Paradis bleu

Au centre du cosmos une étoile est tombée
Dans un bouquet de fleurs, bleuets, myosotis,
Souvenir de cristal d’une tendre oasis,
Larme d’un millénaire au soleil dérobée.

Cette pluie argentée embrase l’horizon
Et sème des joyaux pour la muse infidèle,
Toujours prête à s’enfuir dans un bruissement d’aile
Vers un pauvre poète à la morte-saison.

Un violon répand dans la brise océane
Des promesses de paix, l’espoir de jours meilleurs,
Le serment solennel de se revoir ailleurs
Sur la planète Amour, turquoise courtisane.

Dans cet autre univers le temps ne file pas ;
La rivière jamais ne déborde, assassine ;
Le chant du rossignol dans l’azur se dessine
Pour guider le passant de la vie au trépas.

Ange ou démon, venez, voyageurs solitaires,
Me prendre par la main, sans troubler mon sommeil,
Pour que je puisse alors franchir à mon réveil
La frontière indigo de ces nouvelles terres. 

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