La remise

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10 Réponses à “La remise”


  • Joëlle di SANGRO

    Il est trés intéressant d’aborder avec ce beau poème, le genre du pantoum.

    Ce poème à forme fixe voit revenir le deuxième vers du quatrain au début du quatrain suivant, formant une répétition qui  » scande » les phrases, donnant une sorte de solennité au poème.

    C’est particulièrement vrai en ces vers.

  • CHIRON Jean-Jacques

    Superbe pantoum composé sur 2 rimes (ce qui n’est pas
    habituel). Le rythme nous porte vers une rencontre
    avec l’amour.

  • Oui, Joëlle, mais il y a deux contraintes supplémentaires dans cette forme dont je suis tombé amoureux avec le fameux « harmonie du soir « de Baudelaire.
    En effet, le second vers de chaque quatrain devient le premier vers du quatrain suivant, mais en plus le dernier vers de chaque quatrain devient le troisième vers du quatrain suivant.
    Enfin, le dernier vers du dernier quatrain répète le premier vers du premier quatrain. Sur ce dernier point Baudelaire a dérogé à la règle, mais avec un tel bonheur dans la puissance de son dernier vers qui constitue vraiment le couronnement de sa « prière » -Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir »
    A noter Jean-Jacques que Baudelaire a également choisi une composition sur deux rimes. Mais il est difficile de transposer la forme de ce poème dans notre langue car il s’agit d’une forme empruntée à la poésie malaise. Et il y a dans la forme classique malaise encore une contrainte supplémentaire et non la moindre, qui n’est pas respectée ici, c’est que le poème doit pouvoir se lire dans les deux sens, soit de haut en bas comme de bas en haut.
    Ouf ! ce sera peut-être pour la prochaine fois, s’il y en a une ! Je n’en ai écrit que trois, dont un en rimes uniquement masculines, mais cette forme a au niveau de l’écriture un attrait très mystérieux qui s’apparente à la prière.

  • Ces vers qui reviennent, cela fait un peu refrain à l’ancienne des chansons d’autrefois….
    c’est très agréable à l’écoute….
    j’adore le dernier quatrain et tout ce qu’il suggère….

    il faudra qu’un jour je m’essaye à chausser des pantoums….

    Dernière publication sur Photos, Reportages, Chansons, Peintures, Venise : LES TROIS ÉGLISES ISOLÉES DE HAUTEFAGE LA TOUR, SAINT THOMAS

  • Joëlle di SANGRO

    Oui…on peut les chausser sans se lasser…

  • Joëlle di SANGRO

    Ou se lacer, les deux font la paire!

  • « Point de contraintes fausses
    Mais pour marcher droit
    Tu chausses
    Muse, un cothurne étroit »
    (Théophile Gauthier. L’art)
    Alors, pour le pantoum, prends la bonne taille et je ne te donnerai pas les conseils de Théophile, surtout pas étroits !
    Comme je te l’ai déjà dit je suis incapable d’une quelconque créativité en musique. Alors si la forme du pantoum t’inspire, essaye de t’y mettre.Malgré toutes ses contraintes, il n’ert pas si féroce…Il faut avoir sa « ritournelle »
    J’avoue avoir été séduit par cette forme même si j’en ai écrit peu. Il y a comme tu le relèves, une redondance alternée qui put être agréable à l’oreille.
    Le choix des thèmes est aussi important. Il faut une ou deux idées simples qui vont s’entrelacer.
    Ici j’ai choisi le thème de la découverte de l’autre, de l’aimée, sur deux plans comme le pantoum le demande généralement, celui de la chair et celui de l’émerveillement qui la dépasse et finalement l’intègre. C’est le message du dernier quatrain avec son dernier mot.
    Célébrer la femme, en commençant par la fille, c’est un axe de la poésie et non le moindre. C’est notre histoire de vivants et une histoire de magie bienveillante.

  • Thouvenin Maryline

    En réponse au poéme de monsieur Dalstein, je trouve que ce poême est joli avec deux idées mélangées.Ce type de poéme, on le rencontre assez souvent avec juste un sujet dans son développement.Mes compliments.C’ est ingénieux.Thouvenin Maryline

  • En fait, Maryline, l’une des règles de poème impose de de composer autour de deux idées. Bien que le pantoum soit considéré comme une forme mineure, car il est étranger à notre culture traditionnelle (origine malaise), il a été un peu remis à la mode par les romantiques, pour à nouveau un peu tombé dans l’oubli. Pour ma part je considère que c’est un peu dommage car la forme est incomparable, subtile, et demande un travail un peu différent de la versification traditionnelle à partir justement du concept des deux idées que l’on mène comme deux chevaux de front. Elle a aussi beaucoup de charme à se laisser écrire, mais avec toutes ses contraintes, il ne fait pas peur d’en mettre dix en route pour n’en retenir qu’une ! Ayant beaucoup joué aux échecs, il y a dans cette forme un peu de l’attitude nécessaire dans ce jeu, à savoir la capacité de prévoir « le coup d’avance » et de savoir où l’on va. Et ce qui est très curieux, c’est que l’on ne se sens pas enfermé dans des artifices, moins que dans certaines formes « du terroir », magie des emprunts au monde oriental.
    Alors, essaye…Si un jour tu as deux sujets qui te viennent et se « tiennent la main », ce sera peut être un appel !

  • Thouvenin Maryline

    Je vais essayer même si je ne joue pas aux échecs.J’ai déjà fais ma poésie. Comme ce poême mérite d’être lu, je viendrai vous le lire en automne prochain.Merci pour vos conseils trés sympathiques et bonne inspiration dans votre muse romantique. Savez-vous qu’il y a des concours qui demandent de la poésie romantique monsieur? L’Aude en demande toujours ! Vous trouverez l’adresse dans le magazine »art et poèsie ».Le concours se passe à Saint-Hilaire dans l’Aude. S’il est encore temps! Sinon gardez le pour l’an prochain, il sera toujours à la mode et, j’en suis sûre, trés apprécié. Bien cordialement.

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