La perfection…

Marie-France nous propose un nouveau sondage :
La perfection est-elle figée ?
Vous pouvez voter ci-contre.

41 Réponses à “La perfection…”


  • Joëlle di SANGRO

    A mon sens, s’il est une chose qui n’est pas figée, c’est bien la perfection!

    Puisqu’elle est toujours perfectible!

    Rien n’est parfait et c’est là une des misères du monde…hélas!

    Ceci posé,un tel orgueil, une telle auto-satsfaction « gonflerait » ceui ou celle qui pourrait s’en prévaloir, qu’il est sans doute préférable qu’il en soit ainsi!

  • Un monde parfait ne serait-il pas triste à mourir ? D’où l’idée avancée par certains que le Paradis doit être très ch… !
    Et puis l’idée de la perfection est très subjective. Nous connaissons tous des gens qui pensent avoir atteint la perfection dans leur art quand nous pensons, à tort ou à raison, qu’ils n’en sont qu’au balbutiement.

  • On dit que l’homme est un animal perfectible … seulement l’homme ? Bien sûr, puisque la femme, elle, est parfaite !!!

  • Joëlle di SANGRO

    Evidemment, Pierre!

    Merci de ce constat!

    (mais il était en ce débat question de tout, sauf d’elle définitivement mise « au dessus du lot! »)

    …Je suis même trés étonnée qu’il te soit venu à l’idée de faire la comparaison…

  • Non, Joëlle, ce n’est pas un constat, c’est un compliment … nuance !
    Et une opportunité à laquelle je n’ai pas su résister … une pirouette qui me permettait de ne pas répondre à la question posée.

  • Joëlle di SANGRO

    Et ce n’était, mon cher Pierre, qu’une pirouette de ma part pour ne pas, précisément, rougir dudit compliment!

    (Ah, ces poètes…que des gens compliqués!)

  • Pourquoi le paradis serait-il ch….. comme tu le dis Isabelle?
    un repas parfaitement réussi n’est pas ch…..
    un spectacle au TOP est parfait et pas ch…..
    un jardin super entretenu et parfaitement mis en valeur n’est pas ch….
    etc..etc../
    en fait ce mot est « insupportable » à l’homme puique seul lui n’arrive pas à cet état de prefection, et en fait pour quoi faire ? pour qui?
    mais on peut l’être à un moment précis , où d’un seul coup nous vivrions en état de grâce quels instants , ou la nature, les gens, l’air tout ce qui nous entoure semble parfait et nous aussi !! mais cela est si rare ces instants magiques
    bon voilà mes premières idées
    et OK avec toi Pierre pour la femme en général ( cela est amusant et fait plaisir un tel compliment MERCI)
    bisous
    katy

  • Tu as sans doute raison, Katy. C’est juste que l’imperfection me semble plus intéressante en ce sens qu’elle donne quelque chose à faire et espérer.

  • Joëlle di SANGRO

    Ceci dit, Isa, pourquoi penser que le paradis puisse être un lieu de perfection?

    Peut-être est-ce simplement un état de grâce et de plénitude permanent tellement intense qu’il nous comblerait.

  • Mouais… peut-être… mais comme il n’y a aucune chance que j’y accède, j’me casse pas la tête !

  • Joëlle di SANGRO

    « On ira tous au paradis, (mê’êm’moi)! »

    Tu connais la chanson Isa!

  • Tous ??? T’es sûre ??? Tu veux dire tous ceux que j’aime et pis même les autres ? Mais… et l’enfer alors ? C’est qui qui va y aller ? Toute chose ayant son contraire, s’il y a un paradis, il faut bien qu’il y ait un enfer. Ou alors, peut-être qu’on va faire un tour en enfer pour expier, puis au purgatoire pour mariner, et après, hop ! tout le monde au paradis ! Ben mon vieux ! c’est pas rigolo tout ça ! Je préfère encore une chienne de vie !

  • l’enfer c’est simplement, dans un lieu indéfini un état de souffrance sur terre déjà….plus ou moins long! plus ou moins intense !
    Pour certains de la vie à la mort presque, comme les grands malades, les gens qui vivent dans des pays en guerre, les enfants violés ou maltraités …/…ceux qui ont faim…j’en passe..
    l’opposé à cela pourrait être un commencement de paradis, il suffit de le vouloir , d’y croire.
    Et qui sait dans cet ailleurs??
    Rien ne doit être comme on se l’imagine, ce doit être plus merveileux encore , nous sommes de la matière qui se transforme indéfiniment , DIEU serait le premier écolo recycleur.
    bon dimanche
    katy

  • merveilleux ( désolée)!
    comment aller au paradis sans les deux « L »
    katy

  • Si j’ai du mettre ma participation au blog au rang des activités élaguées, et cela à regret mais par nécessité, il n’y a pas de page de tournée et quelquefois, lorsqu’il y a « une lucarne », j’ai quelque regret de me taire.
    Le sujet proposé touche à tant de choses, et rejoint tant de murs auxquels je me suis heurté. Heureusement, il y a des questions auxquelles je n’ai jamais trouvé de réponse, et c’est la sagesse même de la providence de ne pas me les avoir fournies.
    Sur le mot perfection, il y a deux niveaux qu’il serait malvenu de confondre, car nous ne parlerions pas le même langage. Il y a ce que je nomme la « perfection courante », qui peut parfois passer pour un abus de langage. Ah, ce repas était parfait ! L’exemple de Katy fait partie du quotidien. Ce que nous trouvions parfait et nommons comme tel signifie que nous ne trouvons rien à redire, à « critiquer ». C’est l’acte, c’est l’ouvrage, qui paraissent bien achevés. L’auteur est allé, dans son expression, au bout de son potentiel.
    Mais la perfection en tant qu’idéal, c’est une « autre paire de manches ». Elle rejoint les réalités du monde de l’Esprit (philosophies, religions, croyances), et on passerait sa vie à disserter à son sujet, elle qui n’existe justement qu’au niveau de l’esprit.
    Elle est essentiellement utopie, c’est à dire un inaccessible vers lequel nous marchons parce que la direction qu’il indique nous paraît la bonne et la seule possible pour faire advenir l’humanité qui se trouve malgré les milliers d’années d’expérience, à l’état d’éternel projet, et finalement, pour tout dire, nous rendre heureux, d’un bonheur profond. Que demander de plus que d’avoir un guide sûr, et l’éternité pour accéder à ce qui au final, dans l’état de notre esprit pourrait se révéler tout à coup comme un enfer, car la Vie, c’est avant tout une DYNAMIQUE et non un ETAT.
    Bien que de sensibilité chrétienne, et particulièrement mariale, je ne crois nullement à ces histoires à dormir debout de paradis et d’enfer, et de tri entre les hommes dans une forme de manichéisme qui ne peut jamais constituer ou justifier une philosophie.
    Et si effectivement Jésus parle souvent du tri entre le bon grain et l’ivraie dans des propos qu’il faut considérer comme des paraboles et non comme des recueils de lois, on ne peut jamais isoler l’une de ses phrases sans se rapporter à l’intelligence de l’ensemble de ses propos, et de leur cohérence avec les textes dont il s’est lui-même nourri et qu’il ne dément pas. Car il est écrit notamment, et il le rappelle (je ne me souvins plus du texte exact, mais les habitués des lectures de la Bible le reconnaîtront) « si un enfant a faim, son père lui donnerait-il à manger un serpent, ou s’il a soif, lui donnerait-il une pierre ? » On n’y évoque pas de bon ou de mauvais enfant. Ce sont ses enfants.

    Et pourrait-on se référer à l’infinie bonté qui anime le Père en donnant crédit à un tri qui ressemble atrocement à celui des nazis dans les camps de la mort, la file de droite et la file de gauche ? Non, tout cela n’est pas sérieux. Et c’est pourquoi je suis satisfait de n’avoir pas de réponse à un certain nombre de mes questionnements. J’ai appris que le mal, le plus dangereux, le plus meurtrier, c’était en fait le doute, et si nous pouvons avoir confiance dans le mouvement auquel la Vie nous fait participer, et cela malgré les cris de révolte que nous pouvons légitimement pousser devant les douleurs et les injustices flagrantes qui nous touchent ou touchent l’entourage, notre mission est probablement dans la lente transformation des choses qui ne doivent jamais nous faire opposer d’une façon définitive et sans appel la perfection et l’imperfection, le bien et le mal comme si nous en connaissions tous les tenants et aboutissants.
    Lorsque Jésus leur dit , aux juges de al prostituée,« que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre (c’est-à-dire celle qui normalement tue), il sauve une vie que la loi condamne pourtant sans faille. Est-ce un miracle, ou est-ce plutôt la voie qu’il veut nous montrer pour aller vers cette fameuse perfection que nous n’atteindrons jamais pour notre plus grand bien ? Car le désir de perfection n’est pas essentiellement dans nos œuvres matérielles. Les inclinations du cœur sont les premières en ligne, et sans elles le reste ne me paraîtrait qu’inconséquences, me ramenant à cette citation souvent répétée et qui est devenue un viatique dans mes moments de doute « Sic transit gloria mundi »..

  • Merci Gérard et bon « dimanche » !

  • Notre philosophe est de retour, et quel plaisir de le lire….

    Dernière publication sur Photos, Reportages, Chansons, Peintures, Venise : LES TROIS ÉGLISES ISOLÉES DE HAUTEFAGE LA TOUR, SAINT THOMAS

  • J’ai lu avec intérêt le post de Monsieur Dalstein et pense, en effet que, si l’on doit s’interroger sur la notion de perfection, il nous faut s’interroger sur la notion de Bien et de Mal, la Perfection étant alors considérée comme « la forme suprême du Bien ».
    Or, un problème se pose car ce qui nous semble bien, vrai, vertueux sous nos latitudes ne l’est pas forcément dans les contrées plus lointaines. Parfois, une simple frontière suffit à renverser la notion de Bien et de Mal: « Vérité en deça des Pyrénées; Erreur au-delà » disait Pascal. Propos qu’étayait déjà Montaigne quand il écrivait dans ses Essais: « Il est des peuples qui ont un chien pour roi. Il est des peuples qui mangent leur père afin de donner à l’auteur de leurs jours la plus digne et la plus honorable sépulture ». La notion de Bien et de Mal -et donc de perfection- dépendrait ainsi intimement de notre regard, lui-même influencé par des codes sociaux qui, malgré leur apparence de parfaite légitimité, peuvent nous induire en erreur: ainsi concluait Montaigne « En vérité, dès notre naissance nous humons les règles de la coutume avec le lait (…). L’accoutumance est une traîtresse maîtresse d’école ».
    Par conséquent, je pense qu’il faut se méfier des utopies qui, selon des codes sociaux qui leur sont propres, tendent à figer l’individu dans une uniformité extrêment dangereuse. Un idéal social et humain est louable en théorie mais quand on passe à la pratique, cet idéal peut se transformer en enfer. Songeons aux dictatures d’hier et d’aujourd’hui: le stalinisme n’a-t-il pas vu le jour suite à ce désir pourtant très noble et très louable déjà énoncé par Rousseau à savoir absence de bien et de propriété privée qui accentuerait l’inégalité entre les hommes?
    On croyait au XVIème siècle que le parfait était immuable; par conséquent l’Eglise de cette époque n’admettait pas que la terre pût tourner autour du soleil, sinon il aurait fallu admettre que la terre n’était pas parfaite (puisqu’en mouvement), qu’elle n’était pas au centre de l’univers et donc que l’homme lui-même n’était pas parfait. Toute pensée qui allait à l’encontre de cette idée religieuse de perfection était qualifiée d »hérétique ». On en a brûlé des gens pour cela… Là encore, preuve -s’il en faut- qu’une idée arrêtée de perfection peut engendrer l’enfer, avec ses bûchers,sur terre…
    Aussi, je pense que la perfection, comme vous le dites, Monsieur Dalstein, est Mouvement. C’est un Chemin et non une Destination comme le préconisent les enseignements bouddhistes. Et ce mouvement inclut la mort dans la vie, l’absence dans la présence… Regarder dans la nuit et penser que chaque pas est à faire. Un pas pour un autre pas… Un pas pour lui-même…Avancer, un pas après l’autre, même dans le noir, même en chemin escarpé, c’est avancer…
    Et si j’utilise une aure métaphore, je dirais que la perfection, c’est toujours réajuster la cible et lancer au plus près de cette cible, en recommençant, chaque fois, encore et toujours, car toucher le centre n’est jamais définitif, jamais gagné. Et toucher le centre une fois ne signifie pas qu’on le touchera une seconde fois, d’autant plus que la cible se déplace au fur-età-mesure de l’existence…
    C’est ce constant réajustement qui nous maintient en vie, dans notre humble perfection.
    Je vous souhaite un bon dimanche.
    Bien cordialement
    Geraldine

  • Cher Gérard
    Tu as parfaitement fait la synthèse de tout cela et quoi dire derrière toi?

    « Les inclinaisons *du coeur sont les premières en ligne, » très jolie expression! et si vraie; Utopiques souvent comme tu le précises plus haut, mais celles* vers lesquelles nous tendons tous à accèder.

    Le coeur nous montre un chemin qu’aucune raison ne nous tendrait à prendre
    mais cette perfection intérieure que nous donne l’amour d’un ( d’une autre) de Dieu, des humains, des animaux….est si merveilleuse, jamais nous n’atteignons cette « perfection impossible  » sur terre!! ou bien quelques instants fugaces, mais comme ces moments là sont d’une infinie pureté, proche de l’extase.. et comme ce paradis promis sera une pure merveille s’il y ressemble! ( ce auquel je crois).

    Tu as bien fait de revenir philosopher sur le blog
    amicalement
    katy

  • Oui, Géraldine, je te remercie déjà pour la suite que tu donnes à mon article avec la profondeur et la justesse de tes réflexions et je peux contresigner tout ce que tu nous proposes dans ton développement, en nuançant toutefois ce qui est dit au niveau de l’utopie.
    En effet, l’utopie je l’appréhende comme une force motrice, et non un but à atteindre. Les véritables utopistes, dont nous manquons cruellement aujourd’hui, de même que les religions manquent de « prophètes », sont des visionnaires qui mettent en mouvement des regards nouveaux sur des choses anciennes, et l’exemple le plus simple et le plus proche de notre vécu collectif que je puisse donner est celui de la démocratie. Car la démocratie, c’est à dire la prise en main de sa destinée collective par le peuple lui-même est une utopie par définition. Parler de nos démocraties constitue un abus de langage. Nous vivons dans un système républicain. C’est, cela pourrait être, mais nous nous en éloignons de plus en plus (c’est mon seul avis que j’engage ici), une étape de plus vers cette cible de la démocratie qui, certes, continuera toujours à s’éloigner au fur et à mesure que nous pourrons avancer, et du fait même de nos « imperfections », mais dont nous, pourrions reconnaîtrons la dynamique, la « divine » dynamique. Car l’utopie, comme la perfection, appartient au monde de l’Esprit.
    Sans les moteurs de l’utopie, je crains que nous ne soyons condamnés à un monde de gestionnaires et de comptables…N’est-ce pas déjà un peu le cas ?

    Bonne soirée

    GD

  • je me réjouis donc d’être si souvent « traitée » d’utopiste!
    enfin je vais en être fière
    amical clin d’oeil
    katy

  • Je suis d’accord avec vous, Monsieur Dalstein; l’utopie est davantage un élan, une dynamique qu’un accomplissement total. Votre distinction entre « république » et « démocratie » est fort juste à mes yeux; nous ne sommes pas encore arrivés à ce degré ultime de la république qu’est la « démocratie » -pour le moment encore irréalisable malgré la très grande ancienneté de ce rêve -la démocratie athénienne en est l’exemple et la république (« res publica; affaires concernant le peuple et non une petite élite »; si je ne me trompe ne trouve-t-on pas cette idée dans la République de Platon?) poussait à un degré très élevé ce pouvoir du peuple qu’est la démocratie. Hélas, cet idéal platonicien est encore irréalisable; il appartient toujours au monde des Idées, des Essence. D’ailleurs, quand on lit des utopies, on s’aperçoit bien que ce sont des lieux parfaits qui n’existent nulle part, qui tendent vers une existence… mais qui ne sont pas là, pas encore. Le sens étymologique d’ »utopie  » (du grec, ou-topos) signifie littéralement non-lieu. C’est un concept inventé par Thomas More lui-même. Si on prend l’utopie de l’Abbaye de Thélème de Rabelais (l’abbaye du bon vouloir), on s’aperçoit que cette prescription de la Liberté « Fais ce que voudras » est impossible et que la contradiction inhérente à cette phrase -comment peut-on prescire la Liberté?- est irréductible. Et pourtant, ce serait cela, la « démocratie » -l’accomplissement politique et social de l’homme-. Mais on ne peut pas prescire une démocratie… Sinon, cela n’en est plus une.

  • Aussi, rêvons de perfection… N’abandonnons pas l’idéal, vous avez raison, c’est ce qui permet de croire en la perfectibilité de l’homme, en son devenir -et je pense que ce dernier est infini.
    Tant pis pour les désillusions, tant que ce ne sont que des désillusions. Cette idée de l’Europe, Victor Hugo l’avait déjà conçue. Que penserait-il aujourd’hui de son mode d’application?
    Alors, « utopie », oui! Je pense que la quête d’un degré plus élevé est nécessaire mais tout en restant mesurés et prudents car, entre utopie et contre utopie, il y a parfois une très mince frontière qu’il ne faut pas franchir.
    Bien cordialement
    Geraldine MULLER

  • PS: Quand je parle de « contre-utopie », je pense à « 1984″ de Georges Orwell et à toutes les formes de dictature du passé et du présent où, comme vous le dites, c’est la comptabilité, la gestion poussées à l’extrême -et donc la destruction de l’humain- qui priment.
    Je vous prie de m’excuser pour ces posts fragmentés et les fautes de frappe.

  • Katy, c’est bien d’en être fière, mais il est vrai que lorsque l’on se fait « traiter » d’utopiste, c’est rarement positif, tout simplement parce que les hommes dans leur majorité, et principalement la gente masculine demeurent assez grégaires même et surtout lorsqu’ils sont bien « cravatés » et étudient les arcanes du CAC40.Pour ce profil, généralement, l’utopie est empêcheuse de ronronner en rond, et met en péril de belles certitudes sur lesquelles on a réglé sa vie, de façon bien entendu à ce qu’elle rapporte le plus à l’égo.
    Alors tu peux en rester fière si « ton rêve n’est pas que rêve » comme le chante Kipling, et si tes actes sont aspirés (et inspirés) dans la dynamique de l’utopie !
    Géraldine, j’ignore si tu as fait philo, ce qui n’est justement pas indispensable pour aimer et développer la matière, mais j’ai été impressionné par ta maîtrise du sujet et les références sur lesquelles tu t’appuies. pour ma part, je les ai oubliées depuis un bon moment, et ça me redonne un coup de « jeunesse » en me ramenant dans Platon après environ 43 ans !
    Lorsqu’on a pu se nourrir des grand auteurs, et si l’on a pas oublié non pas leurs discours, mais leur esprit, la philosophie peut enfin faire partie du quotidien pour nous « apprendre à penser avec une certaine sagesse » et dépasser les réactions « épidermiques »qui font justement leur poids dans toutes les formes de dictatures.
    C’est vrai l’Europe de Schumann et du général de Gaulle était une utopie sur laquelle on pourrait dire beaucoup de choses, et il est nécessaire de se souvenir de l’utopie de ces hommes qui, indépendamment de toute tentation d’entrer dans des considérations politiques partisanes, nous ont montré, souhaité fort une voie que leurs successeurs ont honteusement trahi en faisant de l’Europe, avec l’influence anglo-saxone un grand marché ultra libéral et technocratique pour ne pas dire dans laquelle la valeur de l’argent est déconnectée de celle du travail. Une parfaite dynamique de développement de la pauvreté, principale ressource du fonctionnement bancaire. Ici l’utopie consisterait déjà à prendre conscience qu’au siècle des technologies avancées nous fonctionnons avec un système économique qui date de l’âge des cavernes, ce qu’on compris certaines structures des pays en voie de développement. Ici ce sont eux qui sont en avance ! Pas besoin de cravate pour penser. Il faut avoir les pieds sur terre et justement, contrairement à une idée répandue, l’utopie les a, car elle se sait utopie, se respecte et se vit comme telle.

  • Eh bé les amis, ça carbure sec sur le blog pendant mes absences… (Il n’y a sans doute pas de lien de cause à effet, mais je découvre que pendant mon absence du 10 au 17 juillet, les échanges ont pris une sacrée altitude…)
    Ce n’est pas pour me déplaire, car la philosophie n’est pas très éloignée ici de la poésie, et la recherche de l’idéal fait partie de la quête du poète, sauf si celui-ci est désespéré et qu’il a une vision négative de l’existence.
    Mais je constate que plusieurs échanges ont comme objectif le chemin vers l’Utopie et la réalisation d’un « monde meilleur », fondé sur des valeurs qui nous sont communes.
    Alors poursuivons le chemin « vers l’inaccessible étoile » chère à Jacques Brel.

  • Marie France Genèvre

    Oui Armand, vouloir s’en approcher est un bien bel objectif

    Qui rejoint le sondage du moment sur la perfection tiens(l’inaccessible étoile)

    Sans l’atteindre essayer de s’en approcher nous rend meilleurs

  • A toute fin utile, voici ce que je viens de lire -par hasard- sur le traité de Lisbonne concernant l’Education telle que la conçoit l’Europe d’aujourd’hui: « former un capital humain rentable au service la compétitivité économique ». Effrayant! Où est la place de l’humain, de la réflexion, de la pensée, de la personnalité? Où est l’utopie si chère à nos penseurs Humanistes du 16 ème siècle au 20ème siècle?
    Que va devenir l’éducation qui commence déjà sérieusement à s’appauvrir? On s’achemine de plus en plus vers le mépris de toutes les humanités (au sens des domaines d’enseignement tels que lettres/sciences humaines, mais aussi qualités affectives, morales, spirituelles…).
    Quel avenir? Je crains fort que l’ »inacessible étoile » brille de moins en moins fort ou qu’aveuglés par un égo démesuré, beaucoup ne la voient plus…
    J’ai fait des études de Lettres Modernes, Monsieur Dalstein, et c’est tout naturellement que le contact « sensible » avec les textes m’a menée vers le monde de la Pensée. Vous avez raison, Monsieur Bémer, la poésie, comme la philosophie, interroge le rapport de l’homme au monde -et à l’univers.
    Notre lien avec l’univers se serait-il perdu, coupé par les ambitions technocratiques?
    Bien cordialement
    geraldine

  • Espérons, comme dit Marie-France, que d’autres ne perdront pas le rêve…
    Geraldine

  • l’utopie , une réalité idéale et sans défaut ( comme le dit Voltaire avec son abbaye de thélème) un endroit utopique aussi comme le dit le sociologue Breton ( village utopique!!)
    bon nous pourrions citer quelques réferences car l’homme a beaucoup écrit sur l’homme et ses ideaux.
    Mes actes sont inspirés évidemment par l’utopie qui les soulève , et qui parfois leur font prendre corps et réalité..
    j’en suis heureuse car cette utopie m’a permis de viser aussi ailleurs que sur les cibles de vie désignées pour moi, mais , sur mon propre objectif et, d’en atteindre parfois presque le centre( en tous cas de mes intérêts).
    l’utopie en politique ouvre une analyse critique radicale, elle ramène la politique à ses véritables enjeux
    - le bien commun
    - la liberté
    et à travers eux, le bonheur individuel, elle ouvre un idéal social décrit par Gérard…

    Voilà qui est bien de philosopher tous
    Géraldine, Marie-France, Gérard, Armand, Claudio ,Pierre../…
    amitiés
    à bientôt
    katy

  • raté! je voulais dire RABELAIS dans son abbaye de Thélème et comme je pensais au Candide de Voltaire en même temps voilà le résultat!
    j’étais au soleil à réfléchir à ce que je venais d’écrire, et le soleil
    m’a « éclairé » pour corriger cette erreur qui en fait est une association d’idées…
    avec mes regrets
    katy

  • Ce n’est pas grave! On trouve aussi le pays utopique de l’Eldorado dans Candide; le pays de l’or et de l’égalité… Un exemple où la monarchie devient la forme la plus accomplie de la démocratie (comme quoi ce n’est pas incompatible pour les utopistes) puisque Candide échange « de bons mots » avec le roi et dîne à sa table… Aucune République actuelle n’a -encore!- repris cette idée, semble-t-il. Si vous en connaissez une -par hasard-, je prends mon billet d’avion et je m’y installe. Enfin des « privilèges » partagés par tous, où l’élite ne concerne plus un petit nombre mais tous les habitants! Une élite unierselle en quelque sorte… On peut toujours rêver… Et moi, je continue mon rêve éveillé sur ce thème de l’utopie qui -il faut bien le dire- me passionne!
    Geraldine

  • Marie France Genèvre

    Ca se passera quand et si l’homme perd l’envie de posséder et de prendre aux autres pour avoir plus et dominer alors qu’il se sent après seul sur son piédestal…

    Pour moi, le partage est la base de la richesse pourtant

    oui, soit je t’accompagne Géraldine, soit on rejoint les « indignés » pour en créer une….hihi, pourquoi pas… utopie ?

  • merci Géraldine, je pense comme toi, ce sujet me passionne beaucoup
    et en pensant aux textes lus il y a qq années , je sais que ce sujet passionnera encore longtemps , tant qu’il y aura des hommes et des rêveurs inventifs comme Léonard De Vinci un utopiste ( un visionnaire) à son époque !!
    et ceci dans tous les domaines…
    alors!la porte est grande ouverte aux utopistes
    Bisous à toi
    katy

  • « Là où il n’y a plus d’espoir, il y a le rêve ».

    Geraldine

  • Marie-France, lLa question de savoir QUAND cela se passera (et c’est quoi qui se passera ?), comme s’il s’agissait d’un projet ordinaire se détache déjà de l’utopie, car l’un des éléments qui la caractérise se situe au niveau de l’intemporalité. Ce qui la caractérise aussi, c’est l’impossibilité de « projection raisonnable ». Autrement, il s’agirait bien de l’utopie au sens souvent employé péjorativement, de rêves qui ne sont que rêves !
    Pour moi, il s’agit d’un atout très sérieux pour l’humanité, comme une sorte de force tellurique iontrene à l’homme et qui peut à un moment ou à un autre de son histoire faire trembler sa propre terre au moment où il ne s’y attends pas; Ainsi s’écrit l’histoire.
    Et si la perfection, mot duquel nous sommes partis, fait partie de utopies, en revanche le contraire n’est pas forcément vrai, et l’utopie peut toucher à une vision de l’Esprit qui tendrait à un monde qui abandonne l’idée de perfection pour privilégier celle de progrès dans uen sensibilité humaniste. Relire le fameux « meilleur des mondes » d’aldous HUXLEY apporterait sans doute de nouveaux éléments de réflexion, car c’atait vraiment un visionnaire, et je ne me souviens plus par coeur de sa préface, mais de son esprit qui disait à peu près ceci (je rappelle que ce livre a été écrit dans les années 1910 !)
    « et viendra un temps où les intellectuels et la classe cultivée rêveront d’un un monde moins parfait et plus libre »
    Un bon sujet de méditation pour nos technocraties et leur culte du risque zéro qui n’est pas vraiment ancré dans la philanthropie, mais rapporte énormément d’argent tout en sécurisant « le bon peuple » alors que nous courons collectivement de plus en plus de risque tout en disposant de moins en moins de liberté. CQFD.

  • Marie France Genèvre

    donc la perfection n’est pas une bonne chose lorsqu’elle devient un carcan irréaliste

  • C’est vrai, Marie-France que dans mes développements, tu peux déduire à juste titre que « la perfection » ou plus exactement la recherche de la perfection, car la perfection n’existe pas, ne représente pas pour moi une « bonne chose », car elle a mené l’humanité aux pires excès, notamment par le biais de toutes les ségrégation dont le nazisme avec se race parfaite était un exemple caricatural. les sectes de toutes natures aussi jouent sur ce tableau. je préfère nettement, pour notre agir humain, avec tous nos défauts, bien nacré dans notre terre, les notions de perfectibilité, ou, mieux, les notions liés à l’excellence, c’est à dire la mise en oeuvre de nos potentialités qui vont quasiment toucher à nos limites, qui elles-mêmes évoluent dans le temps, et le sportifs par exemple sont les premiers à l’expérimenter. Il ne peut y avoir dans le sport comme ailleurs de perfection, mais bien de l’excellence, et entre les deux il y a un univers, celui qui sépare le monde des idées de celui de l’incarnation.
    Voilà, un petit rebondissement sur ton propos qui me paraissait mériter une petite extension.

  • alors comme un saut en longueur !! comme une extension de soi dans le futur…

  • Marie France Genèvre

    parfait non, perfectionniste oui dans la recherche de la qualité, de la performance, et du dépassement de soi.
    oui Gérard, tout à fait d’accord avec ce que tu dis. l’exemple du sportif est tout à fait approprié.

  • Marie France Genèvre

    petit rajout:

    Et l’homme se nourrit d’idéaux, d’utopies, de fantasmesn de spirituel…il a besoin de ça, d’avoir la tête dans les nuages plutôt que bien les pieds sur terre
    et oui Gérard, avec les débordements que l’on connaît

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