Auguste lune,
Ton regard froid
Me sauve de moi,
De mes rancunes.
Telle une enclume
Tu restes coi
Mais de tes doigts
Derrière la brume,
Viens remuer
Dans mon sommeil
Comme le soleil
Mon corps figé,
Me rassurer
Dans un conseil
À mon oreille
Doucement soufflé.
Dans le pétrole
De ton lit bleu
Ton œil radieux
Appelle mon vol.
Et l’âme molle
Vissée aux cieux,
L’esprit heureux,
Je quitte le sol.
Puis je rejoins
Ta douce pâleur.
La nuit se meurt
Et je l’étreins
Et ne retiens
Que ta liqueur
À la faveur
De son déclin.
Puis je m’endors
Dans ton étau
Sous le rideau
De ton décor
Et sans effort
La nuit se clôt,
Le matin chaud
Déplie sa flore.
0 Réponses à “Lune”