Archive mensuelle de juin 2009

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Récital pianOésie

Message d’Armand Bémer :

Cher-e-s ami-e-s de la poésie,

Nous vous proposons un récital PIANO POESIE vendredi 12 juin à 20h en l’église de Courcelles-sur-Nied.Les récitants seront des ami-e-s de sociétés de poésie amies, et nous serons accompagnés au piano par Catherine Chauffard qui nous créera une ambiance musicale. Elle jouera aussi quelques oeuvres classiques, Chopin notamment.
Plus d’infos et programme complet dans les 2 pièces jointes :
Récital pianOésie dans Divers doc pianosieinfointernet.docdoc dans Divers programmeintrieur.doc

Et vous pouvez bien sûr diffuser ces infos largement autour de vous 

Aimer

A  imer c’est le sourire au secret d’un visage
I   risant chaque jour de sa sérénité
M  ille rêves et mots donnant forme au mirage
E  t faisant naître en nous la soif d’immensité ! 

A  imer, c’est un enfant qui dessine une image
I   mprovisant un monde infini de beauté
M  êlant larmes et rire en un même langage
E  t puisant de ses mains l’eau de la pureté ! 

A  imer c’est avancer sur les sentiers de l’âge
I   sensés d’espérance et de fragilité
M  ais laissant chaque jour tel un léger sillage
E  parse en cet amour toute l’éternité ! 

 

Dans la prairie

Dans un frisson de plume,
Dame libellule
Etale ses ailes au crépuscule.
Un essaim d’abeilles déambule
Et butine avec ardeur
Un joli champ de fleurs.
De brindille en brindille
Sautille la chenille.
Passent un gros bourdon
Et son ami le papillon
Qui, fier comme un paon,
Sort de son cocon.
Pressentant quelque danger
Au hasard du grand pré,
Demoiselle coccinelle
Cache ses deux ailes.
Pauvre petit escargot
Tout fatigué, tout pâlot,
A force de porter
Sa maison sur son dos !
Et le vilain moustique,
Croyez- vous qu’il pique !
Et le hanneton
Qui se prend pour un avion !
Tandis que chante le grillon,
La sauterelle et le criquet,
Qui vont bientôt se marier,
Dansent en tourbillon… 

En été,
Allongée dans le grand pré,
J’aime observer, de tous mes yeux,
Toutes ces petites bêtes à Bon Dieu
Qui me rappellent, dondon, dondaine,
Les fables de La Fontaine. 

Celtitude

D’un amour formidable, en fidèle Amadis,
Je retrouve ma lande, estampe mordorée.
Poursuivant son essor, l’émouvante borée
Berce l’estran fleuri de longs de profundis. 

Reflet mémoriel des confins de jadis,
Mon cœur s’ouvre aux échos d’une source ignorée ;
S’écoule ainsi l’espoir vers l’abyssale orée
D’où s’exhale, discret, le chant des âmes d’Ys. 

Le jour se pâme empreint de rougeurs vespérales ;
La brune altère aux cieux des voiles en spirales ;
La nymphe d’abondance y marche avec lenteur. 

A l’horizon se forme un étrange distique :
Entre onde et terre vibre un songe salvateur,
Tel l’arpège exaltant d’une harpe celtique ! 

Carnet de voyages

Je m’entraîne à rimer au gîtant bastingage
Arrimée à la vue du plus beau des sillages
Installée sur un banc blanc cassé du navire
Allant au gré des flots sans souci mêm’ du pire 

Il convoie à force de fabuleux voyages
Clandestins et rupins en volée de destins
Croisés et rassemblés ignorant le partage
Du véhicule doublant le port byzantin 

Je compose sachant à observer le vent
Que la magie s’opère en mélanges savants
Le fonds marin transpire ses vers et j’attrape 

Sur mon banc blanc saisis discrètement sous cape
L’émotion des amants embarqués en croisière
Etrangers au clampin qui se planque à l’arrière… 

Juin

Le muguet s’est fané, la jonquille a péri ;
Au pied des arbres gît la parure éphémère
Du printemps vieillissant après avoir mûri
Sous le soleil et l’eau d’une aube douce-amère.

Le vent libère aussi les fleurs d’un cerisier,
Eparpillant partout l’averse de pétales ;
Sur la branche un pinson, chantant à plein gosier,
Accompagne leur chute aux prémices fatales.

Dans un vase agonise un bouquet de lilas,
Dans les jardins bientôt reparaîtra la rose ;
Sous la toiture un nid, duveteux matelas,
S’emplit des gazouillis d’une famille éclose.

Et pour fêter le jour de son avènement,
L’été s’offre la nuit la plus folle en musique :
Dans les bars et dehors tout un assortiment
De concerts pour atteindre au bonheur amnésique.

De l’indifférence

A ce propos, Monsieur ! qu’ en est-il de votre âme ?
Comment ce pourrait-il que la mienne s’enflamme
Trouvant au fil des mots tant de rêve et d’émoi
Et que vous paraissiez si lointain devant moi ? 

L’amour vous est un jeu ! vous charmez sans vous rendre
Et bien folle serait qui s’y laisserait prendre !
D’un félin vous avez ce penchant carnassier
Et mêlez la tendresse à l’éclat de l’ acier . 

Mais je sus m’amuser de cette passion
Vous confondre au réel puis à l’illusion
Et sereine je vis sous mon regard vainqueur
Se perdre dans vos yeux, le fond de votre cœur ! 

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