2012 Les voeux du Coyote

Les droits de l’Homme méprisés,
Par les pouvoirs qui nous enserrent,
Un monde déstabilisé
Par le banditisme bancaire.
La dictature du profit
Par les fortunes arrogantes
Qui de la probité font fi,
Spéculations intrigantes.
Hauts salaires des dirigeants,
Des richesses, l’hégémonie,
Mais pour l’ouvrier indigent,
Du capital, la tyrannie.
Vol des terres des peuples noirs
Par affameurs de connivence,
La Nature sur le trottoir
Par les macros de la finance.
Dans l’ozone le trou béant,
Poisons des airs que l’on respire,
Corruptions des océans,
Pollutions de mal en pire.

Libérons nous des étouffoirs
Pour nos chemins, preste reprendre,
Sur les gibets du désespoir
Il ne faut point courir nous pendre.
Ne laissons plus fouler nos droits,
Nous obliger aux demi-voltes,
Car nous saurons marcher tout droit
Vers nos espoirs, vers nos révoltes.

2012 Les voeux du Coyote dans * BOARETTO Claudio Boaretto-CoyoteGondole-blog
« Bonne route pour Deux Mil Douze »

Claudio Dante Enzo Boaretto

10 Réponses à “2012 Les voeux du Coyote”


  • pascal kwiatkowski

    OUI, le temps « des indignés » est venu! Celui de la révolte couve après tant de résignation, de compromissions. Relevons la tête. « Marchons tout droit »!

  • ca fait du bien de lire ça…reprenons en effet le chemin de la révolte, il y a de quoi
    on nous endort

  • Je suis très en colère contre moi….

    « Les droits de l’Homme méprisés,
    « Par les pouvoirs qui nous enserrent,
    « Un monde déstabilisé
    « Par le banditisme bancaire. »

    enserrent et bancaire

    Aveuglé par fond, lors de l’écriture de mes vœux, je n’ai pas vu que les deux premières rimes féminines de mon texte n’étaient pas bonnes…. Lisant mon texte une semaine plus tard, donc beaucoup plus détaché du fond qu’au moment de l’écriture, je vois l’erreur de suite….. Voilà ce que c’est !… La tête dans le guidon, je ne l’ai plus pour analyser la forme élémentaire…. Ce qui m’énerve le plus, c’est quand je lis les textes des autres, c’est le genre d’anomalies qui me saute immédiatement aux yeux…. Mais quand c’est pour moi, je suis trop dans l’idée et dans le message que je tente de faire passer et je ne vois plus des erreurs évidentes de forme…. Cela vient aussi du fait que, isolé au milieu de la lagune vénitienne, je n’ai plus d’amis ou de copains « escrivailleurs » comme moi à qui je pouvais dire « tiens regarde le dernier truc que j’ai écris » et ce genre d’erreur était aussi détectée par les potes…. C’était comme un petit jeu entre nous, trouver ce qui n’allait pas dans le texte du copain….

    Le pire, c’est que cela ne me prend que deux minutes pour corriger….

    « Les droits de l’Homme méprisés
    « Par les pouvoirs et leurs sicaires,
    « Un monde déstabilisé
    « Par le banditisme bancaire. »

    J’ai remplacé « enserrent », la notion d’enserrer, d’encercler, d’étouffer, par « sicaires » qui est un synonyme historique de « tueurs à gages »…. Et ca me plait bien, je trouve même que cela va mieux….

    Je vous prie de m’excuser quoique je me sente inexcusable, et si jamais vous voyez autre chose qui ne va pas (mis à part les rimes entre singulier et pluriel que je ne respecte pas sciemment) dites le moi, dites le moi….

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  • dans le commentaire précédent, lire :
    « et ce genre d’erreur était AUSSITÔT détectée par les potes…. »

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  • Enserrent… bancaire… Franchement, je ne vois là rien de choquant… La rime n’est n’est pas riche mais suffisante (c’est ainsi que l’on nomme une rime qui n’a pas de consonne d’appui commune).
    J’aime beaucoup la conclusion de ton avant-dernier paragraphe : « Et ca me plait bien, je trouve même que cela va mieux…. » C’est exactement l’argument que je mets en avant aux poètes qui me disent qu’à force de vouloir respecter la prosodie, on ne dit plus ce que l’on veut. Ta phrase illustre à merveille mon propos : l’obligation de changer un mot nous en fait parfois un découvrir un autre qui est beaucoup mieux, pas seuleemnt dans le respect des règles de la prosodie, mais aussi dans la force de la pensée qu’il doit traduire.

  • la rime féminine sans consonne d’appui, c’est pas terrible à mon sens….
    Mais T’as raison Zaz…. Chercher des alternatives à l’écriture du premier jet, ca fait travailler un peu le ciboulot et souvent trouver de meilleures solutions….

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  • tu as raison de corriger , surtout si tu en étais fâché.

    Et puis c’est vrai nous voyons mieux en lisant , qu’en étant dans notre « guidon » roulant à la vitesse de notre pensée et là s’échappe le maillot jaune ( de l’erreur ) !mais tout cela n’est pas grave , tu l’as vu et rectifié
    amicalement
    katy

  • Je ne partage pas tout à fait ton avis, Claudio. Une consonne d’appui donne une rime riche. Or n’avoir que des rimes riches dans un poème n’est pas forcément heureux. Personnellement, je les privilégie dans les rimes embrassées, 1er et 4e vers, mais pas dans les 2e et 3e. On se restreint à ne faire que dans la rime riche et ce n’est pas forcément harmonieux.

  • Que te répondre Zaz, sinon que je suis amoureux de la rime riche surtout dans sa forme féminine…. Et si parfois elle manque dans mes textes, que la consonne d’appui fait défaut, c’est que je n’ai trouvé ni le mot, ni la forme qu’il convenait pour la nicher au bout de mon vers…. Alors j’utilise la rime suffisante mais toujours un peu à contrecœur, comme un pis-aller….
    Ce qui m’indispose, comme dans ce dernier texte, c’est quand elle m’échappe, que je n’ai pas vu que je l’avais ratée…. Quand je le sais, c’est bon, je n’ai pas trouvé donc je fais la part du feu….
    Évidemment la rime riche restreint le vocabulaire, mais lorsqu’on l’entend au bout de chaque vers, contrairement à toi, j’y trouve une harmonie dont je ne me lasse pas, cette musique des mots qui tombent juste à l’oreille…. C’est aussi une des raisons qui fait que j’aime les rimes plates et que je les utilise souvent…. Le retour immédiat de la rime m’agrée toujours, c’est magique !…. Dans les rimes embrassées parfois, entre le 1er et le 4ème vers, on a tendance à l’oublier…. Donc tu as bien raison de la privilégier pour qu’elle revienne bien en mémoire….

    Personnellement, c’est l’amour de la rime qui m’a amené à la versification….

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  • J’adhère à 100% à ta conclusion et j’apprécie beaucoup que tu utilises le mot versification, car nous savons bien que la poésie ne se restreint pas à ce type d’expression, elle est partout. Mais quand on aime la versification, on est bien sûr amoureux de la rime et même d’un tas d’autres petites règles.

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