seule toiture
L’hiver fait mourir les hommes sans maison

La neige et le vent tissent un fin rideau
Et le ciel, si bas, nous caresse la tête
Certains portent l’hiver comme un lourd fardeau
La main roide tendue, pour quelques piécettes

Le vingt-et-unième siècle va sur ses treize ans
Marcherions nous tous vers un nouvel enfer?
Je veux croire en l’Homme, au feu qui brûle dedans
Comme à un soleil que l’on partage en frères

Comme à un soleil que l’on partage en frères.

Les clairs-obscurs

Les clairs-obscurs dans * CARL Jean-Joseph carl-couv-products-86507-165x300
L’auteur nous fait part de la parution de son recueil de haïkus (le 2e d’une série de 4) qu’il a édité à Thebookedition.com.
Cliquer sur le lien ci-dessous vous permettra d’accéder directement à la page du site qui présente le livre et de le commander ou le télécharger : http://www.thebookedition.com/les-clair s-obscurs-jean-joseph-carl-p-86507.html

Abécédaire

Abécédaire dans * DE BROUSSE DE MONTPEYROUX Patrick de-brousse-abecedaire

Pluie de cendres

Cruauté sans calcul de l’âge qu’on dit tendre.
Sous ton regard naïf, un ardent pic de braise
Emané d’on ne sait quelle intime fournaise,
La figure des vieux se recouvre de cendre.

Je me rappelle encore un effet si lointain.
Je me rappelle tous ces parchemins salis
Courbés sur mon enfance, leurs taches, leurs plis,
L’odeur aigre des bises du petit matin…

Ces visages cornés, sous mes mains étonnées…
Se peut-il qu’à ce jour tel masque ait pris sur moi,
Figeant dans sa glaise les marques de l’émoi ?
L’âge sculpte et fossilise les chairs fanées.

Je me rappelle aussi. Mon grand-père. Un gisant.
Sa tête sur le drap comme un roc buriné
Que la tempête aurait trop longtemps malmené.
Délivré de tout, de soi-même…Reposant…

Sous la cendre, avant ce terme, enfant, le feu couve.
Toi, moi, nous tous, pareils, consumés de désir !
Vois dessous la cendre les grains de peau rosir !
Je me rappelle. ..Ce volcan, je m’y retrouve.

Résultats du concours de La Ciotat

      Lauréats de la catégorie « Français »

  • Poème n°44 : Monsieur Jean-Jacques CHIRON, pour « Sainte Colombe » ;
  • Poème n° 42 : Monsieur Jean-Marc DELAYE, pour « La tulipe à Fanfan » ;
  • Poème n° 43 : Monsieur Sauveur PADOVANO, pour « Univers intemporel ».

 

      Lauréats de la catégorie « Langue d’Oc »

  • Poème n°8 : Madame Colette CIDALE, pour « Lou cinematougrafio a vist lou a la lume » ;
  • Poème n° 7 : Madame Andrée SENES, pour « Istori dou cinema » ;
  • Poème n° 10 : Madame Mireille GIRARD, pour « Lou cinema de nosti dijou ».

 

      Lauréats de la catégorie « Enfants »

  • Poème n°24 : Rafael SACADA, pour « Hommage au 7ème art » ;
  • Poème n° 48: Les MotZ’art, pour « Le sinnémad’iere » (poème collectif) ;
  • Poème n° 29 : Cassandre DEMAROLLE, pour « Les acteurs ».

 

      Lauréats de la catégorie « Langue d’Oc »

  • Poème n°8 : Madame Colette CIDALEI, pour « Lou cinematougrafio a vist lou a la lume » ;
  • Poème n° 7 : Madame Andrée SENES, pour « Istori dou cinema » ;
  • Poème n° 10 : Madame Mireille GIRARD, pour « Lou cinema de nosti dijou ».

 

      Les mentions du jury

  • Poème n°3 : Association la Carriero Drecho, pour « Despiei li fraire Lumiere » (chourmo 3) ;
  • Poème n°1 : Madame Chantal-Hélène MAYET, pour « Viage en lanterno magico » ;
  • Poème n°33 : Pénélope DAMMAN (17 ans), pour « Les stars et leur vie » ;
  • Poème n°35 : Pauline VALLEE (18 ans), pour « La vie est une scène » ;
  • Poème n°4 : Guillaume FISCHER (étudiant), pour « Le lac des signes » ;
  • Poème n° 53 : Emy WESTERMANN (étudiante), pour « Nouvelle réalité »

Grand-père

Ce vieil homme qui va là-bas, un petit enfant devant lui
Le dos courbé sur le chemin, les yeux ouverts au lendemain
Grand-père j’ai pris ta main, nous avons marché près de la nuit
Tu avais raconté le temps passé, à t’éveiller tant de matins.

Ta tendresse, est encore dans mon cœur un souvenir
J’ai ton visage auprès du mien, tes mots comme un murmure
Sur cette tombe du repos, je dépose mes baisers et mon sourire
Pour qu’ils te veillent, dans la paix et le silence de ces murs.

J’ai cette image d’un vieil homme, qui fût l’histoire de ma vie
A toi Grand-père, je dédie ces mots, écrit au cœur de ma pensée
Toi qui fus toujours là, pour mes joies, mes peines à l’infini.
Que mon tendre regard, soit auprès de toi dans cette éternité.

Ce vieil homme, qui va là-bas, sans plus d’enfant devant lui,
Le dos courbé sur le chemin, les yeux fermés au lendemain.
Grand-père je n’ai plus ta main, je suis seule sur le chemin
Mais sûrement qu’au bout de ma vie, je rejoindrai ton paradis.

L’arme originelle

Entre vos jambes elle pend en stalactite lourd
De tensions primitives dont rien ne vous nettoie.
Enfin est arrivé le moment du parcours
Où la nature permet qu’hommes et femmes ne soient

Plus seulement deux extrêmes, des êtres aux antipodes,
Mais offre enfin cette chance inouïe d’un genre nouveau
Mélange des deux présents dont chacun par un code
Était coupé de l’autre dans des rêves inégaux.

C’est l’aire de l’androgyne qui apaise le feu
De l’arme originelle dont elle calme la passion.
Elle qui a, tant de siècles, loin de cet entre-deux,
Exercé sa puissance sur la femme sans action.

Il s’élance l’androïde loin des sentiers battus
Des singes anciens et rustres encore assez vivaces.
Elle retombe la trique des vieux gorilles poilus
Des vikings et soldats dont est perdue la trace.

C’est tout juste si subsiste la nostalgie du mâle,
L’esthétique du machisme qui posait ses repères.
La femme ne se range plus dans sa classe ancestrale
Et la technologie a pris la place du père.

Donc il faut croire qu’un jour tombera la violence
Qui venait de cette arme à jamais déchargée
Et que cet être lisse et fluide qui s’avance
Amènera l’équilibre si longtemps recherché.

Et l’arme originelle bien flétrie comme un gant
Que vous dressiez si fiers tout plein de syncrétisme,
Celle qui, à l’origine des crimes les plus grands
A construit dans le sang, misogynie, fascisme…

Pourrira sous la terre, reniée par les hommes
Dont la matière enfin ne sera plus si dure.
Adam crevé, Ève, elle, dédaignera la pomme.
Masochisme, tyrannie, extrémités impures

Se verront évincées hors du monde humaniste.
Assagi et serein sera l’être rêvé
Délivré des pulsions qu’une nature égoïste
A ancrées dans les corps pour mieux les diriger.

Et c’est une brise légère qui circulera en lui
Au lieu d’instincts trop chauds qui le déréglaient vite.
Et le mal quittera les masculins esprits
Où la haine abritait les tourments de la bite.

Haïku (3)

Quatre jours durant
L’automne a tué l’été
Le sang coule aux arbres

Thème du mois de janvier : l’Orient

Aujourd’hui a été publié le dernier poème sur le thème “La chance”. Trois adhérents ont participé.
Jusqu’au 31 décembre, nous aurons des oeuvres hors thème.
Pour janvier, Marie-France Genèvre nous propose : l’Orient.
Ceux qui le souhaitent peuvent d’ores et déjà m’envoyer leurs oeuvres sur ce thème.

Chiffre fétiche

La chance me sourit, je suis née comme ça
Le neufnovembremilneufcentsoixantetrois
Que de neufs… !!!!, six et trois.
Novembre, onze ? Comment ça ?
Que me dites-vous là ?
Non, non, ça ne change pas,
C’est neuf plus deux et puis voilà…

Tante Paulette

Paulette en son quartier jouait à la sibylle.

Deux mains sur les tarots, le regard scrutateur,

Elle sondait votre âme, y guettant la couleur

D’un possible à venir, conforme à votre style.

 

 

En dehors de l’usine elle élevait des oies,

Cultivait au jardin de quoi nourrir son monde.

Ni son entrain de bon aloi, ni sa faconde

N’empêchèrent le sort de laminer ses joies.

 

 

La crise de vingt-neuf! Cette crise eut raison

De l’argent que l’époux reçut en héritage.

Le pactole sombra dans le commun naufrage.

Adieu le rêve de construire une maison !

 

 

La Française des jeux fit miroiter la chance,

Mais les bons numéros du jour furent nombreux!

Libérale, Paulette fit quelques heureux,

Se retrouva plus pauvre, et la tête en partance.

 

 

L’usine alors ferma, vendit son domicile.

Un fils, malgré l’éloignement de son travail,

Parvint à l’acquérir avant la fin du bail.

Pour sa longue vieillesse il en fit un asile.

 

(Extrait de Les Insignifiants)

 

L’enfant de l’automne

A la source de tes années j’ai déposé la vie

Pour l’éveil  de ton cœur, j’ai versé mon sang.

A l’aurore de ton regard, j’ai soufflé chaque nuit

Un peu de moi, pour te voir naître mon enfant.

 

Entends cette mélodie le chant de ma passion

Ecoute ma voix qui te murmure mon amour.

Entends cette symphonie, ma si douce chanson

Elle te berce dans mes bras, sur un écrin velours.

 

Laisse ton beau sourire, répandre sa lumière

Dans mon cœur, il éclabousse de couleurs.

Dans tes yeux l’âme des miens, ceux de ta mère

Mon petit ange, mon petit garçon du bonheur.

 

Laisse mes pas te guider jusqu’à cet homme,

Dépose un peu de ta vie au creux de mes années.

Laisse ta main, dans la mienne jusqu’à cet homme

Repose un peu de toi, au sommet de ma fierté.

 

Aux prémices de l’automne, au cœur de ma joie

Septembre mon fils, tant de toi un peu de moi

Tes yeux fermés, les miens au sommet de l’émoi

Mes larmes soleil, pour mon petit prince mon roi.

 

Au cœur de mon sein, tu as déposé un Paradis

A l’aube de ton sourire, j’ai versé chaque nuit

Un peu de moi, pour t’offrir la vie mon enfant.

 

Une maman à son fils.




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