Commentaire sur le poème « silence »

Suite aux multiples dysfonctionnements que connaît actuellement le blog, rendant sa consultation et sa gestion particulièrement difficiles, Gérard me demande de publier ce texte qu’il n’a pu insérer en commentaire dans l’article idoine :

« Après un automne bien chargé, si je lis épisodiquement les commentaires du blog, je n’ai pas trouvé assez de disponibilité dans les urgences pour apporter ma participation, qui connaîtra encore inévitablement des irrégularités. « La vie n’est pas un long fleuve tranquille ».

Après les bousculades qui ont précédé puis suivi (et ça continue avec pas mal de courriers) la parution du recueil des feux d’Eden, et à quelques pas de Noël, j’avais envie d’un moment de contact qui se situe dans une dynamique pour l’année à venir.

Je me branche donc d’abord sur une plage de commentaires concernant le poème « Silence » pour entrer sur le blog, car j’ai été un peu surpris par une sorte de retour en arrière au regard de tout ce qui a déjà été développé l’an passé sur une déontologie qui, je crois, était partagée, qui n’a pas souffert de contradiction à ma connaissance, et je crois que ni Isabelle, ni Joëlle, ni Armand, ni Jean-Claude ne me démentiront.

Le blog m’apparaît comme un espace de communication libre de textes et d’œuvres créés dans l’esprit dela SPAF, et qui emportent en premier lieu le respect de la production partagée et non pas l’attente de critiques ou conseils que l’auteur ne souhaite pas.

Cette fonction m’apparaît VITALE.

Si par ailleurs un auteur souhaite des reflets ou conseils sur la forme ou le contenu au niveau de la prosodie s’il écrit dans une forme classique ou proche, il le dit, et tout le monde se comprend bien ! Pour les commentaires, nous avons la large palette des rebonds sur notre propre vécu, et c’est déjà beaucoup, et agréable à lire.

Pour ce qui a trait aux demandes d’aide, nous sommes quelques uns à conseiller à partir de notre expérience des poètes qui le souhaitent, et les résultats sont probants. (J’en ai moi-même bénéficié, et je peux dire jusqu’il y a très peu de temps car un certain nombre de vos remarques ont été intégrées dans les textes du recueil des « feux d’Eden ».)

Pour mon compte, dans cette possibilité, je n’en déduis pas que je fais acte de pédagogie, mais plus naturellement, parce qu’il y a des règles simples, et exprimables d’une façon claire, plus directe ou plus illustrée à notre niveau que dans des traités de prosodie, règles que nous avons fini par faire nôtres, que je peux transmettre d’une façon raisonnée et non « brutale » une part de mon expérience.

Alors, dans ce temps de Noël où il est de tradition d’évoquer des réalités paisibles et conviviales, je souhaite pour l’avenir, en commençant 2012, que nous puissions tous adhérer dans l’espace du blog SPAF (car c’est le nôtre et nous avons à nous l’approprier), respecter cette déontologie, et développer dans la dynamique du blog les possibilités d’aide que SOUHAITENT certains membres, soit par le blog en exprimant clairement la demande de critique positive, et cela peut-être enrichissant pour tout le monde, soit par les courriels personnels qui peuvent être communiqués par Isabelle si le titulaire y consent.

Pouvons nous repartir sur ces bases qui me paraissent saines et intéressantes pour tous ?

Pour terminer, j’avais envie de vous dire que, personnellement, je ne croyais pas que l’on puisse encore vendre, aujourd’hui, de la poésie en forme classique ou proche. C’est mon éditeur qui y a cru, et il avait raison, car finalement, si dans les « feux d’Eden », il y a beaucoup de dessins qui frappent, les retours les plus forts en émotions que j’ai pu avoir concernaient bien des textes, et cela dans un domaine où on ne peut pas dire que la poésie y soit associée dans les mentalités. Et le plus étonnant, c’est sur Nancy où je pensais ne rien vendre ou presque que j’ai eu des retours inattendus, moins que sur le pays haut, bien entendu, mais dans une proportion à laquelle je ne m’attendais pas.

Non, la poésie n’est pas  « as been », et je vais entreprendre également un petit travail avec les écoles du pays-haut, parce que nous avons à transmettre cette forme jubilatoire de la langue que les Belges et canadiens francophones, entre autres ont pris à cœur d’une façon qui ne peut que nous mettre bien en selle, ou en cap.

Hissez haut, n’est-ce pas Claudio !

Bonnes fêtes de Noël de te fin d’année

Bien à vous toutes et tous

Gérard »

1 Réponse à “Commentaire sur le poème « silence »”


  • Oui, Claudio, je suis parfaitement d’accord sur le fond et tu le sais puisque c’est à peu près ce que j’écrivais aussi il y a un an. Aujourd’hui, avec un petit peu d’expérience, mon regard a bougé. Mon maître mot est l’accueil, réalité inconditionnelle tant qu’elle ne porte pas atteinte aux personnes, à leur dignité, opinions etc. Les personnes qui ont la chance d’avoir trouvé un blog qui « édite » leurs textes peuvent se trouver échaudées par des « critiques » qui, certes ont (ou pas forcément) leur raison en prosodie, mais pas au plan de cet accueil dont je parle plus haut. Il faut quitter je crois le pur raisonnement technique pour se recentrer sur l’objectif du blog qui ouvre grand ses portes à qui veut, et j’insiste là-dessus, à tout conseil possible, traités de prosodie, articles etc.

    Les personnes qui se trouvent attirées par « la belle oeuvre » si j’ose employer cette licence, y viendront forcément.
    Finalement, à tous ceux qui pensent que l’écriture des autres est perfectible, n’est-ce pas d’abord un enseignement silencieux de leur part avec la parution de textes bien frappés, classiques, néo classiques ou décidément moderne, on s’en fiche, que les choses avanceront. Et pourquoi avons-nous pour la plupart d’entre nous pris des « maîtres » parmi les grands auteurs qui, eux, ne nous ont jamais fait d’autre remarque que celle que nous pouvions nous-mêmes déduire de leur art ?

    Voilà, Claudio l’essentiel de ma pensée pour aujourd’hui, le simple accueil des textes, en faisant totalement confiance à Isabelle pour bloquer ceux qui se situeraient hors du domaine du blog et du respect d’un certain nombre de valeurs que nous reconnaissons tous au sein de la SPAF.

    Et pour le reste, la plupart se perfectionneront, et je me mets dans le lot, s’ils en ont envie et à leur rythme en fonction de leurs incitations du moment.

    Bon Noël !

    Allez, hisse le foc pour aller bonne allure sans pour autant changer d’amures !

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