Le grand-père et l’enfant

« -Dis, grand-père je voudrais retourner à la mer ! 

On referait des châteaux… 

 

Je connais des eaux tièdes, 

Regardant partir les bateaux dans le port 

Elles emportent avec elles, la monotonie. 

 

Je connais des eaux froides 

Entraînant les bateaux vers les rochers 

Qui  transportent ainsi la vilenie. 

 

Je connais de belles eaux 

Offrant aux bateaux un soleil couchant 

Elles partagent avec nous la beauté de la vie. 

 

Je connais des eaux douces 

Prévenant les bateaux de leurs phares lumineux 

Qui reflètent toujours la bonté de la vie. 

 

Je connais des eaux farouches 

Frappant les bateaux de leurs lames rebelles 

Elles hurlent surtout les mots dits 

 

Je connais des eaux profondes 

Ne se lassant jamais d’accueillir les bateaux 

Qui sont un puits de tendresse et d’oubli. 

 

- Ces eaux là n’existent pas, grand-père ! Je n’ai rien compris à ce que tu as dit ! 

  

- Tu sais, petit, tu verras cet été, les eaux ondulent, ricochent sur les obstacles, tombent, montent, se faufilent, filent, elles portent et engloutissent, peut-être plus tard, un jour, quand tu les auras bien regardées, tu diras… Je connais des eaux tièdes… » 

6 Réponses à “Le grand-père et l’enfant”


  • Merci pour ces mots, j’ai ressorti ce poème des vieux tiroirs puisqu’il date de plus de vingt ans et suis heureuse de le partager!
    Cette citation de Léo Ferré est jolie, je ne la connaissais pas.
    Oui, toute une vie en une, la vie change tellement et parfois à notre insu, nous transforme, les mots tentent parfois de l’exprimer en poésie et en musique, signes de vie enfouie comme une épave.

  • en allant voir sur le blog qui est  » Patricia  » qui écrit, je vous ai trouvée, vous portant ce prénom, … et en lisant j’ai vu que vous étiez née le 8.10….
    alors il se trouve que c’est votre anniversaire aujourd’hui
    je le vois par le plus grand des hasards
    bon anniversaire
    amicalement
    katy

  • Merci!!!Je ne suis pas loin du demi-siècle, mais je ne me sens pas mon âge………..

    Amitiés

  • Joelle di SANGRO

    Patricia,

    J’ai soixante ans et ne sens pas, moi non-plus, mon âge.

    Petite précision pour te rassurer, tu as encore plus de 10 ans devant toi.
    Je pense que l’on a vraiment l’âge de son âme, ( je n’écris pas  » de son coeur, car il advient parfois que celui-ci puisse jouer des tours d’ordre plus  » matériel »)!

  • Joelle di SANGRO

    Petite précision, Patricia:

    Lorsque j’écris: « Plus de 10 ans devant toi », je ne parle pas de durée de vie, mais bien sûr, d’années durant lesquelles on ne sent pas son âge non-plus!

    ( car pour ce qui est de l’avenir…on verra…)

  • Oui, pas de soucis!!
    D’ailleurs, plus les années passent, plus je me sens légère (je ne parle pas du poids!!!!) mais c’est vrai qu’on a l’âge de son âme, et je pense aussi, de son regard sur le monde…
    Encore merci!

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