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Archive mensuelle de septembre 2010

Octobre

Les feuilles des bois sont rouges et jaunes ;
La forêt commence à se dégarnir ;
L’on se dit déjà : l’hiver va venir,
Le morose hiver de nos froides zones.

Sous le vent du nord tout va se ternir…
Il ne reste plus de vert que les aulnes,
Et que les sapins dont les sombres cônes
Sous les blancs frimas semblent rajeunir.

Plus de chants joyeux ! plus de fleurs nouvelles !
Aux champs moissonnés les lourdes javelles
Font sous leur fardeau crier les essieux.

Un brouillard dormant couvre les savanes ;
Les oiseaux s’en vont, et leurs caravanes
Avec des cris sourds passent dans les cieux !

Louis Honoré FRECHETTE (1839-1908)

Le lac (huile sur toile) de Jean-Jacques Hauser

frimas0lelacdehauser.jpg

Pour découvrir l’artiste et quelques-unes de ses oeuvres : http://www.toutnancy.com/generation-v2/index.php?first=1&iddom=2&idpage=140437&t=JEAN-JACQUES-HAUSER

Thème du mois d’octobre : les frimas

A la veille du 1er octobre, j’ai le plaisir d’introduire le nouveau thème avec une toile de Jean-Jacques Hauser intitulée “Le lac” et un poème de Louis-Honoré Fréchette (poète canadien – 1839-1908).

J’espère que ces deux oeuvres seront un moteur pour tous les peintres et poètes de la SPAF Lorraine qui participent à l’animation de ce blog.

Décombres

                   Au-dessus des décombres 

                            le ciel s’exaspère et se lamente 

                                      en lourdes larmes lancinantes. 

 

                            Le paysage giflé 

                                     exhibe d’ultimes flammes 

                                               où périssent ses dépouilles. 

 

                   Le feuillage en loques 

                            des bouleaux impassibles 

                                      goutte à goutte pendeloque. 

 

                            Les haies déchiquetées 

                                     bavent une sanglante rouille 

                                               qui glisse aux blêmes ornières. 

 

                                      L’horizon spongieux 

                                               s’enlise, 

                                                        s’évanouit, 

                                                                  s’embourbe… 

 

                            Noyé dans le décor, 

                                      Un cœur, 

                                                pourtant, 

                                                        bat encore… 

Coulée

dalsteinc061coulee.jpg

Le congrès de la SPAF 2010 à Toulouse

Le congrès de la SPAF 2010 à Toulouse
Album : Le congrès de la SPAF 2010 à Toulouse

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Merci à Franco di Sangro pour la réalisation, le traitement et l’envoi de ces photos.

Le compliment

Nous sommes de retour de Toulouse où nous avons vécu un super Congrès de la SPAF. Nous vous transmettons les salutations amicales de notre Président Vincent VIGILANT, de Jean- Claude et Claudine GEORGE et de tous les amis des régions représentées. 

 

La remise des Prix Nationaux et Internationaux, (au cours de laquelle notre cher Jean-Jacques CHIRON reçut, comme chacun sait, un Prix des plus prestigieux), était présidée par Salvatore  ADAMO invité d’Honneur . 

 

Salvatore ADAMO, avant que de se rendre au Capitole où dans la Salle des Illustres l’attendait une réception, assistait  au premier rang de l’assistance du Centre Culturel Bellegarde, à la remise des récompenses à nos lauréats. 

 

L’un d’eux, (pas notre Jean-Jacques je le précise), heureux et flatté sans doute d’être ainsi honoré en présence de ce grand artiste, vint lui serrer la main et lui dit : 

 

« Ma mère vous aimait beaucoup ! »  ( l’homme  étant tout de même riche en âge, un murmure parcourut la salle) 

 

Alors, ADAMO se leva et, s’approchant du micro commença à chanter en souriant : 

 

«  Vous permettez, Monsieur, que j’emprunte votre Mè – è – re ? » 

 

L’éclat de rire général qui s’en suivit le vit revenir à sa place, tout aussi souriant. 

 

(  ça s’pass’ com’ ça, à la SPAF ! ) 

Nuit bretonne

jofanuitbretonne.jpg

La croix du chemin

Pareille au chêne de cent ans,
La vieille croix de bois sur les maisons sommeille.
Des soirs bleus à l’aube merveille,
Sous les neiges d’hiver, dans les fleurs du printemps.
Elle est là, dans les chaumières.
De l’orage annonce les chants, pour dire aux paysans :
Soyez bons, aimez-vous comme des frères.
C’est la vraie croix du chemin rêveuse et solitaire,
Dans les fleurs du printemps et dans la paix du soir.
A travers le sol beauceron, pas un arbre n’etend
Son feuillage immobile de l’or vert.
C’est une île que l’on voit se dresser sur le grand horizon.
L’alouette des champs se pose dans son ombre.
Le vagabond s’abrite du soleil en mangeant le pain rond,
Qu’un filet d’eau de source arrose.
C’est la croix du chemin, qui parle au vent d’automne,
Avec ces bras tendus qui creusent la terre.
A travers les échos de l’angélus qui sonne.
Dans les rumeurs du vent et de la paix du soir.
Moi qui ne tremble devant rien,
Incrédule, indécis, remué par la souffrance,
Perdu parmi la plaine immense,
J’ai dit: que fais-tu là, vieille croix du chemin?
Sous la nuit étendant ses voiles,
Tu te penches plus qu’il ne faut,
C’est afin, dit la croix, qu’un de mes bras, là-haut,
Vous montre encore les étoiles,
C’est la croix du chemin dont la pitié pardonne,
Toi qui ne crois en rien, tu crois peut-être en Dieu? 

Avis de concours

L’association « Les Ateliers d’arts  de Servon /Vilaine 35530 » en Bretagne a pour vocation de favoriser les échanges entre artistes et le public dans la convivialité afin de promouvoir la création.

Pour découvrir le règlement, clique sur ce lien :
Avis de concours dans Divers doc concourslittraireinternational.doc

Mandarine ou clémentine

mandarine ou clémentine
un parfum
de navire
heureux
vers la Noël 

Prélude d’automne

mapprludedautomne.jpg

Si l’oiseau

Si avec l’oiseau noir s’envolait le deuil

en pleurs de l’absent,

nous raccrocherions au bonheur,

à la barbe des tristesses enténébrées,

vainqueurs sans trophée

accueillis à nouveau par la vie sur le versant ensoleillé

qui aura prêtée ses ailes à l’oiseau blessé en nous.

Parce qu’il faut bien que l’oiseau secoure l’oiseau.

Parce qu’il faut bien que l’on soit des oiseaux,

pour reprendre l’envol,

pour voler de nos propres ailes,

pour faire notre nid,

couver nos petits,

pour battre de l’aile quand cela ne va pas,

pour voler dans les plumes

et insupporter les cages.

Alors ,viens! l’oiseau notre semblable

nous libérer du deuil pathétique

et qu’il devienne souvenir doux à nos mémoires,

nostalgie de l’aimé.

Viens !l’ami et envoles-toi.

Ajustement

L’orage gronde dans le lointain
Terrés au logis des ancêtres
Ils regardent tous leur destin
Profitent ensemble de cet arrêt
Pour constater qu’il est immense
9 chambres sont bien plus qu’assez
Voici l’éclair et le tonnerre
Il est bien trop grand désormais
Les nuages frôlent le sol
En nuées basses ils se gondolent
La foudre impacte tout autour
Le champ, trois fois, compte à rebours
Près des fenêtres à croupetons
Ils observent la progression
Il est posté sur la maison
En menace la construction
Tremble le verre aux vibrations
Le danger rôde aux alentours
Ils suivent ensemble le brouillard
Où se dessine leur avenir
Dans un fracas qui les rend sourds
Elle frémit comme l’oisillon
Elle a perdu son aile droite
Et a diminué de moitié
Heureux de voir l’orage s’en aller
La maison à présent parfaite
Peut redevenir leur foyer. 

Chanson d’hier

Avant, il y avait l’été
Le printemps, l’automne, l’hiver
Aujourd’hui, tout a changé
Et le temps va de travers

Si tu cueilles du lilas
Ami, prends garde à la neige
La neige sur les mimosas
Il n’y a plus d’saisons disais-je

Le ciel fait n’importe quoi
Dit une vieille dame pieuse
D’mon temps, c’était pas comm’ ça
Et j’étais bien plus heureuse…

On s’accroche aux vieux dictons
On voudrait encore y croire
Mais, madame, y a plus d’saisons
Les gens crient ô désespoir !

Des Noël, et des  Saint-Jean
Gardons nos vieux souvenirs
De quand nous étions enfants
Car le pire est à venir…

Si tu cueilles du lilas
Ami, prends garde à la neige
La neige sur les mimosas
Il n’y a plus d’ saisons disais-je. 

Aide technique : pour ou contre ?

Suite aux commentaires très intéressants de Gérard DALSTEIN sur son poème «La vieille mine», j’aimerais soumettre une proposition.
En effet, j’ai constaté que rares sont les commentaires « techniques » sur la Prosodie dans le blog de la SPAF LORRAINE. Si un texte est remarquable, les commentaires et les louanges sont légion ; en revanche, s’il s’y trouve quelques anomalies au regard des règles de la prosodie française, tout le monde reste coi, de peur, peut-être, de blesser ou fâcher l’auteur du poème incriminé. Ce texte alors se retrouve souvent sans commentaire.
Personnellement, je suis très demandeur de ces critiques techniques, même si parfois elles peuvent piquer la bête fierté de « soi-m’aime ». Car je pense qu’elles feraient prendre conscience à certains, parmi lesquels je me compte, des écueils à éviter et aideraient ceux qui le souhaitent à progresser… On pense parfois, en toute bonne foi, avoir composé des vers classiques alors qu’il n’en est rien. Je regrette donc beaucoup que les « experts » en prosodie ne fassent pas profiter les adhérents de leur « science » dans ce domaine.
Que l’on ne touche pas au fond, OK, mais la forme ? La maitrise de la forme n’est-elle pas l’apanage de l’artiste ? Or si la forme est médiocre, le fond touche le fond et le poème n’aura pas l’impact espéré par son auteur.
En tant que membre de la Société des Poètes et Artistes de France, je trouverais fort à propos qu’un peu de solidarité technique se manifeste sur ce blog de manière partagée et ouverte à tous ceux qui le désirent.
Ceux qui, par choix, écrivent en « vers libérés » ou en « néo-classique », pourraient bien sûr ne pas vouloir de remarques sur la forme de leurs poèmes. Cela, bien sûr, est respectable. Ceux en revanche qui cherchent manifestement à s’exprimer en « classique » pourraient, s’ils le souhaitent, recevoir les avis et conseils des maîtres, des forts en thème, des spécialistes que la SPAF Lorraine compte dans ses rangs, s’ils veulent bien nous consacrer un peu de leurs temps.
J’aimerais connaître l’avis des autres membres de la SPAF sur ce sujet et, pourquoi pas, proposer un sondage ?

Claudio BOARETTO

Palmarès Grand Prix des Poètes Lorrains 2010

GRAND PRIX DES POETES LORRAINS 2010 :
André MARTIN ; 54 Villers-les-Nancy 

 

PRIX D’HONNEUR AVEC MENTION SPECIALE DU JURY :
Guy WEISSE ; 57 Fonteny

PRIX D’HONNEUR :
Géraldine MULLER ; 54 Nancy – Dr Serge SANTERRE ; 73 Jacob Bellecombette
Jean-Joseph CARL; 57 Guerting  - Jean HAVEL ; 57 Diffembach-les-Hellimer
Pierre SIMON ; 54 Giriviller – Jeanne HILAIRE ; 88 Golbey – Pascal LEFEVRE ; 57 Sarrebourg

DIPLOMES D’HONNEUR :
Marie Agnés PORCHEROT ; 54 Nancy – Georges WEYMESKIRCH ; 54 Malleloy
Dominique POIROT-GOURY ; 54 Villers-les-Nancy
Sébatien BONMARCHAND; 54 Pont-à-Mousson
Marie-France GENEVRE ; 57 Rurange-les-Thionville
Annette KICHENBRAND ; 57 Yutz – Patrick DE BROUSSE; 54 Champigneulles
Pierre FOUSSE ; 54 Champigneulles – Paule MAHYER ; 54 Nancy
Noëlle LAURENT ; 88 Epinal – Rose-Andrée ARBER ;  88 EPINAL
Patricia AUGUSTIN ; 57 Roth

MENTION « TRES HONORABLE :
Alain BONTEMPS ; 54 Conflans-en-Jarnisy
Geneviève GODEFROY ; 88 Circourt-sur-Mouzon – Josette HOUILLON ; 57 Marly
Guy LEBLAY ; 54 Vandoeuvre-les-Nancy – Alexandre KOSTOVSKI ; 54 Nancy
Christelle VINCENT ; 67 Strasbourg – Maité PETIT ; 57 Montigny-les-Metz
Jean-Luc LECHEVIN ; 88 Vittel

MENTION « HONORABLE :
Sonia SPAETER ; 57 Metz – Katy LOBY ; 54 Gondreville – Sonia BARON ; 56 Caudan
Maryline THOUVENIN ; 88 Coussey – Annick FORT ; 57 Metz
Yves CONSEIL ; 57 Lorry-Mardigny

PRIX ARTHUR RIMBAUD
(JEUNES DE MOINS DE 20 ANS) : Non attribué

MENTION « TRES HONORABLE : Marie JUND ; 57 Saulny

ALERION D’OR
Sera révélé sur place 

Cascade (huile sur toile)

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Le Livre sur la Place 2010

Quelques membres de la SPAF Lorraine ont participé au Livre sur la Place sous le chapiteau « Auteurs régionaux », accueillis par l’APAC (Association Plumes à Connaître) à qui nous adressons tous nos remerciements.

Le Livre sur la Place 2010
Album : Le Livre sur la Place 2010

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Bal des souvenirs

bal des souvenirs
sur la musique
du non-retour
fuite du temps
en tourbillons 

Noirmoutier

Dans le cadre de ses études, ma fille Calypso a du réaliser quelques rapides croquis sur Noirmoutier. J’avais simplement envie de partager celui-ci avec vous, parmi vos écrits.
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Que ne viendrais-tu pas ?

Je vais où va le vent, dans le ciel qui s’effeuille
Retrouver les amours et les soleils enfouis.
Que ne viendrais-tu pas ? Il suffit que tu veuilles
Donner la main au vent et chanter avec lui.
Et qu’importe le chant de ton âme légère,
Puisque joie ou chagrin le vent l’emportera.
Que ton chant soit d’espoir ou qu’il soit de misère,
Il enflera ta voix de la voix qu’il aura.
A son souffle divin s’ouvrent toutes les portes,
Celle des coeurs jaloux et celle des tombeaux.
Il sait ressusciter comme les feuilles mortes
Nos amours endormies et leurs sombres flambeaux.
Viens ! Nous fuirons la vie, oui, la vie est méchante !
Les pleurs ne seront plus que rosée en nos mains,
Viens pauvre enfant perdue et craintive que hante
La rose de clarté, promise à nos chemins.
Tu la verras bientôt fleurir au vent du rêve,
S’épanouir pour toi comme une aube qui luit,
Quand le vent attristé de nos pleurs enlève
Le masque du néant qui endeuillait la nuit.
De ses mains de nuage alors il éparpille
Ces pétales ardents jusqu’au fond des cieux
C’est de ce souffle-là que les astres scintillent,
Et tu vas l’enchanter de leurs chants silencieux.
Viens rêver comme moi, douce soeur, âme tendre,
Le ciel entier t’appelle où déjà je me perds,
Donne la main au vent, et le vent va t’apprendre
Qu’il suffit d’un baiser pour combler l’univers. 

salon des écrivains de Rambouillet

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salon des écrivains de Rambouillet dans Divers pdf plan.pdf   pdf dans Divers catalogue0910.pdf

 

Brocante

Une brocante, but de la promenade dominicale des badauds ou collectionneurs qui se laissent guider par le coup de cœur, tous à la recherche de la perle rare et d’objets inanimés dans l’oubli mais à l’âme intacte prête à repartir pour une nouvelle vie utile après , parfois, le soin prodigué d’une restauration. Des curieux de l’obsolète sans la modernité et son pied de nez aux courants, aux modes pour ouvrir la malle aux trésors. Une malle ramas aux valeurs affectives ou aux vraies valeurs ayant appartenues à nos grands-parents et au charme d’antan empoussiéré. Comme au milieu de l’hétéroclite : un vieux moulin à café,moulin à paroles pour raconter aux souvenirs les cuisines et l’arôme exhalé des grains fraîchement moulus. Comme dans le bric-à-brac d’un étal : un lustre des lustres et des lustres écoulés aux reflets mordorés,lumières subsistantes de son attrait d’autrefois qui semble faire un signe.Ou bien, là aussi, au gré de la chine dans ce vaste grenier au grand jour : de vieux livres aux pages jaunies, certes pas incunables mais bien reliés par un relieur disparu identifié d’un connaisseur à son colophon. Des livres au vécu riche d’histoires contées,des histoires de l’enfance retrouvée. Et encore, sur une couverture à même le sol : une jolie chaise rustique au bois patiné,peau de satin maintes fois cirée pour durer et se transmettre à la barbe de la désuétude et des habitudes qui jettent. Partout , un touchant fatras d’objets parfum du passé et des gens yeux écarquillés tout grand pour avoir le nez d’apprécier leur valeur et accompagner de mots pour marchander leur prix.

Une brocante, un dimanche sous la clémence du ciel,une chance qui fera revenir, ici ou ailleurs comme au recueil attachant des choses de jadis. Un dimanche, une brocante pour trouver son bonheur,la fortune du dénicheur , l’invention de trouvailles…où c’est aujourd’hui …hier.

Belle-Ile en mer

            Belle-île en mer, 

            Belle-île fière, 

            île lumière, 

            soupçon de terre 

            le nez en l’air. 

 

                                   Belle-Ile en ciel 

                                   en bleu pastel : 

                                   la sentinelle. 

                                   Femme éternelle : 

                                   la ritournelle. 

 

                                                           Belle-Ile en plage, 

                                                           petits nuages 

                                                           sans bagages, 

                                                           le cœur bien sage 

                                                           comme une image. 

 

                                                                                  Belle-Ile en bruine, 

                                                                                  soir qui crachine, 

                                                                                  odeurs marines, 

                                                                                  pensées chagrines, 

                                                                                  doute qui mine. 

 

            Belle-Ile en mouettes 

            sur vaguelettes ; 

            une silhouette 

            tellement fluette… 

            Pleure pas poète ! 

 

                                   Belle-Ile austère, 

                                   dentelle pierre. 

                                   La vue se perd… 

                                   Les solitaires 

                                   se désespèrent. 

 

                                                           Belle-Ile en brume, 

                                                           les rochers fument,      

                                                           frissons d’écume. 

                                                           La pensée plume 

                                                           soudain s’enrhume. 

 

                                                                                   Belle-Ile en voile 

                                                                                  peinte sur toile. 

                                                                                  Lève le voile 

                                                                                  rêveur d’étoiles, 

                                                                                  tu es si pâle ! 

 

 

 

 

 

 

            Belle-Ile en vagues, 

            la vague élague 

            les pensées vagues 

            et puis les nargue 

            et puis les largue 

 

                                   Belle-Ile en roches, 

                                   l’écume approche 

                                   et puis s’accroche… 

                                   Mains dans les poches 

                                   ça s’effiloche. 

 

                                                           Belle-Ile amère 

                                                           c’est quand la mer 

                                                           est en colère. 

                                                           Savoir se taire 

                                                           même quand on perd. 

 

                                                                                  Belle-Ile au port 

                                                                                  et tout au bord 

                                                                                  un sémaphore 

qui parle encore 

                                                                                  de vieux remords. 

 

            Belle-Ile attente. 

            Les oiseaux mentent. 

            Nuit de tourmente. 

            Valse si lente 

            pour une absente. 

 

                                   Belle-Ile étrave. 

                                   Pleurs sans entraves. 

                                   L’espoir épave. 

                                   Ce n’est pas grave : 

                                   La vague lave. 

 

                                                           Belle-Ile au vent, 

                                                           le cœur boitant, 

                                                           seul si souvent 

                                                           et cependant 

                                                           toujours vivant. 

 

                                                                                  Belle-Ile en mer, 

                                                                                  tant  de lumière 

                                                                                  sur tes lisières ! 

                                                                                  Terre ! Terre ! 

                                                                                  Le monde espère ! 

D’où viennent nos visiteurs ?

Depuis que le nouveau compteur de visiteurs avec indication de leur provenance est installé sur le blog, nous avons dépassé les mille visiteurs :
897 de France
  31 d’ Italie
  22 du Canada
  12 de Belgique
    6 de Suisse
    4 des USA
    4 de Grande-Bretagne
    3 du Luxembourg
    2 du Maroc
    2 de l’Ile de la Réunion
  23 d’autres pays
Dans les autres pays, nous avons eu des internautes de Hongkong, d’Algérie, du Brésil, de Pologne, de l’Equateur, du Sénégal, de l’Inde, de la République tchèque, de Mauritanie, de Guyane française et de Guadeloupe.

La lune resplendit

                            La lune resplendit au front noir de la nuit, 

                                   Vif et clair un ruisseau serpente à travers bois 

                                   Quelques saules tremblant et frémissant d’effroi 

                                   Des oiseaux s’envolant au moindre petit bruit, 

 

                                   Puis un étang dormant aux douces clartés luit. 

                                   Des branches s’ébattent  sous un vent fort et froid, 

                                   Les roseaux et les joncs sous cette force ploient 

                                   Soudain le silence lorsque le vent s’enfuit. 

 

                                   Et dans l’air recueilli, un parfum boisé passe, 

                                   Dés l’aube naissante la nuit noire s’efface, 

                                   Splendeur d’un matin vierge où se grisent les cieux. 

 

                                   C’est l’heure où les rêves entrent dans leur sommeil 

                                   L’ heure où va paraître sa majesté soleil, 

                                    Où s’éveille la vie et s’endorment les dieux. 

 

 

                                   Gérard  Bollon-Maso 

La vieille mine

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Antiquité

Nefertiti, as-tu fini
De faire tous ces confettis ?
Quand Apollon te dit que non
Ce n’est pas lui l’ode à Junon !

Tu l’aurais voulue à ton nom ?

Et Athéna au Parthénon
Au nez rira quand tu sauras
Que sa chanson à Prométhée
Etait bien… Pour Agamemnon

Qui l’a promise à Cassiopée

Il la fredonne à Rebecca
Au doux son de l’accordéon
Elle partait voir Ardimedon
Qu’Hermès flattait pour son violon

Par une brillante oraison

Ils défilent aux champs Elysées
Au nom de Zeus et du Parnasse
Leur dédient des vers en sonnets
Y retrouvent Bacchus en limace

Il en a perdu son latin

Les muses s’amusent au matin
Sous l’œil vigilant de Calliope
Phidias croque…Olympe se moque
Des simagrées des stars antiques

Quand sera inventé le rock ? 

Assortiment fantaisie d’Alain Bontemps

bontempsrecueil.jpg
Dans cette dernière édition,Alain Bontemps interroge la langue françaiseen profondeur…et réussit bel et bien à la faire parler.Tout un voyage de lecture où…Les fantaisies enfantées

Le jeu est un recueil

Le joueur est celui qui le lit et fait parti du jeu…

 

 

L’ouvrage peut s’acquérir sur www.publibook.com

ou à la fnac,amazon.fr,chapître.com

pour 10 euros TTC ,9,50 euros si 5% de remise légale.

(texte et photo fournis par l’auteur)

Ci-dessous deux extraits du recueil :
Assortiment fantaisie d'Alain Bontemps dans * BONTEMPS Alain doc bontempsextraitrecueillapreuvedelinnocence.doc
doc dans Publications bontempsprsentationtextesassortim.doc

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