La prison de tissu

En cachant le brillant de son regard de femme,
La grande burqa noire étouffe ce savoir
Que la fillette, avant, rêvait d’aller revoir
Après avoir senti s’allumer une flamme !

Car en quittant l’enfance et tous ses jeux de gamme,
Elle perdit l’élan de la vie allant voir,
Au sein de son tourment, le goût de concevoir
Pendant qu’elle reçut son carcan pour programme !

Alors, à ce moment, le visage caché,
La pauvre, encore enfant, a tout juste séché,
Sans qu’on ne la remarque, une larme rebelle.

Et puis, en s’éloignant vers son piètre horizon,
Son image est restée en ma mémoire telle
Qu’un graffiti creusé sur un mur de prison.

3 Réponses à “La prison de tissu”


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