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Archive mensuelle de novembre 2009

Grand Prix des Poètes Lorrains et Alérion d’or

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Carine BARTHEL (à droite), Grand Prix des Poètes Lorrains et Isabelle Chalumeau, Alérion d’or (Photo de Franco di Sangro)
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Le jury : de gauche à droite : Mme Porta, Joëlle di Sangro et Armand Bemer. A droite, Madame Martine Pillard-Jeanvoine, Conseillère municipale de Nancy, déléguée à la Culture. (Photo de Franco di Sangro)

Les poètes suivants ont également été récompensés :
Françoise MARTIN, Gilles LAPORTE, Rosaria MORA, André MARTIN, Bernard APPEL, Jean BERNARD, Rose-Andrée ARBER, Jean HAVEL, Patrick de BROUSSE de MONTPEYROUX, Jean-Joseph CARL, Denise KAMPRATH, Serge MICHEL, Pierre SIMON, Maité PETIT, Didier VINCENT, Paule MAHYER, Yves CONSEIL, Christelle VINCENT, Geneviève GODEFROY, Josette HOUILLON, Sophie LAMBERTON, Eric DUFOUR, Michelle CHATEL, François BERLAN, François MAUBRÉ, Magalie VINCENT, Annette KICHENBRAND, Sonia SPAETER, Georges WEYMESKIRCH, Marc LEPRETRE, Noëlle LAURENT, Jean-Luc LECHEVIN, Marie-France GENEVRE,         Pierre FOUSSE, Juliette MOUQUET, Dominique POIROT-GOURY, Isabelle FELTIN, Pascal LEFEVRE, Marie-Noëlle GOETTELMANN VELLEUR, Christophe FABER, Gérard CRIPIA, Katy LOBY, Alain BONTEMPS, Patricia AUGUSTIN, Maryline THOUVENIN, Catherine SOUR-MEYER, Sonia BARON, Guy LEBLAY

Remise des Prix 2009
Album : Remise des Prix 2009
Toutes les photos de cet album ont été réalisées par Monique Colin.
44 images
Voir l'album

Un grand merci à Monique qui a passé deux heures debout pour réaliser tous ces clichés !

Remise des Prix 2009

SOCIETE DES POETES ET ARTISTES DE FRANCE

CEREMONIE DE REMISE ANNUELLE DES PRIX DE POESIE

Une centaine de nos adhérents, amis ou invités se sont retrouvés le dimanche 29 novembre dans les grands salons de l’Hôtel de Ville de Nancy.
Au cours de cette cérémonie ont été remis les deux prix emblématiques de la délégation lorraine : l’Alérion d’Or, soit le Grand Prix des Grands Prix, et le Grand Prix Annuel des Poètes Lorrains.
L’Alérion d’Or a été remis pour la 3è fois à Isabelle Chalumeau de Heillecourt (54), ce qui constitue un fait unique dans les annales de la Société lorraine et une consécration pour notre amie, par ailleurs chroniqueuse et romancière, et dynamique administratrice de notre blog.
Le Grand Prix des Poètes Lorrains a été attribué à Carine Barthel, une jeune poétesse de 34 ans résidant à Freistroff (57) (voir article ci dessous) qui s’est vu remettre l’édition de son recueil à 250 exemplaires.
La cinquantaine des autres lauréats a également été récompensée par des diplômes, médailles, livres ou posters (voir liste ci-dessous).
L’assemblée a rendu hommage à ses amis disparus en octobre dernier, Alfred Porta, membre du jury pendant plus de 25 ans, et Charles Berte, Grand Prix 1998.
Les peintres, artistes, photographes et auteurs ont eu le loisir d’exposer leurs œuvres qui ont pu être découvertes et appréciées durant le verre de l’amitié offert par la municipalité de Nancy, que nous tenons à remercier pour son accueil.
La cérémonie s’est poursuivie dans une ambiance festive lors du repas pris au restaurant Les Césars sur la place Stanislas.
Mes remerciements chaleureux à tous les présents et à tous les acteurs qui vous permettent de découvrir notre rencontre en images sur ce blog.
Armand BEMER 

Délégué Régional Lorraine de la SPAF

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Remise des Prix 2009 dans Coupures de presse doc rpu301109grandprix.doc

Grâce à toi

Mon cœur s’est ouvert
Et tu m’as fait le plein de bonheur.
Mes yeux qui étaient si vides
Sont devenus lumineux
Car ils brillent d’amour pour toi.
Tu as su m’écouter jour après jour
Car toutes mes paroles
Ne parlaient que de toi.
Tu es devenu la fontaine
Où mes lèvres viennent se désaltérer.
Tu es ma source d’eau claire
Car toi seul sais étancher ma soif.
Enchaînée à toi, mon corps se réchauffe de ta présence.
Mon amour est si grand que parfois il me fait peur.
Je ressens une sorte de souffrance
Tant mes sentiments sont immenses.
Soir après soir, la danse de la vie vibre sous notre peau.

Verlaine – Metz

Le Palais entendit
Le cri de ma naissance
Quand, à deux pas de lui,
S’arrêta ma souffrance
Qui fut presque aussi forte
Que celle d’un condamné
Voyant ses lourdes portes,
Sur lui, se refermer ! 

Mais, de l’autre côté
De cette rue pavée,
J’entendis festoyer
Tout un corps d’officiers
Qui semblaient se saouler,
Avant que la défaite
Ne leur fasse oublier
Cet ancien jour de fête ! 

Ainsi, je vis le jour
Et ma vie s’écouler,
Se brisant, tour à tour,
Sur chacun des côtés
De ma maison natale,
Comme un vieil encrier,
Jeté vers ce canal,
Flirtant, loin sous ses pieds ! 

Orage d’été

De jaune à gris,
De gris à noir
Et craque le soir
Sur nos abris, 

Un sac de grêle
De blancs cailloux
Qui mordent et trouent
Le sol de miel. 

Et la crinière
Qui vrille les cieux
Et tord les yeux
Crie aux oreilles 

Sa rage virile,
Dragon houleux
Crachant son feu,
Brisant les fils. 

La bête ronronne
Et se retire.
Après les tirs,
Le ciel qui tonne, 

Le blanc revient
Et puis le jaune.
Sur le pylône,
L’oiseau serein 

Retrouve sa place.
Les perles d’eau
Bues par le chaud
Ne laissent trace. 

Et comme après
Un doux mirage
Les yeux voyagent,
L’âme est en paix 

En oubliant
Cette fureur
Qui tout à l’heure
Creva le sang. 

Kosowo

                        Kosowo, Ruanda,
                                   Timor, Bagdad, etc…
            Quand nos consciences,
                        lâchement sourdes à tous les tintamarres,
                                               dorment,
                                   enfouies dans de moelleux placards,
                        nous sommes les muets complices
                                               des barbares
                                   et nous ne nous réveillons jamais
                                               que lorsqu’il est … 

                                                                                  trop tard ! 

Avis de concours

Du 01/12/09 au 28/02/10 le Centre d’Art Lorrain organise un concours de poésie et nouvelles ; 

règlement auprès de : Jean-Jacques Chiron ou Antoine Doudoux, Institut Supérieur de Décoration, 

Centre d’Art Lorrain, 12 rue du Tivoli F-54400 Longwy-Haut Tel : (33) 03.82.25.51.19
Pour en savoir plus : Avis de concours dans Divers pdf chironskmbt60009120911200.pdf

Hiver

La neige blanche,
Le toit qui penche,
Dans la maison,
Dormez chatons…

Bûche flamboie,
Atre rougeoie,
Près des tisons
Grillez marrons…

Marmite chante,
Soupe odorante,
Coupez servante
Le gros pain rond…

Veillée joyeuse,
Famille heureuse,
Chauffée frileuse,
Au feu d’ajoncs. 

Blason

Eh, tu te crois tout permis ?
Bah oui, je fais de la poésie
Et elle rend meilleur. 

On se sent tellement moches des fois.
Qu’il faut s’alléger l’humeur
Avec des mots de choix. 

Les mélodies en morceaux
Suivent les rimes du cœur
Et c’est le rythme intérieur
Qui fait le plein d’harmonie ! 

Avis de concours

Les Ateliers d’Arts de Servon sur Vilaine 

Emile Audigier 4 allée de la Janaie 35530 Servon sur Vilaine 

Tel:02 99 04 27 63 / Courriel :  emile.audigier@wanadoo.fr 

 

Concours littéraire 

( date limite d’envoi des textes le 30 avril 2010) 

 

Thème du concours: -Pour les enfants: Exprimer les sentiments que l’on ressent pour ses parents-Pour les catégories espoirs et adultes: Exprimer ses sentiments pour nos proches (géographiques ou du coeur).

Prose ou poésie (poésie libre ou classique)

Pour obtenir le règlement : Avis de concours dans Divers doc concoursservon1.doc

Dis-papa ?

La poule quel cri fait-elle papa?
La poule elle caquette ou elle glousse, piaule.
Et le coq?
Au réveil, le matin, il fait cocorico.
L’éléphant est-ce qu’il trompette avec sa trompe?
Non, il barrit.
Et la chouette dans la nuit les yeux grands ouverts?
Elle hulule.
Le cerf dans les bois? Papa?
Il brame par amour.
Et le rossignol sur sa branche?
Lui, il chante.
Et le dahu???
Il ne crie pas,il ne chante pas,il se tait.
Il ne veut pas se faire attraper.
Pourquoi papa?
Sûrement a-t-il peur des petits garçons qui posent des questions.
Dis papa, on ira à la chasse au dahu
rien que pour l’entendre respirer?

L’implacable financier

Un pauvre paysan
Dut, un jour, emprunter
Une somme d’argent
À un grand financier
Qui était réputé
Pour son intransigeance !
Puis, après trois années
Sans beaucoup de dépenses,
Pour économiser,
Le paysan honnête
Pria le financier
De repousser sa dette
Qui avait empirée,
À cause des calculs
Du financier rusé
Qui, voyant l’autre nul
Pour simplement compter,
A trafiqué les comptes
Pour faire fructifier,
Sans avoir vraiment honte,
La part des intérêts
De la somme empruntée !
Lorsque l’on voit des faits
Semblables se passer,
Au niveau d’un pays,
On se dit qu’il est temps
Que ce pauvre pays
Reprenne son argent !
Car, il a les moyens,
Comme tout financier,
Qui est parti de rien
De pouvoir générer
De l’argent inventé
Qui sera remboursé
Quand les pauvres endettés
Auront tout sacrifié !

Ailleurs

Ailleurs,
            à fleur d’une peau qui palpite
                        et se granule
                                   et se déplie,
            dans un regard qui s’effiloche
                        si le désir, soudain, crépite
            au profond d’un ventre qui crie
                        quand le plaisir, enfin, s’accroche. 

Ailleurs,
                                   où la force n’est que celle du vent,
                                               voile engorgée
                                                           qui danse et se dilate
                                               puis s’évapore d’avoir tant caressé. 

Ailleurs
                                   où la violence n’est que celle du sang,
                                               vague engrossée
                                                           qui enfle et qui éclate
                                               et puis s’endort d’avoir tant labouré. 

Ailleurs,
                                               dans le délire des délivrances,
                                               planté au beau milieu du ciel
                                                           avec des ailes d’années-lumière. 

Ailleurs,
                                               dans le giron de la mouvance,
                                               baigné de la moiteur du miel
                                                           le cœur ouvert sur les lisières. 

Ailleurs,
                                   où il n’y a rien à prouver :
                                               les grilles ne sont que des cheveux
                                               dont les verrous sautent
                                                           au coin de nos visages. 

Ailleurs,
                                   où il n’y a rien à gagner :
                                               les guerres ne sont que des cernes bleus
                                               sous nos grands yeux
                                                           sans bagages. 

Ailleurs,
                                   dans un balancement de hanches,
                                   dans un matin de dimanche,
                                               dans un soir d’été,
                                               dans un sexe inondé,
                                   dans des yeux qui n’ont pas encore tout vu,
                                   dans un cri qui ne se retient plus. 

Ailleurs,
                        loin de ma tête solitaire,
                                   où mes rêves rancis s’enlacent
                                               quand je leur ouvre mes draps,
                        encore plus loin que mes colères,
                                   où tant de temps perdu s’entasse
                                   tandis que viennent les grands froids. 

Ailleurs,
                        toujours trop tard… 

Ailleurs,
                        nulle part… 

Le mur

Un jour à Berlin
Ils ont piétiné le mot « liberté ».
Ils ont construit un mur,
Un grand mur gris.
Les Uns ont mis les Autres
Dans une cage de fer
Et ils l’ont bien surveillée
- C’était pour longtemps -
Cela a duré, nuit et jour, 28 ans.
Ils ne savaient pas, les barbares,
Que l’oiseau emprisonné,
Phénix, ne meurt pas.
Ils n’ont pas tué l’espoir.
Ils n’ont pas pu : il était caché.
Les Autres ont osé lutter.
Ils ont dit : « Mur, je te vaincrai ».
Alors on a ouvert une porte,
Puis plusieurs portes
Dans ce terrible mur,
Moins gris depuis que les peintres
Lui avaient donné un peu de vie.
Le cauchemar est fini !
On franchit la frontière invincible,
Misérable muraille de ville …
Aujourd’hui le soleil brille plus haut.
A Paris on a pris
La Bastille en un jour …
En un jour on a pris
Le mur à Berlin …
Les fleurs de la liberté
Ont vite repoussé.
Il faut croire au temps
Et nul n’aura envie
De couper des villes,
D’enfermer des pays
Et d’amonceler des morts.
La guillotine de la ville,
On l’a cassée, démantelée …
On saute dessus à pieds joints.
On rit, on crie de joie dans la rue
Parce qu’on a retrouvé le bonheur
Et on dit : « Laissez-nous parler,
Laissez-nous écrire des mots,
Laissez-nous vivre ! » 

9 novembre 1989
Le Mur (1961 -1989) 

Dominique Poirot-Goury

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Née à Laxou (Meurthe-et-Moselle). Diplômée de Lettres modernes. Auteur de poèmes, de nouvelles et de contes. Les revues « Plumes au Vent », « Mil’ Feuilles », « Au Fil du Fer » (revue annuelle de l’A.M.O), « Séquences » (ed. Jean Grassin) ont publié quelques-uns de ses poèmes et de ses récits. Elle a collaboré à « L’Anthologie des 40 ans de la S.P.A.F. » (Editions Grassin, 2000) à « L’Encyclopédie Poétique » et à « Séquences » 44 à 48 ; elle a participé au Florilège 2008 de la SAPF. Elle a obtenu le second prix dans la catégorie « textes courts » lors du 12ème concours du CEPAL en 2009 ainsi que la médaille d’argent du Mérite culturel du CEPAL. Elle participe régulièrement à des Salons et à des « Journée du Livre » en Lorraine.
Recueils publiés : « L’Or de Lorraine. Poèmes » (2004, 2007) ; « Trois contes lorrains » (2004) ; « Bonjour, Domingo et autres nouvelles » (2005) ; « Contes Lorrains » (2006) ; « Théo et Coco. Contes mer… veilleux » (2007) ;  « Le Trésor du Miramont. Contes Lorrains » (2008). 

 

Lune

Auguste lune,
Ton regard froid
Me sauve de moi,
De mes rancunes. 

Telle une enclume
Tu restes coi
Mais de tes doigts
Derrière la brume, 

Viens remuer
Dans mon sommeil
Comme le soleil
Mon corps figé, 

Me rassurer
Dans un conseil
À mon oreille
Doucement soufflé. 

Dans le pétrole
De ton lit bleu
Ton œil radieux
Appelle mon vol. 

Et l’âme molle
Vissée aux cieux,
L’esprit heureux,
Je quitte le sol. 

Puis je rejoins
Ta douce pâleur.
La nuit se meurt
Et je l’étreins 

Et ne retiens
Que ta liqueur
À la faveur
De son déclin. 

Puis je m’endors
Dans ton étau
Sous le rideau
De ton décor 

Et sans effort
La nuit se clôt,
Le matin chaud
Déplie sa flore. 

C’est étonnant

En ce monde nous errons,
Déchus en sursis,
Funambules,
Sur les bords de l’abîme infernal
Et nous regardons,
C’est étonnant,
Les fleurs, les étoiles, le bleu du ciel,
Et nous attendons l’éclosion des printemps,
Les levers de soleil sur la montagne blanche,
Les couchers fauves sur l’océan,
Et nous guettons les sourires
De l’enfant,
Et nous versons des larmes
De bonheur
Lorsque nos cœurs suffoquent d’émotion,
Et nous faisons l’amour,
C’est étonnant,
Faire l’amour,
Sur les bords de l’abîme infernal. 

Quartiers d’hiver

                        Le cœur,
                                   ce promeneur étrange et solitaire,
            marche le plus souvent
                                   au plus profond du noir. 

                        Mais nous savons
                                   qu’il tremble à la moindre lumière
            même s’il n’attend du chemin
                                   que l’illusoire. 

                                               Le cœur voudrait bien prendre ses quartiers d’hiver,
                                                           dignement se coucher
                                                                       et dormir comme un loir… 

                        Il tressaille pourtant
                                   aux abords des lisières,
            prêt à quitter les tours hantées de son manoir,
                                   pour les quelques douceurs
                                               d’une simple clairière
            au risque, une fois de plus,
                                   d’y brûler sa mémoire. 

                                               Il sait qu’il y perdra bien plus que ses artères,
                                                           qu’il vaudrait mieux pour lui
                                                                       feindre de ne rien voir,
                                   mais c’est si doux quand à nouveau le cœur espère,
                                               si doux de croire
                                                           que va recommencer l’histoire !… 

                        Alors,
                                   une fois de trop,
            il sort de sa tanière,
                                   se trouve presque beau en face du miroir,
                                   imagine aussitôt
                                               l’eau fraîche et la chaumière
            d’un amour qui ne serait pas que provisoire. 

                                               Oui, mais la lumière souvent n’est que chimère
                                                           et, tandis que s’évapore
                                   un soupçon d’espoir,
                                               le cœur,
                                   une fois encore broyé comme éphémère,
                                               s’en retourne pleurer
                                                           au plus profond du noir. 

Une goutte d’eau

Une goutte d’eau tombe dans le désert
et s’éteind le beau rêve de la grande rivière
presque dans l’instant tout évaporé.
La goutte se reforme au paradis sur un nuage,
le vent fait avancer le nuage
et le rêve est ressuscité.

Espérance

Tout passe avec le temps, le temps lui même s’en va.
Mais mon amour pour toi sera toujours le même.
Au travers de ce magnifique rayon, où mon amour se pâme,
Rien ne doit plus compter si ce n’est que nos deux âmes
Unies dans un baiser qui comblera l’univers.
Tu seras mon avenir, car toujours il me restera un merveilleux et ardent
souvenir.
Quand le présent fout le camp et que l’espoir devient sombre
Lorsque le ciel se fend et semble se flétrir
Le passé alors m’apparaît et me sourit.

I.I.S.

Images
Informations
Stimuli
En invasion quotidienne. 

Bambins, loupiots,
Mouflets, pitchouns,
Marmots, marmousets,
Gosses, mômes,
Mioches, morpions,
Morveux, mignards,
Chérubins, gamins,
Et autres innocents
La candeur s’envole. 

C’est frappant.
Ciblé en plein
Dans le mille atteint
Ca dégringole, déboussole. 

Attention, chute d’enfants ! 

Maîtrise

Adieu sombre penser, je ne veux plus entendre
Ton détestable chant qui s’insinue et bruit,
Arrogant, fielleux, il attriste la nuit,
Son trait blesse toujours, écorche l’âme tendre. 

Contre toi j’ai trouvé l’armure qui séduit,
Quelques vers enchantés, peignant beau paysage,
Où se plairaient l’enfance et son soleil qui luit. 

Et la peur et l’angoisse et le regret peu sage
Ne sont plus qu’ornements du Vivant fredonné,
Tenus dans l’ombre claire en ce lieu fleuronné,
Ils ajoutent nuance et meilleur éclairage.

L’essentiel est bien là et le vain détrôné !

Marie REITZ
(Grand Prix des Poètes Lorrains 2005 pour son recueil intitulé : «PULSATIONS ») 

 

La maison de la Dîme de Rettel en Moselle

Il existe, à Rettel,
Une maison gothique,
Non loin de la Moselle,
Qui fut antipathique,
Longtemps, aux villageois…
Car, en l’an mil six cent,
Celui qui l’habita,
N’étant pas très content
De rester batelier
De commerce fluvial,
Comme tous ses aînés,
De Nicolas Duval
Qui la fit ériger,
Cent dix années avant,
À son père, habitué
À ce métier payant
Pour trois générations,
Choisit de négocier
La vilaine fonction
De grand décimateur,
Auprès de l’abbaye
Des Chartreux, ayant peur
Que ses murs, trop petits,
Ne puissent plus stocker
L’impôt qu’était la dîme
Qui donnait au clergé,
Pendant l’ancien régime,
Le dixième des grains,
Du bois et des produits
D’élevage et du vin
Et même encore des fruits
Que tous les paysans
Récoltaient du labeur
Qui prenait tout leur temps
Et leurs gouttes de sueur !
C’était Michel Duval
Qui, prenant cet office,
Se fit aussi pas mal
De jolis bénéfices
Lui permettant, alors,
De faire, en sa maison,
Partout de beaux décors
Aux murs et aux plafonds
Que l’on peut voir encore,
Par bribes seulement,
Puisque rien n’est plus fort
Que l’usure du temps ! 

(Réalisée à partir du texte d’Anne-Sophie Maret écrit en mars 1991) 

Pascal Lefèvre

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Bien que né tout à l’Ouest,
À Nantes exactement,
C’est vraiment tout à l’Est
Que je vis maintenant
Puisqu’à une Lorraine
Je me trouve épousé
Qui n’a pas eu de peine
À me faire apprécier
Sa Région, sans un mot,
Rien qu’à la regarder
Se mirer dans ses eaux
Calmes et, sans oublier
Le sang qui l’a rougie,
Au cours de son Histoire,
Car elle, à la Patrie,
Est liée comme au soir
L’est le jour ou la nuit !

(pour lire la suite, cliquer sur ce lien : Pascal Lefèvre dans * 1 - Présentation des artistes pdf pascallefvrebiographie.pdf 

Le ruisseau

Lorsque l’onde chuchote à l’abri des sous-bois,
Serpente entre les arbres pour gagner la plaine,
On l’entend égrener sa mélodie sereine
Tout au long de ses rives comme mille voix.

Et ses reflets d’argent au lumineux matin
Ruissellent d’ivresse en caressant les cailloux,
Son écume danse au rythme des remous,
Accompagnant la nature au souffle divin.

Puis, quand le crépuscule a grignoté le jour,
Que le soir est tombé du haut de son abîme,
Le ruisseau relance sa chansonnette ultime
Qui dans la sombre nuit devient un chant d’Amour.

Gérard Bollon-Maso (SPAF Délégation lyonnaise)

228 hirondelles… (pour le souvenir)

 En ce jour important, où TOUT est souvenir,
 Comment rester de glace alors que la mort rôde ?
 Et novembre a longtemps été mois des soupirs…
 Il le sera encore, car le doute corrode… 

 Aussi, lors d’un voyage en avion, aurons-nous
 Une pensée émue pour tous ces « transitaires »
 Perdus dans l’océan, quand l’horizon, d’un coup,
 Est tombé dans la mer, noyant nos sœurs, nos frères… 

 Hirondelles ! Amies qui volez en plein ciel :
 Portez tout notre amour aux âmes décimées !
 Pour ceux qui sont « partis » : soyez providentielles,
 Car nous tous, en ce jour, nous sommes…déprimés… 

…devant un TEL désastre…

« J’ai écrit ce poème le 07/11/2009 en voyant les infos qui commémoraient la disparition de l’avion au large du Brésil. C’est ma façon de joindre ces personnes disparues.« 

Comment faire ?

Comment la regarder en face,
Et lui dire que son geste me glace !
Comment lui dire,
Qu’elle finira par se détruire,
Que ces drogues dures,
C’est comme avaler du cyanure !
A dix-sept ans, la vie est devant elle,
Alors pourquoi se brûler les ailes?
Elle va planer, exploser,
Mais la triste réalité sera toujours là,
Quand de nouveau elle atterrira.
J’ai envie de lui parler, la secouer,
Avant qu’elle ne soit accro,
Et que cette merde
Ne lui bouffe le cerveau !
Si elle entre dans cette spirale
Tout ira mal,
Ce sera la descente aux enfers,
Je n’ai pas envie de me taire.
Il faut que je fasse quelque chose,
Avant qu’elle ne succombe à une overdose,
Comment vais-je m’y prendre
Pour lui faire comprendre
Qu’avec cette saloperie
Sa vie se terminera ainsi. 

Avis de concours et plus

Chers amis,

J’organise, comme chaque année depuis trois ans, un concours de poésie, de nouvelles et de poèmes calligraphiés. Le thème choisi pour l’année 2009-2010 est: « Chemins ». Date limite: 30 novembre 2009. 

La Société des Poètes et Artistes de France, que je représente pour la région Ile-de-France, a été fondée en 1958 par le poète Henry Meillant, soucieux de faire vivre la poésie à tous les niveaux de la société et dans toutes les régions de la francophonie et de créer un espace dans lequel chaque poète, qu’il soit débutant ou l’un des plus grands de notre temps, puisse s’exprimer: c’est le rôle de notre revue trimestrielle, Art & Poésie, tirée à plus de 800 exemplaires, ce qui en fait l’une des plus importantes du monde francophone.
En vous abonnant à la revue Art & Poésie, vous pouvez proposer vos poèmes pour publication, participer à une vingtaine de concours littéraires régionaux sans compter les concours nationaux et internationaux dont la remise des prix a lieu le dernier week-end de septembre chaque année dans une ville différente, lors du grand congrès annuel de la SPAF! L’an passé à Marseille, cette année à Cossonay (en Suisse), l’an prochain à Toulouse… Parmi les prix internationaux sont décernés une médaille offerte par le Président de
la République française, divers prix (pour des œuvres manuscrites, éditées, des poèmes isolés…) dont l’édition d’une œuvre, mais aussi des prix artistiques (photographie, peinture, sculpture), dont une médaille offerte par le Ministre de
la Culture.

Bref, je vous envoie ci-joint le règlement du concours 2009-2010 ainsi qu’un compte rendu de presse du Congrès 2009.
En ce qui concerne la délégation Paris-Ile-de-France, un recueil des textes primés est chaque année publié à l’issue du concours annuel, il est possible de se le procurer pour 4 euros.
N’hésitez pas à me contacter par e-mail ou sur le blog http://artetpo-sie.over-blog.fr.
Et, svp, faites vite passer le message à tous vos amis qui aiment écrire !!!

Amitiés,

Bénédicte Gandois Crausaz

Avis de concours et plus dans Coupures de presse pdf rglementconcours2009.pdf

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Les jeux de l’amour et du bazar

On s’agace, sagaces
Vie en commun sous tensions
Féroces et dures
La petite bête est débusquée
Attention. On va se chercher.
Au bout, qui va dominer ?
Malentendu mal écouté
On s’épie, se titille
Le ton durcit,
Impatient. Pour voir.
Réactions exacerbées
D’une attente incomprise
Démise, disproportionnée
Demande de pardon,
Honte d’une attitude
Pudeur à découvert.
Trop exposée, pas fière.
L’autre atteint les méandres
De la personnalité mise à nu,
Côté obscur révélé par l’intimité.
Pas envie, je t’en veux.
Anomalie résistante, envenimée.
Et besoin d’être tranquilles
Interactions inutiles,
Injustes et malhabiles.
Solitude sollicitée. 

On se lâche.
Le temps de retrouver.
Le bouchon trop loin poussé. 

La mort du poète

Lamartine, ton nom est partout en ces lieux,
Au pied de la montagne, au bord du lac d’Elvire,
Mais qui relit tes vers et qui donc les admire ?
Peut être quelque fou, sinon quelque amoureux ! 

Dans cette ville, Ami, qui connut tes aveux,
N’est-il plus un seul cœur qui chante ou bien soupire ?
Tes vers ne peuvent-ils un instant le séduire ?
Ne vient-on plus rêver sur ton lac, sous tes cieux ? 

Pourtant, ici, tout parle et d’amour et de rêve,
Poèmes immortels inspirés d’amours brèves,
Barde ! Tu sais encor faire entendre ta voix. 

Qui ne quitte ces lieux un peu un peu de vague à l’âme,
Qui ne sent en son cœur se mourir une flamme
Quand le poète meurt une nouvelle fois ?

Hélène VESTIER , Lauréate de l’Académie Française,
(Prix Auguste CAPDEVILLE 1967 pour son recueil intitulé : «  Tout au long d’une vie »,
Premier Prix de poésie au Tournoi international féminin en Juin 1967,
Déléguée Régionale de la S P A F pendant 40 ans.
A publié : «  Tout au long d’une vie «  ( 1966),
En collaboration avec les poètes de Lorraine : «  La Lorraine chante » : ( 1970)
«  Laissez les rêves s’envoler » : ( 1981 ) 

 

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