Gamineries

A l’aurore de ma jeunesse,
Je n’étais, alors, qu’un enfant
Drôle et moqueur, je le confesse,
J’ouïs ce propos affligeant
Qui prétendait, curieux adage,
Que l’on « retombait en enfance« ,
Lorsque survenait le grand âge.
C’était là triste contingence. 

« S’il faut revenir aux prémices,
Me disé-je, quel intérêt,
De fuir facéties et malices,
Pourquoi donc grandir, s’il vous plait. ? » 

Mais j’ai grandi, c’est sans conteste,
Je fus un écolier rêveur,
Un grand garçon qui, sous la veste,
Demeurait « gamin » dans son cœur. 

Pour le boulot, la maisonnée,
J’ai assumé, au long des ans,
J’ai même, et je peux le prouver,
Joué à papa et maman. 

L’enfance avait fait le gamin,
Dont l’âme emprunta tous les âges.
Mais je ne pouvais, c’est certain,
Des ans échapper à l’outrage. 

Pourtant, gamin, je suis resté,
Avec l’espoir, belle arrogance,
De n’avoir pas à « retomber …
En enfance » 

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