A l’ombre de ma prison

Quelle faute, ai-je commise 

Pour qu’ennemie, fusse ma vie 

A quelle folie, s’est-elle soumise 

Pour que je vive cette agonie 

 

Je suis ailleurs, je suis ici 

Je suis lucide et je suis fou 

Tantôt l’envie, tantôt l’oubli 

Je suis malade, je deviens fou. 

 

Qu’on m’arrache, à cette nuit 

Qu’on brûle, mon âme qui me nuit 

Je suis, la plainte et le cri 

Je suis dément, mes yeux me fuient. 

 

Quelle faute ai-je commise 

Pour que prison fusse mon lit 

Folie, pourquoi t’es-tu éprise 

Pour que je vive dans l’agonie. 

 

Je suis ailleurs, je suis ici 

Je suis le calme et le cri 

J’écoute la nuit, sans plus de vie 

Mon âme, mon corps sont si meurtris 

 

Où est le jour, où est la nuit 

Je crie, je hurle dans le noir 

Qu’on m’arrache à cette folie 

Je crie, je pleure au désespoir. 

 

Une larme coule sur ma joue 

J’oublie mon corps et qui je suis 

Elle gronde, comme un océan fou 

Et je me noie, au creux de son lit. 

 

Je sens le froid, me pénétrer 

Comme l’océan, sur ma joue 

Mon visage, ne cesse de pleurer 

Une pluie de larmes, coule sur mon cou. 

 

Quel péché, ai-je commis 

Pour qu’ennemie, fusse ma vie 

Pour que je vive cette agonie. 

4 Réponses à “A l’ombre de ma prison”


  • Bon ben tout ça, c’est pas trop bon pour le moral…..

    Dernière publication sur Photos, Reportages, Chansons, Venise : L’EXTRAORDINAIRE PASSIFLORE

  • quelle que soit la maladie, la folie, la douleur ??
    pourquoi aurait-on fait un pêché pour mériter cela ??
    non je ne crois pas.

    cette explication serait comme une punition justifiée
    alors pourquoi ?? dans quel but??

    cela ouvrirait-il les yeux à ceux qui « mériteraient » pour crimes et autres cruautés d’être dépecés pour ces « pêchés commis » ?? qui leur feraient cela?
    quelle dose pour les pires ??
    cette notion de pêché qui entraine une douleur infinie  » justifiée » par le pêché lui -même en quelque sorte? à moins de s’auto punir par culpabilité

    Cela pourrait faire un débat Isabelle? non ?
    Katy

  • Bien sûr, tout peut être sujet à débat !

  • Un beau poème Elisabeth

    la souffrance dont tu parles me fait penser à ce que font les américains, faire durer « le plaisir » dans le couloir de la mort.

    quand c’est annulé au dernier moment et traîne pendant des années, ça, c’est raffiné aussi
    Je me mets à la place du condamné…c’est encore pire je trouve

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