A propos de l’Alérion d’Or

Lors de sa création, l’Alérion d’Or avait comme vous le savez, pour but de permettre aux lauréats de Grand Prix des Poètes Lorrains, désormais hors concours de pouvoir s’affronter en des joutes poétiques et amicales.

Il permettait en outre à la Délégation de Lorraine d’accroitre sa communication et son prestige, choses des plus importantes au regard de domaines concernant la culture, les arts et plus précisément la poésie.

C’est pourquoi j’avais, à l’époque, choisi le cadre de l’Hôtel de Ville de Nancy pour organiser chaque année la cérémonie de Remise de ce Prix, indépendamment  du Prix des poètes Lorrains qui était décerné dans la localité de résidence du lauréat. La cérémonie originale, en un lieu chargé de symboles, suscita beaucoup d’intérêt notamment de la part des médias

 

Ce prix de prestige, bien distinct des autres concours et concernant des poètes ayant reçu  le Grand Prix des Poètes Lorrains ne pouvait être comparé à celui-ci. Aussi  son règlement fut-il établi  de manière différente car il s’adressait à des candidats déjà hautement primés.

 

Cependant, il fut convenu lors de la passation de pouvoirs à  Armand  BEMER,  et ceci afin d’alléger sa charge de Délégué, de lui permettre de remettre l’Alérion d’Or dans le cadre de la remise des Prix des poètes Lorrains, bien que le Prix y perde de sa spécificité.

 

Or, la  question de déclarer hors concours le ou la lauréate ayant obtenu le Prix plus de deux fois, fut rapidement évoquée  (ce à quoi je dus m’opposer car cela nous ramenait à l’écueil de la mise hors concours du Prix des Poètes Lorrains que nous tenions à éviter.)

 Et, récemment encore, il fut proposé d’apporter de nouvelles modifications au règlement de L’alérion d’Or, lesquelles auraient conduit à d’autres similitudes avec le Prix des Poètes Lorrains.

 

Ceci m’amène, en ma qualité de fondatrice de ce concours, à demander de manière officielle qu’une dernière clause soit ajoutée au règlement de l’Alérion d’Or, stipulant qu’aucune modification ne puisse désormais être apportée au règlement initialement établi pour ce Prix, ce règlement ayant été en son temps, dument pensé, élaboré et ce avec le plus grand soin par Jean-Claude GEORGE  président de la SPAF de l’époque et moi-même.

 

J’ai fait part de cette décision à Armand qui a eu l’amabilité de m’en permettre l’annonce ici même ainsi que lors de la prochaine Remise des Prix, ce dont je le remercie très vivement.

 

Joëlle di SANGRO (février 2012)

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 En complément au texte de Joëlle ci-dessus, j’aimerais apporter les précisions suivantes pour replacer ces éléments dans leur contexte.

Lors de la première remise des Prix que j’avais en charge en tant que nouveau président de la délégation de la SPAF Lorraine, en 2009, j’ai souhaité conserver le cadre prestigieux de l’Hôtel de Ville de Nancy pour y organiser toute la cérémonie dans les Grands Salons.

Je souhaitais en effet regrouper les deux remises de prix pour plusieurs raisons : permettre à chaque adhérent de connaître l’Alérion d’Or (et les « Alérionnables », déjà lauréats du Grand Prix) ; réunir tous les adhérents sans distinction en une seule cérémonie de la « grande famille » ( environ 80 personnes); d’un point de vue logistique, simplifier l’organisation  autour d’une seule et même cérémonie ; prolonger la cérémonie par une exposition des œuvres d’Art de nos adhérents (peintures, photos, textes, ouvrages édités) installées sur grilles-caddie.

La salle fut réservée dès janvier (si ma mémoire est bonne) et je me suis ensuite heurté à des difficultés administratives et financières non prévues : il fallait louer les services d’une location de gardiennage imposée par les contraintes du plan VigiPirate (toujours en vigueur), fournir une assurance, participer aux frais techniques (sono, éclairage). Ces contraintes insoupçonnées (environ 500€) ont fait « exploser » mon budget mais nous avions une réserve de trésorerie grâce à la bonne gestion de Joëlle. Néanmoins, il m’a semblé impossible de maintenir la cérémonie dans de telles conditions financières sauf à répercuter les frais sur les adhérents. Je m’y suis refusé.

J’ai donc adopté la nouvelle formule : une journée dans un même endroit, avec remise des prix, repas, expos, rencontres, pour un prix que j’estime raisonnable.

Mais la juxtaposition des deux remises de prix a entraîné des questions de la part de certains adhérents : pourquoi ne connaît-on pas l’identité de l’Alérion à l’avance, ni le nombre de candidats, ni leur identité ? Pourquoi connaît-on le lauréat du Grand Prix à l’avance, ainsi que le nom des autres lauréats ? Pourquoi connaît-on l’identité du Prix Arthur Rimbaud ? Pourquoi, en quelque sorte, deux poids et deux mesures ? La raison en est simple et elle est rappelée ci-dessus par Joëlle. Ce sont deux concours différents, qu’il faut considérer séparément, et qui, en raison de leur histoire, ont des objectifs différents. Nous (le jury) prenons donc acte de la demande de Joëlle, qui, en tant que créatrice du prix, demande qu’aucune modification ne puisse plus, désormais, être apportée à son règlement.

Je puis vous confirmer par ailleurs que la presse se montre intéressée par le suspense entretenu autour de la révélation de l’identité de l’Alérion d’Or.

Voilà. J’espère que ces (longues) explications permettent d’éclairer vos interrogations éventuelles et je vous souhaite d’aborder sereinement les textes que vous allez proposer à nos prochains concours.

Armand BEMER (mars 2012)

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