Gorcy

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3 Réponses à “Gorcy”


  • Beaucoup de couleur, de lumière.

    Ce qui témoigne qu’au pays des hauts fourneaux, le soleil brillait aussi, qu’il y avait des jours de printemps où les mineurs descendaient cependant dans la mine, pour s’ensevelir dans un travail implacable, laissant aux leurs, famille amis, le bonheur de profiter des beaux jours et leur assurant, par ce dur labeur, la sécurité.

    Que de jours « enterrés »…que d’heures noires dans l’effort et la crainte du coup de grisou…Et cela presque toujours, tout au long d’une vie!

  • Déjà, après recherches, j’ai appris ce qu’était l’écoline…. Même mon artiste peintre de gendre n’était pas au courant…..
    Ce n’est pas l’image que j’ai des hauts fourneaux…. J’ai déjà vu des univers plus sombres, des cheminées plus hautes, des cieux plus obscurs, des flammes plus brulantes, des couleurs plus rouilles, P=plutôt que cette ambiance naïve et tranquille, presque bucolique….
    Si l’artiste voulait surprendre, c’est gagné….

    Dernière publication sur Photos, Reportages, Chansons, Venise : LA CHAPELLE NOTRE DAME DU BOUT DU PONT

  • Et oui Claudio, nous sommes en 1834, à la frontière belge, dans les paysages très vallonnés qui annoncent les contreforts des Ardennes, et les premières forges du Pays-haut lorrain n’ont rien à voir avec les paysages industriels que l’on peut se représenter aujourd’hui. L’usine est à la campagne, et les mineurs et fondeurs partagent leur vie entre les activités industrielles et les travaux des champs. La forêt tient aussi une énorme place car un haut-fourneau s’il n’emploie que quelques personnes à son service direct, demande le travail continu d’une cinquantaine de bûcherons. Les bruits sont étouffés; à peine entend-on celui des soufflets et tout se déroule au rythme lent de l’eau des biefs qui fait tourner la roue hydraulique, le « moteur froid » de ces forges appelées aussi « forges à eau ». Rien ne laisse supposer qu’elles se cachent entre champs et forêts, si ce n’est, la nuit, lorsque la haute flamme qui danse au dessus du gueulard du haut-fourneau, illuminant la contrée.
    Pourtant à la même époque, en Angleterre, ou même en Lorraine du sud, à Abainville, c’est déjà le rythme infernal des machines dans des visions dantesques de feux et de fumées !
    C’est pour marquer ce contraste que j’ai choisi d’employer l’écoline (encres de couleurs translucides) et ce style de dessin (la reconstitution est fidèle dans son agencement aux documents que j’ai retrouvés de l’époque) dans cette évocation d’un endroit que je connais bien, sur le terrain et dans son histoire, mais qui a été ensuite défiguré par la grosse industrie.
    Voilà, tu sais tout..ou presque.

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