Lune

Auguste lune

Ton regard froid

Me sauve de moi

De mes rancunes.

 

Telle une enclume

Tu restes coi

Mais de tes doigts

Derrière la brume

 

Viens remuer

Dans mon sommeil

Comme le soleil

Mon corps figé

 

Me rassurer

Dans un conseil

À mon oreille

Doucement soufflé.

 

Dans le pétrole

De ton lit bleu

Ton œil radieux

Appelle mon vol

 

Et l’âme molle

Vissée aux cieux,

L’esprit heureux,

Je quitte le sol

 

Puis je rejoins

Ta douce pâleur.

La nuit se meurt

Et je l’étreins

 

Et ne retiens

Que ta liqueur

À la faveur

De son déclin.

 

Puis je m’endors

Dans ton étau

Sous le rideau

De ton décor

 

Et sans effort

La nuit se clôt,

Le matin chaud

Déplie sa flore.

2 Réponses à “Lune”


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