Archive mensuelle de mars 2010

Rire

Il existe un remède à bien des états d’âme ;
Et même si l’on n’a pas envie d’en sortir,
Le rire est bien une aide à tout ce qui se trame
Et à tous nos tracas, quoi que l’on veuille en dire…

C’est un verbe français -mais oui ! N’en doutez pas !-
Et du troisième groupe, afin d’être « mordant » ;
Quatre lettres, en entier : il est de bon aloi,
Quand nous l’avons en poupe, de le prendre autant…

C’est comme un vent léger, la brise émotionnelle
Où l’on est tout à coup loin de sombres pensées ;
Et c’est comme un baiser sensuel et charnel,
Enivrant malgré nous notre cœur affligé.

Tous ensemble, essayons d’oublier nos soucis ;
Rions quand le moment se présente ici-bas.
De nos désillusions, pour l’heure, faisons fi ;
Partageons cet instant ! Rions, n’hésitons pas….

C’est tellement bon…de rire ! 

Evasions

Dormir les yeux ouverts, braqués sur les barreaux
Pour capturer dès l’aube un rayon d’espérance,
Un carré de ciel bleu sur le chemin d’errance
De tous les prisonniers, victimes ou bourreaux.

Dessiner une fleur sur le noir des carreaux
Pour oublier l’arôme âpre de la souffrance,
Apprivoiser l’angoisse avant la délivrance
De ces enfants martyrs aux mains des généraux.

Composer un cantique à l’ombre d’une église
Pour éviter de voir jusqu’où l’âme s’enlise
Quand l’artiste se meurt sur le marché de l’or ;

Et moi j’écris l’amour pour essayer de vivre,
Rêverie éphémère en face de la mort,
Au soleil des amants de chaque nouveau livre.

(Extrait du recueil « Les hallucinations »)

Sans faire semblant

Ê tre connu comme le loup blanc,
faire chou blanc,
être cousu de fil blanc,
montrer patte blanche,
la neige,son manteau blanc,
blanc bonnet et bonnet blanc,
la blanche colombe,le clown blanc,
cerisiers rouges et pommiers blancs,
la couleur du cheval blanc d’Henri IV?
le blanc de Meudon ou d’Espagne,
la blanquette au riz blanc,
jamais tout blanc ou tout noir,
      

                              un blanc dans mon poème…

Oeuvre sans nom

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Printemps des poètes à Metz

Un groupe de poètes adhérents de la SPAF Lorraine et de l’APAC ont proposé une animation dans le cadre du Printemps des Poètes, à la librairie Hisler-Even à Metz, le 13 mars dernier.
Les reconnaissez-vous ?
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La ratatouille

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Une de mes premières peintures à l’huile.
Je ne voulais pas mettre cette toile dans le blog car elle date d’il y a une dizaine d’années et je ne vois, aujourd’hui, que les défauts, notamment les ombres !
Mais Isa a insisté car elle aime beaucoup ce tableau pour sa composition et ses couleurs… Comme c’est elle la cheftaine du blog, je m’incline et sollicite votre indulgence.

Paradis bleu

Au centre du cosmos une étoile est tombée
Dans un bouquet de fleurs, bleuets, myosotis,
Souvenir de cristal d’une tendre oasis,
Larme d’un millénaire au soleil dérobée.

Cette pluie argentée embrase l’horizon
Et sème des joyaux pour la muse infidèle,
Toujours prête à s’enfuir dans un bruissement d’aile
Vers un pauvre poète à la morte-saison.

Un violon répand dans la brise océane
Des promesses de paix, l’espoir de jours meilleurs,
Le serment solennel de se revoir ailleurs
Sur la planète Amour, turquoise courtisane.

Dans cet autre univers le temps ne file pas ;
La rivière jamais ne déborde, assassine ;
Le chant du rossignol dans l’azur se dessine
Pour guider le passant de la vie au trépas.

Ange ou démon, venez, voyageurs solitaires,
Me prendre par la main, sans troubler mon sommeil,
Pour que je puisse alors franchir à mon réveil
La frontière indigo de ces nouvelles terres. 

En marchant de Juliette Mouquet

C’est le printemps des poétes… la sortie de mon deuxième recueil de poésie  » En marchant »  arrive donc à point.
mouquetenmarchant.jpg
on peut se le procurer dans les librairies suivantes à Strasbourg :
- librairie Kleber
- librairie Broglie
- librairie du Neudorf
- librairie chapitre 8
Ou sur internet Amazon et site de la fnac.
Pour ceux qui le désirent, je peux aussi leur envoyer à domicile avec une p’tite dédicace … en parlant de dédicaces…
Vous êtes invités à la dédicace musicale autour de ce second recueil dont certains textes ont donné naissance à de nouvelles chansons, un moment de partage le vendredi 23 avril 2010 à 17h à la librairie Broglie de Strasbourg

Trés beau Printemps à vous

Lorraine

Nous sommes lorrains et lorraines
Mais ne sommes ni rois ni reines
Pour être belles être beaux
Il n’est plus besoin de sabots

N’est plus besoin de mirontaines
De lieutenants de capitaines
Qui passent par monts et par vaux
Perchés dessus leurs grands chevaux
Fini le temps des Marjolaines
Penchées sur leurs travaux de laine
Pleurant au milieu des marmots
Tout là-bas au fond des hameaux

Nous sommes lorrains et lorraines
le temps et les refrains s’égrènent
Pour être belles être beaux
Il n’est plus besoin de sabots

La Meuse coulant dans la plaine
Tantôt vide tantôt si pleine
Emporte tout au fil de l’eau
Nos joies nos rires nos sanglots
Là-bas sur les côtes meusiennes
Où furent les guerres anciennes
Sifflent le merle et le loriot
Poussent morilles avriots

Nous sommes lorrains et lorraines
La Lorraine qui nous entraîne
Pour être belles être beaux

Il n’est plus besoin de sabots

Non je n’irai pas vers Athènes
vers les terres Tripolitaines
N’ai que faire de Bilbao
Tokyo Hongkong ou Macao
Tu peux me suivre si tu m’aimes
Mais nous resterons ici même
Le cœur au chaud l’âme au repos
J’ai la Lorraine à fleur de peau

(Pour écouter Lorraine, aller à l’adresse ci-dessous.
Quelques différences entre la version écrite et la version chantée antérieure….
http://boaretto.unblog.fr/2010/03/15/lorraine/

EQUINOXE

L’impact solaire teint les remparts de cannelle :
Un reflet d’exotisme imprègne la cité
Où le philtre discret d’un rêve suscité
Exalte la douceur d’une onde originelle.

Complice des amers, première sentinelle,
Un mât lumineux perce un mur d’opacité ;
A son pied se démène un ressac excité,
Lèvre des flots houleux, harde sempiternelle.

Ainsi le jour se pâme aux rives du nadir ;
Une rieuse vient encore s’étourdir
Sur l’ilot sépulcral qu’un flux salin taraude.

Sous l’ultime vitrail, rosace du ponant,
La mer en elle porte un charme surprenant :
L’infrangible beauté d’une terre émeraude !

(Premier Prix de Poésie classique au concours SPAF Bretagne 2009)

Attente

Tu dis ne plus m’aimer, mais je te pardonne
Mon coeur est meurtri, bléssé, mais jamais il ne cessera de battre pour toi.
Ton regard fuyant qui ne veut plus de moi, je vais tenter d’oublier, toi qui m’abandonne.
Je ne veux plus croire en rien, ni en personne
Dans ma tête résonne toutes ces paroles qui m’empoisonnent.
Pourtant je te pardonne.

Ton adieu est un mot qui me désarme, j’ai fini par baisser les armes
Avec lui, j’ai versé beaucoup trop de larmes.
Ce mot qui m’a fait tant souffrir, que quelques fois, j’ai voulu mourir.
Tu n’es plus mon papillon, mais je resterai la fleur tendre qui espère en silence, au fond du jardin.
Que tu reviennes m’effleurer de tes ailes si douces et délicates
Afin de continuer à fleurir sans briser mon destin.

J’avais tant rêvé pour toi de tendresse, d’ivresses, de plaisirs infinis,
j’avais pas compris que pour toi tout était déjà fini.

Oeuvre sans nom

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Messieurs les élus

J’en ai des boutons ça me gratte
Quand je vois tous ces démocrates
Les élites les mégalos
Prêt à gouverner en solo
Pour gagner pour se faire élire
Certains cassent leur tirelire
Des grands bonjours des au revoirs
Pour quelques onces de pouvoir

Rien ne les bute les ébrèche
Ils sont tous les jours sur la brèche
La course à la poignée de main
Voteront-ils pour moi demain
La parole toujours facile
Pour charmer les plus indociles
Etre dans le coup dans le bain
C’est dur le métier de tribun

Désolé messieurs les élus
Fi de vos planches de salut
Je dis bonjour à ceux que j’aime
Sans stratégie sans stratagème

Et pour mieux pouvoir nous convaincre
De voter pour qu’ils puissent vaincre
Ils disent sans nous ménager
La République est en danger
Si c’est pas nous c’est les fascistes
Les dictateurs et les racistes
On sort les vieux épouvantails
Bien sur c’est la peur du « détail »

Et je ne parle pas d’argent
De tous ceux qui grugent les gens
De ces élus plutôt fripouilles
Dans la combine et la magouille
Dessous les sociétés écran
Ceux qui passent en se sucrant
Caisses noires dans la nature
Vrais magots et fausses factures

Désolé messieurs les élus
Fi de vos planches de salut
J’aime mieux jouer les anars
Devant mon verre de pinard

Une fois qu’ils sont dans la place
Faut surtout plus qu’on les remplace
Tout ce qu’ils font c’est bien meilleur
De tout ce qu’il s’est fait aileurs
Car ceux d’avant on les critique
C’était pas bon leur politique
Et même si c’était parfait
Ils proclament l’autodafé

Au lieu de cheminer ensemble
Que les différents se rassemblent
Que tous nous allions droit devant
Coudes serrés contre le vent
La démocratie maladroite
Va sur la gauche sur la droite
Poussée par les courants divers
Elle marche tout de travers

Désolé messieurs les élus
Fi de vos planches de salut
Pour pas tomber à la renverse
J’ai pris les sentiers de traverse
 

Femmes à c(h)oeur ouvert

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La rose

Elle est née ce matin,
Unique dans le jardin,
A mon réveil,
Au premier rayon du soleil.

A peine éclose,
La première rose !…

D’une blancheur immaculée,
Elle incarne pureté,
Jeunesse et fragilité.

Dans sa robe de fête,
Je l’offre au poète…

Reine des fleurs,
Princesse des cœurs,
Entre chant du rossignol
Et clapotis de l’eau ;
Elle est  le symbole
Des jardins royaux.

Rose d’antan,
Rose d’Ispahan,
Romantique et sensuelle
Comme une demoiselle,
Rose pour les amants
Echangeant de doux serments. 

Article paru dans l’Est républicain du 19 mars 2010

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Rigueur

Transi, gelé, raidi, le froid ensevelit
Sévit, frappe, saisit ; tout alentour s’endort
Et sa chape de plomb invisible envahit
Enveloppe, fige, paralyse la mort.

La nature a bien fait, l’intrus neutralisé,
Rendu inoffensif, sans effet capitule
Laissez-la opérer, rangez-bien vos canules
Les épisodes froids assurent l’immunité

Les virus rôdant au passage du vent
Sont retrouvés gelés tel un tube à essai
Au labo médical chargé d’élaborer
Le vaccin anti-grippe en vigueur cette année. 

Simone Weil, sixième « immortelle » de l’histoire

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Simone Weil est reçue ce jour à l’Académie Française.
Cette grande dame pour laquelle j’ai beaucoup d’admiration est venue en 2008 à Lunéville et ce fut un grand honneur que de pouvoir la rencontrer !

Si j’étais… le soleil

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A Jean

<< Aimer à perdre la raison,
Aimer à ne savoir que dire ! >>
O charmants échos de ta lyre
Berçant les doux mots d’Aragon !

Lors, il suffit d’une chanson
Pour sentir de l’amour l’empire :
<< Aimer à perdre la raison,
Aimer à ne savoir que dire ! >>

Soumis au fabuleux frisson,
Ouverts au plus tendre délire,
Sans aucun mal pour le prédire,
Nous chanterons à l’unisson :
<< Aimer à perdre la raison ! >> 

La journée de la femme ?

Une journée offerte aux femmes ? Quel scandale !
Car n’est-ce pas la preuve, irréfutablement,
De l’inégalité, déguisée en vestale
Pour nous faire oublier à quel point l’on nous ment ?

Juge, maire ou docteur, procureur ou ministre,
Tous ces métiers virils sans forme au féminin
Ont aujourd’hui le « la », mais le genre est sinistre
Quand la bouche d’un mec l’éructe avec dédain.

Les patrons ont toujours sur nous droit de cuissage,
Le salaire en dépend, notre carrière aussi ;
Il faut travailler plus, entrouvrir son corsage,
Satisfaire le chef et lui dire merci.

Et dites-moi combien, de ces femmes battues
Par des maris jaloux, aveuglés par l’alcool,
Oseront porter plainte, exhiber, dévêtues,
Les bleus, témoins des coups subis avant le viol.

En outre que penser de ces filles d’Afrique
Que l’on mutile au nom de la tradition,
Que l’on marie enfant, pour le prix d’une bique,
À qui ne tremble pas au mot d’excision ?

Alors votre cadeau d’un jour me fait bien rire !
Les femmes iront mieux quand vous, les hommes forts,
Eduquerez vos fils à préserver du pire
Le sexe faible. Après, nous parlerons d’effort !… 

Marguerite Yourcenar

En prélude à la Journée internationale de la Femme… Lancement du 30e anniversaire de l’élection de Marguerite Yourcenar à l’Académie française, qui a eu lieu le 5 mars à Lille. 

Jean d’Ormesson :
« Elle n’avait pas besoin de l’Académie pour devenir immortelle »
 

Communiqué et programme de l’Année Yourcenar :
Marguerite Yourcenar dans Divers pdf cp28mars.pdf   pdf dans Divers programmeanneyourcenar2010.pdf

Autour de la fidélité

Fidélité : n.f. Qualité d’une personne ou d’une chose fidèle.

Fidèle : adj. 1. a. : Qui manifeste de la constance dans son attachement, ses relations. b. Qui n’a de relations amoureuses qu’avec son conjoint, son compagnon.
2. Qui ne s’écarte pas de la réalité, de la vérité, du modèle ; exact, sûr.
3. Qui dénote un attachement durable. Amitié fidèle.
4. Fidèle à : qui ne varie pas, qui ne s’écarte pas. Fidèle à ses promesses.
5. Se dit d’un instrument qui donne toujours la même indication quand on répète la mesure.
n. 1. Personne qui  pratique une religion. 2. Personne qui fréquente habituellement un groupe, un lieu, etc. Un fidèle des concerts rock.

Et pour vous, qu’est-ce que la fidélité, ou être fidèle ?

La barrière

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Peinture à l’acrylique de mes débuts.

Concours de poésie

25ème prix de la ville de Saint-Junien

L’association « PLUMES LIMOUSINES » et
la Municipalité de Saint-Junien parrainent pour la vingtième année consécutive un concours de poésie ouvert du 15 mars  au  30 septembre 2010.

Pour obtenir le règlement : Concours de poésie dans Divers doc reglementstjunien.doc

Si près de la nuit

Dans le parc les arbres frissonnent,
Le pin courbé pleure des stalactites
Sur la lune rousse qui s’abandonne…

Dans la cheminée, les flammes crépitent…

En prélude à une harmonieuse soirée,
Mezzo voce,
Un concerto de piano,
Egrène, lento,
Ses notes mélodieuses.
Les sonorités chaudes et caressantes
Rendent l’atmosphère troublante.

L’immense miroir reflète
La danse endiablée du feu…

Autre pas de deux :
Tendrement enlacés,
L’un contre l’autre serrés,
Deux corps vibrent comme corde d’archet.
Une petite voix implore :
« Berce-moi, berce-moi encore
Longuement dans tes bras,
Comme si c’était la dernière fois.
Je veux garder l’empreinte de tes doigts
Et m’endormir au creux de toi,
Ne plus avoir ni peur ni froid ! »

Les bras tendus vers le ciel
En une plainte éternelle,
Les vieux charmes
Rendent les armes
Et lancent une ultime prière…

Les yeux des amants
Se font suppliants
Et, tandis que la nuit s’effiloche,
Deux cœurs s’accrochent…
S’accrochent…

( ce poème a obtenu le premier prix en poésie libre au Grand Prix 2010 de la société ARTS-SCIENCES-LETTRES     de PARIS) 

Ferrat

Aujourd’hui, le ciel est gris…
Son crachin s’évapore,
Pourtant avant la pluie…
Car Jean Ferrat es mort,
Chantant, dans les nuages,
De sa voix chaude et claire,
Sa poétique rage
D’humain voyant sa terre
Dans un état pareil
Au vaisseau Potemkine,
Forcée par le soleil
A donner bonne mine
A sa pauvre montagne,
Aussi défigurée
Que le sont les campagnes
Dont les crânes rasés
Ressemblent aux milliers
De déportés sortant
De leurs wagons plombés
Et qui, précisément,
Pleurent pour l’accueillir
Au cœur d’un paradis
Lui disant, sans mentir,
Que c’est beau, c’est beau, la vie… 

Le blog de Luc André

Adhérent de la SPAF délégation martiniquaise, Luc André possède un blog dédié aux acrostiches : http://acrostichelucandre.centerblog.net/ 
N’hésitez pas à aller y faire un tour et lui laisser un petit commentaire.

Lettre d’un adhérent martiniquais

Monsieur et Cher ami poète,

Membre de la SPAF, Délégation Martinique, je découvre par hasard le blog de votre Délégation qui m’a tout de suite emballé.
J’espère que de temps en temps nous pourrons échanger de beaux textes puisque moi-même j’ai mis en place un blog depuis Le 1er Octobre 2009. Ma particularité est d’écrire en acrostiche, en alexandrins et en double rime !
J’ai d’ailleurs innové en créant des publicités en poème avec les mêmes contraintes.
Je ne manquerai pas de communiquer aux membres de la Délégation Martinique ainsi qu’à nos amis et sympathisants les coordonnées de votre blog car ce qui fait vivre un blog ce sont les visites et les commentaires.
Nous comptons d’ailleurs mettre en place un blog pour notre Délégation afin que tous ces anonymes qui ont des choses à dire et à partager trouvent un espace d’expression.
Nous ne manquerons pas de vous informer de sa mise en place.
Bien à vous
Mes cordiales salutations

Luc ANDRE 

 

Le temps

Il court, on galope derrière à jamais
Pour le rattraper, en gagner, du temps
Sur le temps qui s’en bat l’œil, lui, il passe
Le temps
Au demeurant, il est perdu tout le temps
De plus il prend un S mais il y a un temps
Pour tout, pour tous dans le même temps
Il fut un temps où il passait sagement
Le temps
Regardait le temps… qu’il fait,
Maintenant, il fuit, jamais des heures
Il n’arrête le mouvement,
Le temps
A la bonne heure. Sans s’arrêter
Je le contemple des heures durant
Le regarde filer fier comme Artaban
Le temps
Il faut lui laisser le temps, au temps
D’évoluer au fil du temps qui passe
Immuable et mouvant
Le temps.

Et tournent les saisons, les jours, les années
Dans un ballet fou, infini, régulier
Se succèdent alors les secondes à la ronde
Et s’égrène à jamais le passé,
Le présent englouti le temps
Tout l’univers s’y soumet
En même temps…

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