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Archive mensuelle de octobre 2009

Je voulais te dire

Je voulais te parler d’Amour
Et même te l’écrire aussi
Ce n’était pas un long discours
Juste quelques mots très jolis

Je les avais bien préparés
Bien étudiés et bien choisis
Pour une phrase bien ciselée
Dans des textes de poésies

Je voulais te parler d’Amour
Te dire des mots du fond du cœur
Et en attendant ton retour
Je les avais appris par cœur

J’étais prêt, je me sentais bien
Je me voyais déjà avec toi
Heureux, te tenant par la main
Mes yeux dans ton regard bleu-roi

Déclamant avec emphase
Ces mots passion, ces mots ardents
J’aurais lu sur ton visage
Joie et bonheur, resplendissant

Mais, maintenant face à toi
Je suis muet, paralysé
Mes jolis mots, je suis sans voix
Eh bien, je les ai oubliés

Timide, je n’ai pas osé
Alors, en me serrant la main
Souriante, tu t’es éloignée
Mais promis, j’essaierai demain.

Gérard Bollon-Maso (SPAF Délégation lyonnaise) 

Astre à dorer

Soleil de plomb
Darde tes rayons
Adoration
Brûlant, agressif,
Effet de serre et protection
Couche d’ozone et déplétion
Mate les peaux, vif
Levant, couchant
Couchés, bronzés,
Levés, toastés,
Exposés sans y penser
En effet.
Soleil, nécessaire à la vie,
Tu deviens trop brillant
Ennemi pour les êtres vivants
Dépendants
Des yeux, des peaux lésés
Danger des astres. 

Engouement

Vivre à découvert
sans nul autre refuge que l’élan de vibrer,
épisodes en suite
à poursuivre et jalonner ses pérégrinations
de la marque de l’éperdu ,éperdument,

vivre en balle
et s’emballer au bond
à rebondir,
insoumis à la sagesse
et apprivoisé par le tempérament bien trempé,
le goût de goûter à tout,

vivre en flot continu
la facilité maîtresse et fleuve
irriguant l’impossible
quand à but enchantement
la route se fait cible,

vivre sa pépite
battant d’accords qui palpitent,
de regards à la longue vue
et des vues infiniment,
migratrices,

vivre possesseur de la clef sésame
dans un pétillement sans borne
sorti de sa bulle
pour l’effervescence,

vivre le mouvement enclenché,
perpétuel, à assaillir la curiosité
pour ne jamais arriver,
pour une autre piste inlassable,

vivre et mordre
sans jamais en démordre,
fourmillant,
graduel sans limite d’intensément
appétit évadé,parti sans retour
pour vivre l’idée du film sans fin
comme tours et détours,
tour abracadabra,
mille chose à la fois
et à la fois il était une fois,maintenant.

Féminine masculine

(Avec une pensée pour George Sand) 

A me voir fumer cette pipe,
Porteuse d’habits masculins,
Vos yeux n’offrent plus de câlins :
Cher ami, notre amour se grippe. 

Votre visage aussi se fripe,
Reflet de mes vieux gobelins,
A me voir fumer cette pipe,
Porteuse d’habits masculins. 

Mieux, je suis un nouveau principe,
Moins liée aux bourgeois filins ;
Ainsi maints disent patelins :
<< Songez comme elle s'émancipe ! >>,
A me voir fumer cette pipe.
 

Le vieux chais

Mon enfance a le goût des fruits,
Le parfum des fleurs, des champs et des forêts,
Celui de l’humus de la terre où je suis née. 

A l’automne on récoltait le raisin…
Me revient le divin arôme des grappes foulées
Et du jus qui coule du pressoir.
Souvenirs de vendanges et de terroir,
De la glèbe sauvage et puissante,
Souvent rude mais si attachante… 

Toujours de bonne humeur,
Vendangeuses et vendangeurs
Travaillent avec ardeur
Malgré le dur labeur.
Agenouillés,
Les mains comme ensanglantées,
Ils recueillent le fruit à maturité,
Le déposent délicatement dans le panier
Qu’ils verseront ensuite dans une grande sapinée… 

Ils font résonner collines et vallons
Des refrains de leurs chansons
Qui redonnent vie au village
Et à tout le voisinage.
Le lendemain tout recommence
Dans la même joyeuse ambiance… 

Que de belles soirées et d’amitiés partagées ! 

Depuis, lorsque je savoure un bon vin,
Je ferme les yeux
Et je me souviens du vieux chais… 

Sensualité et volupté… 

Ode à la muse

Poète, je le suis depuis ma tendre enfance,
La muse, de tout temps, inspira ma romance,
Calliope, de mes jours déroula le ruban,
Partout m’accompagna, me berça de son chant. 

Si le soleil a lui quelquefois dans ma vie,
Ce bonheur je le dois à Dame Poésie
Qui sut auprès de moi jouer les magiciens
Et m’apprendre à aimer le sort qui fut le mien. 

Que ta flûte toujours éternise mes rêves,
Que ton stylet d’airain guide ma main sans trêve,
Muse de l’Eloquence ouvre moi le chemin,
Qu’au long de tes sentiers souffle l’alexandrin !

Hélène VESTIER , Lauréate de l’Académie Française,
(Prix Auguste CAPDEVILLE 1967 pour son recueil intitulé : «  Tout au long d’une vie »,
Premier Prix de poésie au Tournoi international féminin en Juin 1967,
Déléguée Régionale de la S P A F pendant 40 ans.
A publié : «  Tout au long d’une vie «  ( 1966),
En collaboration avec les poètes de Lorraine : «  La Lorraine chante » : ( 1970)
«  Laissez les rêves s’envoler » : ( 1981 ) 

 

Vieillesse

Elle marchait toute courbée presque à angle droit
Toute hésitante comme si de son avenir
Dépendait pour toujours du nombre de ses pas
Et retardant un peu le moment de mourir

Elle relevait vers les cieux qu’elle implorait
Son beau visage sillonné par la vie
Par les souvenirs, les remords, les regrets
Les Amours, les enfants, une vie bien remplie

Ses yeux, perlés d’une larme translucide
Qui ne coule jamais comme pour nous montrer
Sa tristesse infinie, et qu’elle est lucide
Que la mort n’est pas loin prête à la faucher

Alors, ratatinée comme pour se protéger
Elle avance dans ce monde qui n’est plus le sien
Ne sait plus si elle doit partir ou continuer
A plier sous le poids de son maigre destin.

Gérard Bollon-Maso (SPAF Délégation lyonnaise) 

Coeur meurtri

Elle n’arrive pas à mettre fin à son histoire.
Elle a pourtant déchiré tous ses écrits.
De lui, un jour elle sait qu’il ne lui restera rien.
Elle sera calme et sereine, car aucun souvenir
Ne viendra raviver tous le mal qu’il lui a fait
Et qu’elle a toujours pardonné.
Ses sentiments sont si forts, ils ne peuvent s’éteindre comme ça.
Elle n’arrive pas à mettre fin à son histoire.

La pluie, l’hiver pourront pleurer à sa fenêtre
Celle-ci demeurera close à jamais.
Elle a regardé les petits morceaux de papier
Un à un tombés de ces doigts.
Une flamme nouvelle un jour viendra
Et pour elle un nouveau foyer renaîtra.

Il ne lui restera qu’un petit tas de cendres
De tout ce grand amour qu’il lui avait juré.
Et elle reste là songeuse, cherchant à comprendre
Pourquoi elle en a tant souffert, pourquoi elle en a tant pleuré.
Remplie d’espoir et de courage
Elle a mis fin à son histoire
Par un bel après-midi d’été.

Freiner des quatre fers

Vacances terminées
Retour à la routine,
C’est la rentrée.
Vaincre le réveil,
Garder l’esprit libre,
Résister.
Les vacances sont passées.
En garder l’esprit toute l’année.
Exploit renouvelé
Du rythme non imposé.
Défi renouvelé
Chance renouée
Refuser avec entrain
D’être entraîné
Et s’exercer. 

Bretagne éternelle

Souviens-toi de ces jours en la terre mythique
Où, menhirs et dolmens, surgissant du passé
De Viviane la belle et Dahut l’impudique,
Habillait le décor antique, suranné.

Ces souvenirs enfouis confinaient au mystère,
Mais ta seule présence éveillait mon émoi.
Pour mon enchantement, nul besoin de chimère,
Je regardais tes yeux, ma magie, c’était toi !

Avec toi, j’admirais le granit magnifié
Par des mains inspirées, riches de poésie.
Artistes méconnus, bâtisseurs oubliés,
Enchâssant leur credo dans la pierre ennoblie. 

Un soir, émerveillés, sur la côte rebelle,
Admirant, au Ponant, le radieux flamboiement
De l’astre en son déclin, parangon d’aquarelle !
Nous étions, souviens-toi, envoûtés, hors du temps ! 

Mais, de Poséidon, la colère soudaine
Poussa vers les récifs la mer aux flots rageurs,
Eclaboussant d’embruns la côte armoricaine,
Te souviens-tu du cri des sirènes en pleurs ? 

Quand, au cœur de la nuit, la chouette se tut ;
Du silence naquit comme une mélodie,
Un harmonieux refrain. Dis-moi, t’en souviens-tu ?…
Le chant des fées montait de la terre endormie ! 

Toutes les nuits, que chaque étoile se souvienne
De cet instant béni, bonheur insoupçonné,
Où ta petite main s’en vint frôler la mienne,
Quand le temps s’arrêta, pour être … éternité ! 

Paisible

Un silence apaise jusqu’à l’âme d’une agitation qui ne
pèse plus,un répit abandonné à la tranquillité s’attache
à la réalité continûment d’un repos…
Ne pas déranger sa paix.

1000 commentaires

Nous venons de dépasser les 1000 commentaires !
Pour les amoureux des statistiques, nous tenons toujours la douzième place dans la catégorie « Poésie et littérature » qui comporte 2646 blogs !… C’est difficile maintenant de grimper…

Le sentier du bonheur

Au gré du chemin parcouru,
À travers ces beaux paysages,
Vogue, vogue mon âme nue
Vers la vie sans aucun nuage… 

Les hortensias aux doux tons bleus
Ouvrent la marche du sentier
Qui mène jusqu’au bout des cieux
À travers ses vertes allées… 

La mer bleutée jusqu’au rivage
Éclaire encore le massif
De roses d’Inde en soleils sages
Avoisinant les dahlias vifs. 

Le hêtre roux, les conifères
En route vers le ciel très pur
Donnent au quidam l’univers
Que nous octroie Dame nature. 

Un banc de pierre hante la pause,
Entouré de mille azalées ;
Une sculpture offre l’osmose
Pour qui veut se désaltérer… 

La côte aux rocs affleurant l’eau
Invite à s’asseoir sur la grève,
Et le soleil brillant là-haut
Pénètre jusque dans les rêves… 

Les azalées en floraison
Ont su te montrer le chemin
Qui conduit jusqu’au diapason
Auquel aspire l’être humain… 

Près du pont, formant une haie,
De jaunes gaillardes t’invitent
À te détendre et à trouver
Le calme qui t’enivre vite… 

Encore, les roses graciles
Exhalant toutes leurs senteurs
Exposent leur cœur si fragile
Au lys orange plein d’ardeur. 

Toi aussi,  vas voir ce jardin
Où l’Eden est en bout de route ;
Et n’arrête pas en chemin.
Le Paradis est là : nul doute… 

Josette Houillon

houillon.jpg
Messine depuis l’âge de 18 ans, aujourd’hui Marlienne, Josette est venue au monde à Magny en Moselle, juste après la Deuxième Guerre mondiale, en compagnie de deux soeurs. Il s’agissait en effet d’une triple naissance, ce qui valut aux trois filles le surnom de « triplettes ».
Malheureusement, le trio devint rapidement duo, Odette n’ayant pas survécu à cette venue au monde prématurée.  Josette a donc grandi avec sa soeur jumelle Claudette.
Josette a eu deux enfants, un garçon et une fille. Delphine a d’ailleurs remporté le prx SPAF des moins de 20 ans il y a… 16 ou 17 ans.
Outre l’écriture, sa passion de toujours, Josette a chanté pendant 20 ans dans une chorale. Elle a arrêté en juin 2009 et se consacre maintenant au théâtre et à l’artisanat. Pour reprendre son expression : elle « bricole » beaucoup !

Le feuillet d’automne

Image
Automne
Images sages des jours raccourcissant
Grand effeuillage de la luxuriance morte
Un arbre majestueux à la ramure déployée
Une feuille jaune comme le souvenir chaud de l’été
Une autre feuille « roux-orangé »,vitamine imprimée
comme le stigmate de l’énergie des jours ensoleillés
Une feuille qui tombe dans le tourbillon d’une dernière
danse
Le bal qui déshabille feuille après feuille
et encore,chargée d’inéluctable,celle rouge de la colère
qui s’insurge auprès de la mort funèbre qui prend la vie
Le violon de la tristesse qui joue octobre
Blême et suffocant ,dans la brume,le seigneur des forêts
peu à peu dénudé
Deçà,delà ,balancées par le zéphire ,la toison emportée
pour étendre le tapis de la saison mélancolique
Un homme debout sur le layon
Un homme qui s’agenouille
Une de ses mains ramasse au sol quelques feuilles
les unes sur les autres formant un feuillet d’images
Avec l’autre et le pouce dans le geste qui feuillette
les images sages s’animent du folio scope végétal,
le regard pendu à leur interstice qui les laisse voir.
L’homme se relève,
puis ballant et musardant dans une douce nostalgie,
s’en va avec un peu d’automne…

Soldat Adolescent

Une douleur aiguë transperça sa poitrine,
Stoppé dans son élan, trébucha, étonné,
Il tomba sur le sol au bas de la colline
Les yeux tout grands ouverts sur le ciel étoilé.

Sa vie s’enfuyait tel l’air d’un ballon crevé,
Il posa sa main comme pour la retenir
Sur le trou rond et rougi de son corps violé,
Et il sut qu’à cet instant il allait mourir.

Alors surgirent des images un peu floues,
Elles défilaient saccadées dans un rythme fou,
Comme dans un vieux film muet en noir et blanc.

Toute son enfance, les filles, les copains,
Les conneries, les cuites, les Amours naissants ;
Il ferma les yeux, maintenant tout était loin. 

Gérard Bollon-Maso (SPAF Délégation lyonnaise) 

Attente

Tu dis ne plus m’aimer, mais je te pardonne
Mon coeur est meurtri, bléssé, mais jamais il ne cessera de battre pour toi.
Ton regard fuyant qui ne veut plus de moi, je vais tenter d’oublier, toi qui m’abandonne.
Je ne veux plus croire en rien, ni en personne
Dans ma tête résonne toutes ces paroles qui m’empoisonnent.
Pourtant je te pardonne. 

Ton adieu est un mot qui me désarme, j’ai fini par baisser les armes
Avec lui, j’ai versé beaucoup trop de larmes.
Ce mot qui m’a fait tant souffrir, que quelques fois, j’ai voulu mourir.
Tu n’es plus mon papillon, mais je resterai la fleur tendre qui espère en silence, au fond du jardin.
Que tu reviennes m’effleurer de tes ailes si douces et délicates
Afin de continuer à fleurir sans briser mon destin. 

J’avais tant rêvé pour toi de tendresse, d’ivresses, de plaisirs infinis,
j’avais pas compris que pour toi tout était déjà fini.

Ame vagabonde dans un vent de liberté de Maïté Petit

 couvmaite.jpg
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Ce matin

L’œil s’ouvre
Se lever, aller travailler
Il fait gris,
Qu’importe.
Une nouvelle journée commence 

S’étirer, respirer, être vivant
Bouger, voir le jour
Mardi bonjour,
La renaissance
Sortir du cocon 

Se découcher
S’ébrouer, redémarrer
Départ tout neuf
Pour seize heures
D’existence réitérée 

Profiter des répétitions générales
Les trois coups sont frappés
Le soleil s’est levé.
En scène,
La Vie va commencer. 

Rêve inapaisé

Jamais je n’oublierai ton timide baiser
Dont le souffle léger, dans cette farandole,
Me frôla de son aile et sous la girandole,
Tel un brûlot joyeux sut alors m’embraser. 

Jamais je n’oublierai ton sublime baiser
Qui fit chanter mes sens en une ronde folle
Et dans ma chair à vif imprima sa corolle,
Indélébile fleur d’un rêve inapaisé. 

Jamais je n’oublierai, sur ma lèvre pâlie,
De ton dernier baiser la saveur infinie,
Que je doive mourir ou bien vivre cent ans ! 

Et toi, qu’en as-tu fait ? – Un petit tas de cendre,
De tous ces baisers fous dispersés dans le temps
Qui sait ! Peut être,  un jour, voudras-tu me les rendre ?

Hélène VESTIER , Lauréate de l’Académie Française,
(Prix Auguste CAPDEVILLE 1967 pour son recueil intitulé : «  Tout au long d’une vie »,
Premier Prix de poésie au Tournoi international féminin en Juin 1967,
Déléguée Régionale de la S P A F pendant 40 ans.
A publié : «  Tout au long d’une vie «  ( 1966),
En collaboration avec les poètes de Lorraine : «  La Lorraine chante » : ( 1970)
«  Laissez les rêves s’envoler » : ( 1981 ) 

 

Pas si sûr

Sur le bout des doigts la leçon
Sur les principes à cheval
Sur le droit chemin
Sûr de son fait
Sûr et certain,à coup sûr,de source sûre…

Et tout,parfois,sur rien de fondé…
Sur un malentendu
Sur un coup de dé
Sur des œufs
Sur le fil
Sur un os
Sur la comète le plan tiré
Sur des riens…

Pèlerinage

Je rêvais vent du large et soleil à foison,
Francs échos de nos pas au sein des vignes torses,
Fraîcheur du vieux platane en l’aimable saison,
Et rires des vingt ans bien fiérots de leurs forces. 

Fort pressés de quitter l’autre champ du miroir,
Ces éclats d’autrefois s’animeraient encore!
Le temps pris à rebours, ils sauraient émouvoir!
Ô! l’oubli du Réel! Du Présent qui dédore! 

J’ai revu le village et les lieux alentours
Où nos cœurs en liesse hâtaient l’heure parfaite.
Il est des souvenirs, si doux en mornes jours,
Qu’il est bon les garder dans leur cache secrète. 

Les cépages perdus et l’Immobilier-roi,
La Vie était ailleurs! Un air planait, morose,
Le bourg se refusait, lépreux, en désarroi,
Et mon rêve en morceaux me parut peu de chose.

Marie REITZ
(Grand Prix des Poètes Lorrains 2005 pour son recueil intitulé : «PULSATIONS ») 

 

Le jardin du curé

            Dans mon bahut tout pourri d’ fuites
            Moi j’ cours partout, plus vite, plus vite…
            Quelle sacrée baraque
            Où tout l’ mond’ s’agite
            Y’a ma tête qui craque
            J’suis au point limite
            Dans tout c’ bric à brac
            J’ frôle la méningite.
                                                           Toi l’ curé dans ton presbytère,
                                                           Toi tu t’en fous, t’es bien pépère
                                                           C’est un beau matin
                                                           Le ciel est tout clair
                                                           T’es dans ton jardin
                                                           Tu lis ton bréviaire
                                                           Le mond’ va pas bien
                                                           T’en as rien à faire.
            Dans mon bahut qui sue la frite
            Moi j’ cours partout, encore plus vite…
            Quelle sacrée baraque
            Où tout l’ monde s’irrite
            Y’a mon cœur qui craque
            J’suis au point limite
            J’vais y foutr’ des claques
            Ou d’ la dynamite.              
                                                          
Toi l’ curé dans ton presbytère,
                                                           Tu t’ crois encor’ au séminaire
                                                           Un p’ tit coup de latin,
                                                           Un p’ tit joint d’ pater,
                                                           Tu t’ fais ton p’tit ch’min
                                                           D’paradis sur terre
                                                           Le monde va pas bien
                                                           Qu’est ce que ça peut t’ faire.
            Dans mon bahut qui pue les mites
            Moi j’ cours partout, toujours plus vite…
            Quelle sacrée baraque
            Où tout l’ monde s’excite
            Y’a ma vie qui craque
            J’ suis au point limite
            J’ vais m’ jeter au lac
            Ou dans une marmite.
                                                           Toi l’ curé dans ton presbytère
                                                           Toi tu t’en fous, t’es bien pépère,
                                                           T’as un beau jardin
                                                           T’es dans la lumière
                                                           T’entends vraiment rien
                                                           Tu lis ton bréviaire
                                                           Pour que l’ mond’ aill’ bien
                                                           Tu dis des prières… 

Aimer !

Sentiments, sensations, émotions enivrantes
De chaleur corporelle.
Pouvoir, possession, intensément croire
A deux corps en fusion.
Etre en émoi
De toutes ces caresses sensuelles
Rêver de douceur dans cette nuit démentielle
Nuit magique, nuit de folie
Deux corps enlacés dans un réel bonheur.

L’Orne à ??? (poème quiz)

Orne ,ornement de notre géographie
qui fait l’attache à ce lieu,
notre amour tout pour lui:
chef-lieu de canton
avec cette nature si proche
qu’elle y touche les vies
qui se font et se défont
grandissent et meurent,
là, entre Metz et Verdun.
L’Orne ,une rivière qui habite
notre chez nous
et pour qui vont nos pensées
le long de ses rives qui nous rivent elles à nous,
parfois, le temps d’une errance,
d’un dialogue avec elle du haut de son pont,
non loin de l’église saint-Martin,
contemplant son cheminement de méandres
et l’ondée avançant.
Orne ,tu suis, ton cours se prolongeant
bien au-delà de nos murs rejoint par l’Yron,
ton cours si long à l’égal du coup des hérons
qui peuplent ton monde
et viennent plonger dans ta poissonneuse richesse
sous les yeux de quelques canards et poules d’eau.
Orne ,rivière qui chante à l’écoute
d’un air au grand air,
soufflé sans doute par les limonaires
du musée de la musique mécanique,
qui va sans pas et coule paisible, quiète,
libre au rythme des saisons,
fidèle toujours aux reflets du jour
qui éclairent nos cœurs lorrains.

(De quelle commune s’agit-il ?)

Alfred Porta nous a quittés

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Alfred PORTA à la tribune, remettant les prix à Nancy en décembre 2008

Cher-e-s Ami-e-s de la SPAF en Lorraine,

Je suis au regret de vous annoncer le décès d’Alfred PORTA qui a été membre de notre jury annuel pendant de très nombreuses années.
Je l’avais rencontré, lui et son épouse, à Montigny-les-Metz en mai dernier pour lui remettre les manuscrits de vos participations et j’avais pu alors faire plus ample connaissance avec l’homme lettré, féru de poésie, de lettres classiques, de philosophie, de musique et de peinture, qu’il était. Il fut organiste durant de nombreuses années à Montigny.
Il m’avait montré plusieurs de ses peintures (j’ignorais qu’il peignait) et je lui avais offert de « révéler » tous ses talents sur le blog de la SPAF. Avec la modestie qui le caractérisait, il avait gentiment décliné mais je lui avais promis de « revenir à l’assaut »  avec un appareil photo à l’automne. Il venait aussi de publier un recueil de poésie en allemand qu’il m’a offert.
Son épouse bouleversée que je viens d’avoir au téléphone m’a indiqué que ses obsèques auraient lieu jeudi 8 à 14 h 30 (sans doute à Montigny-les-Metz)
Alfred PORTA, 85 rue des Volontaires, 57950 MONTIGNY-LES-METZ
La SPAF vient de perdre une valeur sûre et un ami fidèle. A son épouse et à sa famille, nous redisons l’expression de nos condoléances attristées.

Armand BEMER

CEPAL – Prix 2009

Le CEPAL (Centre Européen pour la Promotion des Arts et lettres) vient de remettre ses prix 2009 au cours d’un week-end d’animation à Thionville. Parmi les lauréats, nous avons le plaisir de retrouver les noms de plusieurs adhérents de la SPAF : Annette KICHENBRAND, Armand BEMER, Maité PETIT, Bernard APPEL, Catherine SOUR-MEYER, Josette HOUILLON, Jean-Joseph CARL, Dominique POIROT, Irène PAQUIN, Arlette JACQUES. Certains d’entre eux ont d’ailleurs été cités à plusieurs reprises en fonction des catégories présentées. Mentionnons aussi la présence et les distinctions d’Emile AUDIGIER, ancien Thionvillois qui s’est retiré en Bretagne, et qui m’a appris s’être mis en contact avec notre délégué breton, Michel LEON.

A toutes et tous qui défendent et portent haut les couleurs de la poésie, nos sincères félicitations. Et bravo à l’infatigable équipe du CEPAL qui apporte tant de pétales et de corolles à l’écriture et à l’art en Lorraine.

Armand BEMER, délégué régional.
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Force musicale

Dans la vague naissante,
Solennelle et intense,
L’ouverture d’Egmont,
Les battements de paupières en cadence
De ce chef d’orchestre qui chante,
Là, devant cette philharmonie bouleversante
Jouant bien plus que la partition.

Vient la vague puissante,
Irrésistible et presque impérissable,
Avec ses embruns clairs
Où les instrumentistes donnent vie
A la composition de Beethoven,
Aux parfums des aurores chaudes,
Et aux traits ruisselants de nos chaînes.

Et puis la vague finissante,
Dans un dernier fracas, tombe.
Le maestro s’incline déjà
Et quand l’écho de la musique s’arrête,
Il reste le chant de l’onde
Et, sur nos têtes, le souffle de la grâce.
Dieu ! que c’était beau… Mais que c’était beau !

Dîner littéraire Isabelle Alonso

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Chers Amis, 

C’est samedi, oui ce samedi 10 octobre (dans cinq jours !) que nous vivrons ensemble une soirée passionnante avec une femme étonnante et détonante de grand talent : Isabelle ALONSO.  

Réputée pour ses coups de gueule de Chienne de garde, et ses réparties bien frappées dans la bande à Ruquier, Isabelle est moins connue comme écrivain (l’arbre a toujours caché la forêt !) Pourtant, quel talent ! Et quelle vie d’exilée riche en combats, en douleurs et en bonheurs, quel courage, quel humour, quelle écriture ! Héloïse d’Ormesson ne s’y est pas trompée : c’est elle qui édite ses livres ! On connaît son exigence de qualité ! 

Quelle soirée donc, ce samedi, à la Villa Beauséjour ! 

Pensez à réserver très vite (au plus tard, si possible, vendredi matin au 03 29 08 04 89, ou à villa.beausejour@wanadoo.fr)… la salle du restaurant n’est pas immense… les premiers inscrits seront… vous connaissez la suite ! 

A samedi donc ! 

Bonne semaine en attendant le plaisir de se revoir en compagnie… d’Isabelle. 

Amitiés. 

Gilles Laporte 

 

 

L’angle des choses

Bon angle, mal angle.
Façon de voir les choses
Subjective.
Par quelle perspective ?
Et de quel côté,
Que ça tourne rond ? 

Dépend des jours
Sans détour
Dans tous ses états,
L’âme prend la direction des vents.
Harmonie fuyante
Ligne d’horizon fugace.
Fugitive façon de voir
L’angle des choses. 

Un jour en positif
Le suivant en négatif
L’autre en subjectif
Eclairage changeant
Et l’univers demeurant
Le même au demeurant,
Inchangé depuis longtemps. 

Notre présence y fluctue
Amplitude du sentiment
Face au constant.
Nous sommes changeants. 

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