Les lueurs bleues

La route, au bout, maintenant,
Qui déroule devant dans la chaleur,
Rutilante sous l’air qui tremble,
Me portera juste au milieu du ciel. 

J’atteindrai les lueurs bleues
Où, dans l’immensité des champs,
S’évaporent, ainsi que des oiseaux,
Les formes et les corps. 

Je verrai la métamorphose
De la réalité en l’imaginaire,
Du réel en l’idéal,
Et le chemin diurne de la rêverie
Deviendra lentement,
Vers le fond de la nuit, celui du rêve.

Je serai prince peu à peu
De ce royaume bleu
Dans la lumière profonde,
Tranquille et pure,
D’un bord à l’autre, diffuse,
Sans éclairs et sans éclats. 

Aux fontaines, aux avenues,
Aux vitrines de la ville de safre,
Aux murs et sur les toits,
Des teintes magnifiques,
Turquoise, pervenche ou marine
Et, qui volettent çà et là,
Oh ! pénétrantes, sans mesure,
Des phrases poétiques,
Sur des feuilles d’azur. 

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