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Archive mensuelle de septembre 2009

Congrès annuel 2009

Le congrès national 2009 de la SPAF vient de se dérouler à Cossonay, canton de Vaud, près de Lausanne et du Léman, en Suisse.

Un temps clément, une excellent ambiance, le cadre humain d’une petite ville de 3500 h, des paysages suisses conformes à l’imaginaire, ont permis aux congressistes de passer quelques journées constructives et détendues. C’était le premier congrès national piloté par Vincent Vigilant, le nouveau président, solidement encadré par une délégation poitevine de 11 personnes. La Lorraine y était représentée par Jean- Jacques Chiron et Armand Bemer accompagnés de leurs épouses, tandis que Joëlle et Franco Di Sangro, Claudine et Jean-Claude George, retenus par ailleurs, étaient excusés.

Le Conseil d’Administration tenu le samedi matin a pris un certain nombre de décisions sur lesquelles je reviendrai le 29 novembre à Nancy ; une première réunion des délégués régionaux a permis de préciser leurs missions et les attentes du président.

Principales décisions : la nomination d’un deuxième vice-président, Michel Léon, à la gestion et l’animation des délégations régionales; la souscription d’une assurance nationale; la création d’un site internet national; une redéfinition de la carte d’adhérent. Je suppose qu’un compte-rendu complet paraîtra dans le numéro d’Art & Poésie de janvier 2010.
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de gauche à droite, Véronique Flabat- Piot, DR du Bénélux, VP aux grands prix nationaux; Vincent Vigilant, président national; Michel Léon, DR de Bretagne, nouveau VP aux délégations régionales; Jacqueline Gazonnois, nouvelle responsable des grands prix artistiques.
le Léman à Morges
le Léman à Morges
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le DR de Suisse, Bernard Crausaz, talentueux organisateur du congrès avec Michel Léon dans une oeuvre chantée
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un clocher local visité lors de la découverte de la cité vaudoise
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le groupe poitevin dans ses oeuvres chantées
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JJ Chiron dans une oeuvre déclamée

Rendez-vous l’an prochain à Toulouse.
Armand Bemer

 

??? (poème quiz)

Savourons simplement la douceur morvandelle,
Une invite au repos sous les grands marronniers ;
Aimant nous affranchir des actes routiniers,
Admirons, en plein vol, la vernale hirondelle. 

L’empire floral s’ouvre aux hymnes printaniers !
Savourons simplement la douceur morvandelle !
Béni d’une onde pure où gîte la judelle,
Du cœur des semis croît l’espoir de nos greniers. 

Par-delà cette ville, antique citadelle,
Le sol n’accepte plus les révoltants charniers.
Savourons simplement la douceur morvandelle :
La paix donne un recours aux esprits rancuniers. 

Près d’un halo nocturne éclos d’une chandelle,
Parcourant les hauts faits de fringants pionniers,
A l’instar des aïeux nous restons casaniers :
Savourons simplement la douceur morvandelle.

(De quelle ville s’agit-il ?) 

Romans en lice pour le Prix Erckmann Chatrian

J’ai le plaisir d’apprendre à ceux et celles qui m’ont dit avoir aimé  »La Lavandière d’Igney » que mon roman a été retenu pour participer à la compétition visant le Prix Erckmann Chatrian, communément appelé le Prix Goncourt lorrain :
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Voir également http://www.laplumeculturelle.com/notes/La-liste-officielle-des-candidats-aux-prix-Erckmann-Chatrian-2009-devoilee-des-dimanche_b1592774.html

Le nom du lauréat sera proclamé le 12 novembre 2009.

En ce beau soir d’été

En ce beau soir d’été,
La plus belle des roses
De ses lèvres mi-closes
M’a donné un baiser, 

Et m’a ouvert ses bras,
M’a offert son sein blanc
Et son ventre accueillant,
Puis m’a ouvert ses draps. 

La lune s’est levée,
Quand la nuit est venue.
Elle était belle et nue,
D’Amour on s’est aimés. 

Les anges des cieux
De leur chant nous berçaient,
La lune aux pâles raies
Se mirait dans ses yeux. 

Cet Amour a duré
Et l’on s’aime toujours,
Ceci depuis le jour
De ce beau soir d’été.

Gérard Bollon-Maso (SPAF délégation lyonnaise)

Cinq tristes tankas pour un automne… 2001

Elle vient de tomber
            malgré ses deux joues bien rondes…
La poire était blette.
            Ainsi, les plus beaux fruits meurent,
            grignotés de l’intérieur. 

                                   Ainsi sont, sont, sont
                                               les humains très vaniteux ;
                                   ainsi font, font, font,
                                               pour gratter le cul du ciel,
                                               deux grandes tours qui s’écroulent. 

Dépouilles d’amour,
            les feuilles anéanties
crissent sous le pas.
            Elles épouseront bientôt
            le silence de l’humus. 

                                   Elle a tant aimé
                                               amis, rires et champagne ;
                                   elle a tant dansé.
                                               Elle rusait avec la  mort…
                                               mais la tumeur est maligne. 

L’oiseau se fait rare
            au rendez-vous du matin :
Il craint trop la brume.
            Seul un vieux corbeau douteux
            fait le malin sur le fil…

Je n’ai jamais su te dire

Je voudrais tant dire je t’aime, mais l’émotion me laisse sans voix.
Mon âme se répand comme une musique d’été, l’envie me prend de te
couvrir de baisers, mais je n’ose pas.
Je n’ai jamais su te dire les mots que tu attendais.
Pourtant je t’aime infiniment.
Tu es comme les saisons qui arrivent et s’en vont.
Tu es mon hiver qui me fait tomber au plus bas.
Tu deviens ensuite mon printemps aux couleurs teintes lilas.
Je voudrais tant te dire ces mots prisonniers au fond de moi,
Dresser un pont au milieu du temps, te parler, mettre à jour mes
pensées, te dire tout ce que je ressens.
Mais tous ces mots que tu attends restent au-dedans.
Pendant que le ciel s’éclaircit, je regarde la nuit qui finit.
Lis cette poésie et tu comprendras, tous ces mots sont écrits ici pour toi.

La poésie et l’immortalité…

En lisant l’article consacré à Serge Laurent, j’ai buté sur cette expression : « La poésie et l’immortalité ». Pour certains grands hommes, effectivement, la poésie la leur a conférée, non pas l’immortalité physique (je tiens personnellement la véritable immortalité pour un enfer !) mais spirituelle.
Une question, qui me taraude depuis longtemps, s’est alors de nouveau imposée : mais pourquoi écrit-on ?

Résultats du sondage du 18 août 2009

A la question : « Le poète doit-il censurer son expression ? », 24 visiteurs ont voté :
9 ont répondu oui
15 ont répondu non
Pour une majorité écrasante (63%) des visiteurs, le poète n’est pas tenu à la censure… Donc, sous prétexte de poésie, un homme ou une femme s’autoriserait à écrire tout et n’importe quoi… Je m’interroge… car si le poète ne se censure pas lui-même, ne risque-t-il pas d’être censuré par d’autres ? Qui estimeront, à juste titre peut-être, qu’il est allé trop loin dans ses propos ?
J’ai toujours dit et je le pense toujours : un poète a le devoir, s’il est sensible à autre chose que son petit nombril, de dénoncer les injustices dont souffre une partie de l’humanité. Mais la fin justifie-t-elle tous les moyens ?

Le coup de coeur du poète

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Nuit d’été

Les feux du crépuscule aux étincelles d’or,
Eclaboussaient le ciel dans un dernier espoir;
La nuit se parfumait dans les frissons du soir,
D’odeurs florissantes aux effluves d’aurore. 

Et le ciel s’endormait, prenant un bain de lune.
Un ruisseau chantonnait sous un vent de tiédeur,
Les bois silencieux retenaient du vecteur
De rayons pâlissants, les lueurs opportunes. 

On pouvait voir au loin des tâches jaunissantes :
Fenêtres éclairées des premières maisons
D’un village isolé, caché au bas des monts.
Les oiseaux se taisaient dans la nuit nonchalante. 

Habité d’étoiles dans son immensité,
Le ciel faisait penser à une vaste toile
Perlée de diamants, et que les dieux dévoilent
Pour offrir la beauté d’une vraie nuit d’été. 

Gérard Bollon-Maso (SPAF Délégation lyonnaise) 

Place ??? (poème quiz)

A la splendeur qui transpire
De ton passé
Aux façades défraîchies
De tes palais. 

Tu évoques la grandeur
Représentée
Coûte que coûte en lueurs
D’or suggéré. 

Et non loin du clocher
De biais, tu frappes
Au souvenir de Dante
Les mécènes te hantent. 

Délaissée peu importe
Remaniées les portes
De l’Université
Rutilent de frais. 

Bancale aussi
Depuis que tu es née
Place, reste figée, dors
Ta vibration me suit 

A jamais. 

(De quelle place s’agit-il ?)

Le blog de Gérard

Gérard  Bollon-Maso, de la SPAF délégation lyonnaise, nous fait part de son blog de poésie : http://www.nouvelle-poesie.com/blog/CIELBLEU 

Sur le bateau de vie

Comme il crâne, Bébé, dans son pyjama rose !
Ses grands yeux étonnés ont des reflets de lin.
Il s’agite, babille, et sa fragile main,
Cherchant un doux appui, sur une autre se pose. 

Il pleure, il chante, il rit…et tout cela sans cause,
Avance et puis recule…et toujours incertain,
Hésite…et puis s’arrête…On l’encourage en vain,
Il reste là, debout, adorable et morose. 

Avance ! Petit homm’, lève ton pied mutin
Sur le bateau de vie, il faut un pied marin !
Accroche à la rambarde une main ferme et sûre. 

Ce siècle sans merci brise les hésitants,
Enchaîne avec ton cœur ton âme à la voilure,
Car n’atteignent le port que les vrais combattants !

Hélène VESTIER , Lauréate de l’Académie Française,
(Prix Auguste CAPDEVILLE 1967 pour son recueil intitulé : «  Tout au long d’une vie »,
Premier Prix de poésie au Tournoi international féminin en Juin 1967,
Déléguée Régionale de la S P A F pendant 40 ans.
A publié : «  Tout au long d’une vie «  ( 1966),
En collaboration avec les poètes de Lorraine : «  La Lorraine chante » : ( 1970)
«  Laissez les rêves s’envoler » : ( 1981 ) 

 

Silence

Cette imprégnation du monde,
cet infini des choses,
cet horizon de la nuit miroir des ombres,
le pouvoir des statues,
ce doigt interdisant une bouche
et ses vérités à huis-clos,
ce secret,
cette indifférence des mots,
ce refus,
le mime derrière la vitre
ses « je t’aime » avec les yeux,
cet amour,
cette joie qui n’en dira pas plus,
cette politesse de la plénitude,
ce bonheur,
cet étonnement pour l’admirable,
cette insuffisance latente,
cette solitude de soi,
ce vertige,
toute la solennité de l’important,
ce recueillement,
ce temps perfusé au chevet de la vie,
cette compassion,
ce recours,
cette délivrance,
ce cri originel au commencement de tout…

Automne

C’est déjà le grisé, l’après bal de l’automne,
Qui râtelle en monceaux feuilles et fruits perdus,
Elagueur de stérile et de rameaux indus,
Allumant de bons feux sous le ciel qui s’étonne. 

Brûlis du végétal qu’on surveille et tisonne,
Aussi le souvenir de ces rêves tendus
Vers la feuillée en grâce aux soleils répandus,
Qu’on savoure trop vite en saison qui claironne. 

C’est qu’il faut place nette au prochain festival,
Aux bourgeons traversant l’ultime frac nival,
A la palme promise, au songe de la rose. 

Ô gestes recueillis s’offrant aux mêmes cieux,
Vous soutient la ferveur en la métamorphose
De l’instant qui s’afflige en futurs radieux !

Marie REITZ
(Grand Prix des Poètes Lorrains 2005 pour son recueil intitulé : «PULSATIONS ») 

 

Dîner littéraire Mystères…

Chers Amis,  C’est ce samedi 26 septembre (dans cinq jours !)  que nous partagerons avec Bruno Théveny le prochain dîner littéraire de notre association.  

Amoureux et fin connaisseur de notre pays, cet auteur nous parlera de son dernier livre paru aux éditions De Borée : Les Mystères des Vosges 

De la fantasque (et fantastique !) Bête des Vosges à la Femme à Barbe, en passant par la terrible… Affaire Grégory qu’il a suivie de très près pour La Liberté de l’Est, Bruno saura  éclairer bien des zones d’ombre de nos Vosges d’hier et d’aujourd’hui, et… nous passionner !  N’oubliez pas de réserver auprès de Suzanne,  notre hôtesse de la Villa Beauséjour, à Contrexéville : 

03 29 08 04 89 villa.beausejour@wanadoo.fr 

A très bientôt donc !  Amitié. Gilles Laporte

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Dîner littéraire Mystères... dans * LAPORTE Gilles doc thvenybbio.doc pdf dans Divers prograotseptoct09.pdf 

La mer

La vague sur ses rocs a des rumeurs sinistres.
La vague par ses chaos creuse les roches bistres.
J’écoute anxieusement, couchée sur la falaise, monter les hurlements qui
jamais ne s’apaisent.
Sans arrêt dans la nuit, le ressac sonne et gronde et ce sinistre bruit,
c’est la rumeur de l’onde.
Les tristes cormorans que la nuit épouvante ont fui le firmament et sa
lueur manante, seul un vieux braconnier avance dans la crique emportant
ses casiers.
Son ombre famélique se dessine un instant sur la grève où il passe, que
son pas hésitant marque de place en place.

Le chant de la dame lointaine (poème quiz)

Il ne reviendra pas, murmurez-vous, Messire
Et vous tressez des mots, revêtant ma douleur,
D’un soupçon de tendresse et d’un peu de couleur
Vainement vous tentez d’apaiser mon délire. 

Mon cœur vibre à jamais des accords de sa lyre,
Qu’importe ce trouvère où bien ce bateleur,
Nul ne peut ranimer de son front la pâleur
Et me rendre un instant l’éclat de son sourire. 

Mon âme est telle un temple où règne sa présence
Où brûlent en parfum les fleurs de son silence,
Le souffle de ma vie exhalera ce charme… 

Mais il a tant levé son regard vers les Cieux,
Que la mer a gardé la saveur d’une larme
Et que l’azur a pris la couleur de ses yeux. 

(De qui s’agit-il ?)

L’oeuvre d’un humaniste

debroussepetit3.jpg

Le poème à pois, poids, « poi », pouah !

Les petits pois
les pois chiches
les pois de senteur
le lancer du poids
les poids lourds
le poids de la vérité
le maillot à pois du meilleur grimpeur
deux poids, deux mesures
faire le poids
les poisons, les poissards
poil-de-carotte
les poilus
ce qui est poignant
ce qui est poilant
et pouah!, pouah!, pouah!
pouah!, pouah!, pouah!
quand on aime pas les petits pois…

Le pain

Nourriture des hommes et fruit d’un dur labeur
Fait du plus pur froment depuis les premiers âges
Confié aux noirs sillons par le bras du semeur
                     D’un geste auguste et sage 

Pour produire le pain, de la chétive graine
Il a fallu dresser deux paires de bœufs roux
Un travail de patience et  d’énergie humaine
                     Les mener sous le joug 

Cette semence enfouie au secret de la terre
Par un tenace effort, un germe en est sorti
Se traçant un chemin vers l’air et la lumière
                      Jour et nuit sans répit 

Gorgé d’eau, de chaleur, il pousse ses brins d’herbe
Puis ses tiges au soleil, ses lourds épis de blé
Tombera sous la faux, lié en lourdes gerbes
                     Cent pour un a donné. 

Jeté en la batteuse au lancinant ronron
Du matin jusqu’au soir, sans trêve, ni relâche
Les gerbes donneront les sacs de froment blond
                    Pénible est cette tâche 

Emmené au moulin, sous la meule de pierre
Actionné par le vent descendu des collines
Sous l’œil du bon meunier, vieilli par la poussière
                  Sort la blanche farine. 

A son tour au fournil, le boulanger se hâte
Mêlant au fin gruau, eau et sel au pétrin
Puis longuement il brasse et rebrasse la pâte
                  Gonflée par le levain. 

Il besogne sans fin jusqu’à la prime aurore
Sur la pierre rougie et chacun à son tour
Il fait cuire le pain qui lentement se dore
                 A la chaleur du four 

Ainsi tant de m étiers, où l’homme collabore
Pour fabriquer le pain, oisif, as-tu appris ?
Que le pain croustillant qu’affamé tu dévores
                 Ce pain n’a pas de prix !

Maurice THIEBAUT  à obtenu sous le pseudonyme de Lambé- Jardin, le Grand Prix des poètes Meusiens 1994  pour son recueil « Poussière d’étoiles ». ( à cette époque, j’avais réussi à faire doter l’édition d’un recueil,  par le Conseil Général, pour le meilleur poète de chaque département ) 

 

Ils s’aimaient

Ils s’aimaient,
Emportés par le courant, le courant de leur amour
Amour caché, amour secret
Secret bien gardé,
Enchaînés l’un à l’autre.

Ils s’aimaient
D’un amour fusionnel, fusionnel et passionnel
Passionnels corps en mouvement
Mouvements érotiques
Erotiques et sensuels,
Comme deux ombres chinoises.

Ils s’aimaient
D’un amour condamné, condamné par notre société
Société cruelle et impardonnable.
Elle n’a pas compris
Cette passion qui les unit.

Ils s’aimaient.
Soudain le voile s’est levé sur ces deux amants cachés,
Dure réalité. Blessés, insultés
Ils n’ont pas supporté
Et ils ont fini par craquer,
Craquer car traqués
Traqués et épiés,
Ils l’ont été.

Et pourtant ils s’aimaient.
Décidés d’en finir, finir pour ne plus souffrir,
Souffrir toute leur vie.
Ces deux êtres incompris
Se sont aimés une dernière fois,
Et leur amour a basculé.
Par une belle nuit d’été,
Ils se sont laissés emporter par le courant, 

Courant de ces eaux profondes
Vers un autre monde.

Marée basse et sable mou

Le Noroît vitupère et marin sur la plage,
Le sable se soulève et s’envole en geignant.
Il voile le rocher mais va, s’en imprégnant.
Un souffle en son transfert est sourd au persiflage. 

L‘aréneux élément s’escamote à l’usage.
A la basse marée, au soleil, s’indignant,
Il se plaît en poussière et son front s’éteignant
Omet qu’un phare au cap indique le passage. 

La mer bouleversée a ses chansons en fauve,
Les couleurs, leur nuance et si l’esprit se sauve,
La lueur dans l’abysse y brille sans appeau. 

Il n’y a que désert quand la pierre est sans eau.
Sans connaître un rivage au fond de sa critique,
Echappant à tout art, le juge est une bique. 

Réponse de l’Océan au Marin (du) CRAB 

Plus de 10.000 visites !

Eh oui, nous avons bien dépassé les dix mille visites ! A mon insu, je dois bien le dire ! Comme l’a fait remarquer notre président, nous sommes assez subitement passés de 8.800 à plus de 10.000.
Comme je l’ai déjà expliqué une fois, cette soudaine ascension est due à une mise à jour du compteur.

Ci-dessous deux tableaux des stats, le premier pour les 30 derniers jours et le second par mois depuis la création du blog :
stat1septembre1.jpg

stat1septembre.jpg

Les statistiques distinguent les « hits » et les « visites ». Les « hits » sont les clics effectués sur les différentes pages du blog par les visiteurs. Chaque clic est comptabilisé, même lorsqu’un visiteur revient plusieurs fois sur une page. Les « visites » en revanche comptabilisent le nombre d’internautes pendant 24 heures. C’est-à-dire qu’un internaute qui arrive sur une page du blog à 8h00 est comptabilisé et identifié par son adresse IP. S’il quitte le blog et y revient à 23h00, aucune visite supplémentaire ne sera comptabilisée puisque la même adresse IP est repérée, mais bien tous les clics effectués. S’il quitte de nouveau le blog et y revient après minuit, sa visite sera de nouveau comptabilisée puisqu’on est passé au lendemain. A noter que minuit peut être à… 1h00 du matin ! Je m’en suis rendu compte en postant un article à 0h30 ; la date était encore celle de la veille…

Pour les fans de stats :
La catégorie « littérature et poésie » dans laquelle se trouve notre blog en compte 2544
Nous sommes placés 14e ! (pas mal, non ?)
Nous avons donc eu 10145 visites
Nous avons posté 382 articles
Nous avons recueilli 844 commentaires

Le dessin

J’ai dessiné un mouton
un mouton à quatre pattes
pas le mouton noir
pas la brebis galeuse
un mouton doux comme un agneau
un mouton vivant
un mouton qui fait bée béée sur le papier
un mouton chaud comme sa laine
et frisé comme un mouton
un mouton sans troupeau
seul dans la nuit sous l’étoile du berger

J’ai dessiné un mouton
et j’ai dessiné la brebis égarée
je ne lui ai rien demandé
pourquoi était-elle là? rien
j’ai dessiné le chemin de la bergerie
éclairé par la lune
elle rentrera
et je pourrai compter les moutons…

Par l’été finissant

Par l’été finissant, je retiens, sans remords,
De vallons entr’ouverts les senteurs parfumées,
Et du feu de vos doigts les ardeurs allumées
Qui savaient embraser le bois sec de mon corps. 

Approchez la flammèche, incendiez le dehors,
Qu’en mon for irradient nos amours consumées,
Nourrissant le volcan de passions inhumées
Lave et fougue fondues, noyant rouges et ors. 

Au soleil de Provence, unis dans ce layon,
Par notre incandescence, ajoutons un rayon.
Dans cet ardent foyer, où notre accord scintille,
Le brasier cinéraire a libéré l’amant ;
Il ne reste aujourd’hui ni rameau ni brindille :
Seuls deux cœurs fusionnés, sertis en diamant.

 


 

 

Eté finissant

Volage hirondelle un jour reviendra,
Reste en nos jardins mésange jolie !
La brume joueuse étale déjà
De doux écheveaux qu’un rayon délie. 

De flamme écarlate et d’or embellie,
Nature se vêt en grand apparat…
Volage hirondelle un jour reviendra,
Reste en nos jardins mésange jolie. 

Ni mornes regrets, ni mélancolie,
Vois, chaque saison est charme ici-bas !
Sont encore en fleur rose et ancolie,
A tout petits pas l’été va, s’en va … 

Volage hirondelle un jour reviendra ! 

Marie REITZ
(Grand Prix des Poètes Lorrains 2005 pour son recueil intitulé : «PULSATIONS »)

Règlements de concours

L’Association de la Poésie à Caluire et Cuire et la SPAF Délégation des Jeux floraux Lyonnais-Forez-Velay nous font part de leurs prochains concours :
Règlements de concours dans Divers pdf rglementconcoursjeuxflorauxlyonnais1.pdf
pdf dans Divers rglementquatriemegrandprixcaluireetcuire1.pdf

 

Le paradis des oiseaux (poème quiz)

Le chemin forestier traversant la pinède
Guide nos pas pressés vers ???,
Réserve naturelle et fragile berceau
Du héron, de la grue et autre palmipède. 

Loin des bruits de la ville et des plages aussi,
Mon oreille n’entend que le chant des cigales,
Monotone refrain, mesures inégales,
Ritournelle d’ailleurs mais aux parfums d’ici. 

Le terrain sablonneux, remplacé par des herbes,
Des fleurs aux coloris pastel ou violents,
Des arbustes frôlés par nos mouvements lents,
Cède bientôt la place aux fougères superbes. 

Un virage aboutit en bordure des eaux ;
Soudain l’humidité prend d’assaut mes narines.
Des nénuphars groupés en taches purpurines
Attirent le regard au-delà des roseaux. 

Sur l’onde reflétant les feux du crépuscule,
Flânent encore un peu deux couples de colverts ;
Mais ils s’endormiront, de leurs ailes couverts,
Avant que le soleil à l’horizon bascule. 

Déjà la lune veille, il est temps de partir ;
Quittant ce paradis, que peut éprouver l’homme
Sinon le désarroi, sentiment que l’on nomme
Regret de l’innocence ou même repentir ?

(De quel site s’agit-il ?)

??? (poème quiz)

Arrivée à Florence un matin de printemps,
Je vais au rendez-vous qu’un bel éphèbe en rêve
Me fixe chaque nuit, le répétant sans trêve
Par des mots prometteurs, des regards envoûtants. 

Au pied de la rotonde, humble quelques instants,
J’écoute la rumeur qui près de moi s’élève,
Puis dans un long murmure avec respect s’achève
Face au géant de marbre aux muscles éclatants. 

Le doute se devine à la bouche boudeuse
Et dans ses yeux se lit l’expression songeuse
Du guerrier solitaire à l’aube d’un duel ; 

Les veines en relief, le pli d’une phalange,
La fronde sur l’épaule, un maintien sensuel :
Ici rôde toujours l’esprit de Michel-Ange.

(De quoi s’agit-il ?)
Je sens que cela va être trop facile pour les experts en quiz que vous êtes !!!

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