La force des mots

Prisonnier de l’amour, le poète n’a plus
Que son cœur pour inscrire aux parois de sa chambre
Des vers de désespoir au début de septembre,
Lorsque du ciel en pleurs les rêves sont exclus. 

Pour survivre au désir de sauter dans le vide,
Il n’est d’autre moyen pour un adolescent
Que chanter sa colère, écrire avec son sang
Et refuser le gris de ce monde impavide. 

Révolté contre l’ordre un homme est enfermé
Avec les criminels au fond d’une cellule,
Et pour fuir ce cloaque où le vice pullule,
Il grave de son ongle un poème rimé. 

Mais vois, mon tendre amour, moi si je prends la plume,
C’est pour donner aux mots que j’invente pour toi
Le goût de l’inédit, la forme de l’émoi,
La douceur d’un bouquet qu’une rose parfume.

(Extrait du recueil « Hallucinations » publié en 2000)

0 Réponses à “La force des mots”


Les commentaires sont fermés pour l'instant.



alfalsafa |
NIDISH EDITIONS : Contes - ... |
La Moire d'Ohrid |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Elle-Emoi
| Poèmes, Amour et Société
| Ned La Desosseuse