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Archive journalière du 9 mar 2010

Le loup de Métendal de Gilles Laporte

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Autour de l’existence de Clémence, née à Rambervillers en 1841, bouillonne près d’un siècle d’histoire lorraine : le second Empire, la guerre de Crimée, l’affaire Dreyfus, les premiers pas de l’école de Nancy, la guerre de 1914.
Petite, Clémence a grandi dans l’univers de la faïencerie où travaillait son père, chef d’atelier. C’est tout naturellement qu’elle perpétue la tradition. Orpheline et veuve d’un artisan mort au combat, elle assume seule leur enfant et prend en charge un frère revenu impotent de la bataille de Sébastopol. Elle survit avec le maigre fruit de ses ventes de terres cuites dans une ville meurtrie qui a résisté héroïquement aux uhlans et est devenue  après la chute de l’Empire une ville de garnison, où la prostitution fait planer le spectre de la syphilis…
Dans les années 1870, des Alsaciens, refusant la soumission à l’ordre prussien, se réfugient en nombre en Lorraine. Parmi eux, de nombreux Juifs, qui seront à l’origine de l’âge d’or du textile vosgien. Palmyre Lazare est de ceux-là. Il tombe bientôt sous le charme de Clémence. La vie de celle-ci connaîtra-t-elle enfin un cours plus tranquille ?

(Pour en savoir plus : Le loup de Métendal de Gilles Laporte dans * LAPORTE Gilles doc leloupdemtendaldocupresse.doc )

Elle disait

Si tu sais me revenir à mes moments égarés qui fuient un je ne sais quoi,
si tu sais éblouir les yeux de l’amour de l’éclat de suraimer,
si tu sais que ma raison d’être à de l’appétit pour deux,
si tu sais faire sentir tes sentiments à ma fleur qui s’émeut comme l’éclosion de la vie,
si tu sais en partance pour chaque jour me faire vivre le voyage,
si tu sais que ma faiblesse appelle le partage de ta force,
si tu sais que les affres se vainquent pour nous épanouir plus encore,
si tu sais pardonner ce qui est pardonnable et protéger l’intangible,
si tu sais écouter ce qui se tait en moi,
si tu sais être le complément idoine m’apportant le nom, l’adjectif,le verbe pour dire la phrase attendue,
si tu sais croire et être la croyance,
si tu sais ce que je sais, qu’entre-nous rien ne se cache,
si tu sais comme je te choisis…

Alors…
je ne penserai plus si tu savais.

(extrait de mon recueil »Et aux mots d’éclore »)

Invitation

Bonjour Amis(e) et poètes de la SPAF Lorraine,

Dans le cadre du Printemps des poètes 2010, dont la thématique est ”Couleur femme” -titre d’un recueil de poèmes de Guénane Cade publié par les éditions Rougerie en 2007- L’A.P.A.C vous invite à partager, écouter, savourer les émotions poétiques des auteurs et membres de l’Association Plumes À Connaître (et d’associations amies). Ils liront leurs textes ainsi que ceux de poètes connus, à la librairie Hisler-Even le samedi 13 mars de 14 h à 17 h.
Venez nombreux.
Bien cordialement
Evelyne

Remise du Prix Erckmann-Chatrian 2009

Il y a quelques temps, j’ai eu l’honneur et le privilège de représenter la SPAF Lorraine à la remise du Prix Erckmann-Chatrian aux Prémontrés de Pont-à-Mousson. Le jury est présidé par notre adhérent et ami Gilles Laporte, et le prix a été décerné cette année à Pierre HANOT de Metz, pour son ouvrage Les Clous du Fakir. Précisons que le café littéraire organisé par l’APAC à Metz avait eu la chance et le privilège de recevoir l’auteur quelques semaines auparavant. Rappelons aussi que notre amie et webmistress Isabelle CHALUMEAU avait été préselectionnée pour son ouvrage La Lavandière d’Igney.
La bourse d’Histoire est revenue à Jean-Marie CONRAUD pour son ouvrage sur la prison Charles III de Nancy. La bourse Lorraine est allée à Jean-Luc VALERIE pour son remarquable ouvrage de photos et de poésie consacrée à l’Eau de mes Terres.
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Sur la photo: notre ami Gilles LAPORTE (à gauche) en compagnie de Pierre HANOT.

La femme infidèle

J’aime la femme infidèle
Et je suis amoureux d’elle
Qui n’ose pas dire non
Quand je murmure son nom

J’ai le cœur qui étincelle

Lorsque je retrouve celle
Qui se moque bien dit-on
De tous les qu’en dira t’on
J’aime ses passions charnelles
Et le feu de ses prunelles
Ses petits sourires fripons
Les trésors de son jupon

Ne me cherchez pas querelle
Si j’aime ces tourterelles
S’échappant de vos maisons
Où elles s’ennuient à poison
C’est la vieille ritournelle
Congédiez vos sentinelles
Vous ne pourrez sans façons
Les garder dans vos prisons

Mais parfois à tire-d’aile
S’enfuit la femme infidèle
Pour éplucher les oignons
Du triste mari grognon
Pour chauffer son vermicelle
Et ses amours qui chancellent
Conserver son cornichon
Ne pas brûler le torchon

Quand elle revient rebelle
Elle semble encor plus belle
Pour me donner le frisson
Pour entrer dans mes chansons
Elle me revient femelle
Et nos deux corps s’entremêlent
Je goûte ses trahisons
Pour en perdre la raison

Un jour la belle sensuelle
Tout à coup devient cruelle
Puis elle me fait faux bond
Avec son cœur vagabond
Après trois larmes modèles
Je cherche une autre hirondelle
Une autre beauté canon
Qui ne me dira pas non

J’aime la femme infidèle
Et je suis amoureux d’elle
Qui n’ose pas dire non
Quand je murmure son nom

(pour entendre la chanson rendez vous à cette adresse : http://boaretto.unblog.fr/2010/03/09/la-femme-infidele/

Couleurs femmes

Comment dire en dix mots l’éventail, la palette
Des couleurs qu’en ce jour vous mettez à la fête
Et dont vous vous parez pour exceller, Mesdames,
            Couleurs Femmes

Depuis la nuit des jours, en toute latitude
Vous parez votre corps, coutume ou habitude,
Où vous montrez vos cœurs, où vous cachez vos âmes
            Couleurs dames

Tu t’appelles Carmen et tu vis à Séville,
Ta robe qui tournoie est rouge comme sang
Et par l’or du soleil, tu séduis qui t’enflamme :
            Couleurs flammes

Tu es née au Mali, survis en Haïti
Et ton quartier s’appelle un pauvre bidonville ;
Ta vie n’a que le noir et le gris pour ses trames :
            Couleurs drames

Perle de l’Orient, tu n’es que marchandise,
La couleur de ton corps a le goût des devises ;
Esclave ou maltraitée en des trafics infâmes :
            Couleurs blâmes

Comment ne pas chanter ce noir dessin de khôl
Qui ennoblit tes yeux ? Sans oublier la geôle
Où vit, dans sa burqa, la prisonnière afghane :
            Couleurs qui fanent

Couleurs d’ici, d’ailleurs, ou couleurs d’un sourire
Qui parcourt l’univers pour broder son empire
Comme un bel arc-en-ciel tendu en oriflamme :
            Couleurs femmes

(Le président remercie Patrick de Brousse pour sa récente contribution au Printemps des Poètes.
Il poursuit la série avec son texte « Couleurs Femmes » et invite la gent masculine à relever le gant pour honorer ces dames.)
Armand Bemer

Sanglots (poème quiz)

Des pleurs d’embruns au vent s’ébruitent
Quand montent en vagues insolites
Les déferlantes qui tombent en claques
Au sable en tourbillons qu’elles plaquent

Les pins s’arrachent, ils se cassent
N’en peuvent plus de ces rafales
Incessantes qui les fracassent
En bourrasques phénoménales

Les châteaux de cartes s’inclinent
Au passage le vent décline
Son sillage en désolation

Les larmes de sel emportées
Loin sur la lande dévastée
Répandent la consolation

(A quel évènement à quelle date ce poème fait-il allusion ?)




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