Si près de la nuit

Dans le parc les arbres frissonnent,
Le pin courbé pleure des stalactites
Sur la lune rousse qui s’abandonne…

Dans la cheminée, les flammes crépitent…

En prélude à une harmonieuse soirée,
Mezzo voce,
Un concerto de piano,
Egrène, lento,
Ses notes mélodieuses.
Les sonorités chaudes et caressantes
Rendent l’atmosphère troublante.

L’immense miroir reflète
La danse endiablée du feu…

Autre pas de deux :
Tendrement enlacés,
L’un contre l’autre serrés,
Deux corps vibrent comme corde d’archet.
Une petite voix implore :
« Berce-moi, berce-moi encore
Longuement dans tes bras,
Comme si c’était la dernière fois.
Je veux garder l’empreinte de tes doigts
Et m’endormir au creux de toi,
Ne plus avoir ni peur ni froid ! »

Les bras tendus vers le ciel
En une plainte éternelle,
Les vieux charmes
Rendent les armes
Et lancent une ultime prière…

Les yeux des amants
Se font suppliants
Et, tandis que la nuit s’effiloche,
Deux cœurs s’accrochent…
S’accrochent…

( ce poème a obtenu le premier prix en poésie libre au Grand Prix 2010 de la société ARTS-SCIENCES-LETTRES     de PARIS) 

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