Marie-France Genèvre nous propose un nouveau sondage sur le thème de l’inspiration.
Vous pouvez d’ores et déjà voter ci-contre.
A la question : « Pour vous, la poésie… s’impose-t-elle, se compose-t-elle, les deux à la fois ou ni l’un ni l’autre ? », 60 visiteurs ont voté :
26 les deux à la fois
18 se compose
15 ni l’un ni l’autre
1 s’impose
Pour vous, la poésie...
- s'impose et se compose (43%, 26 Votes)
- se compose (30%, 18 Votes)
- ni ne s'impose ni se compose (25%, 15 Votes)
- s'impose (2%, 1 Votes)
Nombre de votants: 60
Ma muse s’amuse à glaner dans les bois
Elle muse ça m’use à me plumer les doigts
Sa ruse m’abuse à me laisser pantois
Quand fuse ma buse au loin de mes émois
Ma muse m’accuse et je mea culpa
Ma rose s’arrose à grands verres de soda
Dose overdose à soupçonner muscat
Cirrhose ça rosit les joues en grenat
Quand pause s’impose après deux ou trois pas
Ma rose me cause deux mille et un tracas
Mes roses et mes muses méditent parfois
Des choses diffuses délabrées en moi
Si j’ose m’amuse à m’éloigner là
Osèrent six muses simuler l’attentat
J’explose je fuse mais ne m’en remets pas
La haine est hiatus au sein de l’âme humaine.
Elle heurte au portail de son cœur ; et l’amour,
Effrayé de ses coups, s’y cache jusqu’au jour
Où, lassé de sa peur, il évoque sa peine.
Alors, dès cet instant, c’est elle qu’il enchaîne
Au mur des préjugés, tout au pied de la tour
Des mauvaises idées apportant, tour à tour,
Leur pierre à l’édifice où la misère est reine.
Ainsi, s’évaporant par sa douce chaleur,
Les craintes ne sont plus quand un réel bonheur
Naît sans avoir besoin de générer de guerre.
On comprend désormais que les religions,
Oubliant que tout homme en croisade est un frère,
Déclinent dans la paix vers leurs extinctions !
l’océan est ta peau
mes baisers des bateaux
je navigue et m’envole
d’épiderme en gondoles
le hollandais volant
Der fliegende Holländer
comme mousse me prend
et m’arrime à l’Ether
au repère pirate
où les sirènes jouent
je prends l’or de leurs nattes
pour l’offrir à ton cou
sur tes grains de beauté
je découvre ces îles
que mes vers sur la ville
égrenaient comme aux dés
le hollandais volant
Der fliegende Holländer
me menant à Peter
retrouvent les enfants
ils chantent dans le ciel
des comptines perdues
que Wendy de sa rue
leur donna comme un miel
sur tes grains de beauté
je découvre ces îles
que mes vers sur la ville
égrenaient comme aux dès
je salue les enfants
et la lune en rêvant
à demain sur un quai
égrenant un baiser
En complément de ma récente publication sur le photographe Sebastiao Salgado et ses photos N&B, voici un texte d’hommage rédigé en 1993 lors de la sortie de l’ouvrage qui lui était consacré dans la collection Photo Poche.
Armand Bemer
Muscles cuivrés, luisants
Qu’un soleil humilie
Regards hagards
Vers un objectif trop lointain
Longues silhouettes drapées
Dans des lins élimés
Guenilles désincarnées
Que nul visage n’habite
Fourmis agglutinées
Dans la gueule d’un gouffre
Agrippées aux échelles
Pour remonter de l’or
Peintre de la misère
Qui fixes l’essentiel
Du tableau de la vie
En clichés « noir et blanc »
Ombres lasses et tristes
Se vidant de leur vie
Réfugiés du Tiers-Monde
Où nos rêves agonisent
Mère à l’enfant chétif,
Dont le sein est tari
Visages noirs de suie
Où brillent leurs fiertés
Dans un monde en folie
Tu dis l’abominable
Quand croire encore aux hommes
N’est que crucifixion.
Photo Poche 93
Prix Louise LABE
Le Centre d’Art Lorrain où excellent les artistes peintres, patronne chaque année un Concours International de Littérature dont le dernier fut consacré à Louise LABE.
Le succès du concours grandissant d’année en année, de nombreux participants originaires de France, mais aussi de Belgique et du Luxembourg ont concouru pour l’attribution des Prix. Chacun d’entre eux y a apporté sa contribution. Qu’ils en soient remerciés, même si tous n’ont pas été récompensés.
Le Comité de lecture, sous la haute Présidence de M. Antoine DOUDOUX, s’est réuni récemment pour en établir le palmarès.
30ème Concours International de Littérature du Centre d’Art Lorrain
Palmarès 2012
Prix Louise LABE
Mr Serge SANTERRE (73-JACOB BELLECOMBETTE) pour son conte et poème : Monseigneur monte à cru, Aux joyaux des landes vendéennes
Prix du Centre d’Art Lorrain
Mr Pierre VINCENT (57-VERNY) pour sa nouvelle : Ita est
Prix d’honneur du Jury
Mr Bernard APPEL (54-DIEULOUARD pour ses poèmes : Tant que tu auras besoin de
mes bras, Un peu de buée mauve, Ne plus rien dire
Prix de l’Académie de Lutèce
Mme Nicole METIVIER (54-NANCY) pour ses poèmes :
La prune et le gourmand, Le trou de mémoire, Exit
Prix de la ville de Longwy
Mr Georges WEYMESKIRCH (54-MALLEROY) pour ses poèmes :
La couleur des mots, Provence, Noël
Prix du Crédit Mutuel
Mr Jean HAVEL (57-DIFFENBACH-LES-HELLIMER) pour ses poèmes :
Ces larmes que l’on cache, Les vers à tort à travers, Tout en faisant mine de rien
30ème Concours International de Littérature du Centre d’Art Lorrain
Palmarès (suite…)
Prix spécial du Jury
Mme Monique LACROIX-TERRIER (92-NEUILLY-SUR-SEINE)
pour son recueil : Je vous écris encore
Diplômes d’Honneur du Centre d’Art Lorrain
Mme Rose-Andrée ARBER (88-EPINAL) pour son conte : Tourments j’endure
Mr Alain BONTEMPS (54-CONFLANS-EN-JARNISY) pour ses poèmes :
Un petit coin d’eau, A regarder, Soleil
Mme Noëlle LAURENT (88-EPINAL) pour ses poèmes : Louise, La belle cordière
Mme Nicole LAPORTE (54-VILLERS-LES-NANCY) pour ses poèmes : Minouche,
Le banc, Jour de Toussaint
Mme Viviane MONTAGNON (54-NANCY) pour ses poèmes : En tête-à-tête, Corps à corps, Etre hérisson à plein temps
Mr Serge RADOCHEVITCH (54-TRIEUX) pour sa nouvelle : Safari banlieue
Aujourd’hui a été publié le dernier poème sur le thème “La vie”. Quatre adhérents ont participé.
Jusqu’au 31 mai, nous aurons des oeuvres hors thème.
Pour juin, Joëlle Di Sangro nous propose : le monde. Ceux qui le souhaitent peuvent d’ores et déjà m’envoyer leurs oeuvres sur ce thème.
Pour le thème de la Vie, j’ai le plaisir de vous proposer quelques photos du grandissime photographe brésilien Sebastiao Salgado, que j’ai pu rencontrer samedi 28 avril dans le cadre de l’Eté du Livre à Metz. Désolé pour les reflets sur les vitres des photos. Et une photo de l’artiste Salgado, qui a lancé un énorme programme de replantations d’arbres au Brésil.
Armand Bemer
A l’aurore de tes jours, je t’ai donné la vie.
Pour l’éveil de ton cœur, j’ai versé mon sang
A l’aube de ce sourire, j’ai posé chaque nuit
Un peu de moi, pour te voir naître mon enfant.
Ecoute ma mélodie, le chant de ma passion
Entends ma voix, mon amour qui te murmure.
Ecoute sa symphonie, mon tout petit garçon
Elle t’endort au clair de ce mois de mai si pur.
Laisse mes bras, te bercer dans ton sommeil
Mon bonheur, est au fond de ton visage.
Mon regard brille sur le tien, comme un soleil
Mon ange, aux doux reflets de mon image.
Mon fils ma raison, mon cadeau du printemps
Si heureuse de t’adorer, t’envahir de mon amour.
Mes larmes coulent, si puissant mon sentiment
Pour toi l’enfant, qui comble d’infinis mes jours.
Laisse mes, pas te guider jusqu’à cet homme
Dépose un peu de ta vie au fond de mes années.
Laisse ma main, tenir la tienne jusqu’à cet homme.
Dépose un peu de toi au cœur de ma fierté.
Au creux de mon sein, tu as déposé un Paradis
A la source de ton sourire, j’ai soufflé chaque nuit
Un peu de ma vie, pour t’offrir la tienne mon enfant.
Une maman à son fils.
Posé sur une branche, le merle sifflote
Cigogne, son amie, berce un nouvel enfant
La chandelle à son chevet va, vibre et tremblote.
Et l’aube voit le jour par un soleil brillant.
La vie se régale de splendides campagnes,
De sublimes contrées, d’oiseaux un brin moqueurs,
Et de plaines bien sages et de hautes montagnes
Parfumées, tour à tour, de délicieuses fleurs.
C’est le mariage des sens : de l’eau, de l’air, du feu.
Mets du vent dans les voiles, vole la vallée !
C’est la vie, c’est la mort, et c’est un peu des deux.
C’est la faune et la flore qui voguent feu follet.
C’est la mort qui rode en cape grise et noire,
Enrubannée de larmes et de cris souffreteux,
Affublée de fléaux et de tristes histoires
Qui épinglent les maux et rendent malheureux
C’est la vie qui chaloupe et va tanguer encore,
Emportant dans ses sacs le bon et le mauvais.
Une vie opposée dans chacun de ses ports
Où gazouille l’amour comme un tendre collier.
Pour que naisse l’espoir, il faut avant la vie
A l’exemple de Mai venant après Avril
Où quiconque ne doit se découvrir d’un fil
Pour faire au mois suivant ce qu’il a très envie !
Ce quatrain explique à qui voudra bien me croire qu’il me fallut attendre le thème de Mai pour écrire celui d’Avril… réchauffement climatique oblige !
Pascal Lefèvre
A la veille du 1er mai, j’ai le plaisir d’introduire le nouveau thème proposé par Joëlle di Sangro : la vie.
J’habitais cette cité, prison de fumée
Là où l’homme a travaillé, sous le poids du fer
A, ses endroits où l’horizon a cessé de passer
Parce que s’essoufflant, il manquait d’air.
Je n’ai vécu qu’à l’ombre des cheminées
Des hauts fourneaux, hurlant et crachant l’enfer
Je suis née, près du cri des fumées brûlées
Dans ma pensée hurle encore, l’écho de l’acier.
J’habitais cette maison, couleur de feu et de poussière
Où allaient et venaient, des hommes esclaves de l’enfer
Leurs visages, assombris et lourds de noire terre
Voyaient ainsi, souffrir et mourir leurs pères.
Ils sont tombés les uns, les autres fatigués où brisés
Jeunes et vieux, ils ont tous fait couler leur sueur
Derrière ce portail, désormais condamné
Ils ont tous laissé la trace de leur dur labeur.
J’ai connu ces hommes, j’ai vu leur souffrance
Pour eux chaque saison, n’était que poussière
Ils vivaient nuit et jour cette seule existence
Crachant dans l’enfer, jusqu’à chaque coulée dernière.
J’habitais ces quartiers, prison de fumée
Là où l’homme, a péri sous le poids du fer
A ces endroits, où le soleil a cessé de passer
Parce que s’essoufflant, il manquait d’air.
Je me souviens du noir, cachant le ciel
Je me souviens de la couleur de notre terre
Je me souviens d’un regard fatigué
C’était un homme, c’était mon père.
Non, ce n’est pas un poisson d’avril, même si l’article du Républicain Lorrain est daté du 1 avril 2012!
Les plus anciens se souviennent de ses « tubes » musicaux : Sur les bords de la Moselle, Au Pays des merveilles de Juliette, J’ai rêvé New York ». Les plus jeunes et les lecteurs connaissent davantage l’auteur, l’écrivain : c’est bien le même Yves SIMON, Lorrain d’origine, qui était à l’honneur du jury du prix Erckmann-Chatrian le 31 mars dernier.
Le comité de ce prix invite régulièrement le délégué régional de la SPAF, et c’est à ce titre que j’ai pu rencontrer le lauréat et me retrouver sur scène à ses côtés. Un instant d’émotion et de nostalgie, teinté de grâce.
Merci à Gilles Laporte, président du jury, adhérent de Lorraine et auteur à succès avec sa récente Cantate de Cristal.
Armand Bemer, délégué régional »

A l’invitation de notre amie et adhérente Sylvie Weisse, j’ai eu l’occasion de participer et d’intervenir à la soirée de lecture poétique en hommage à Guy Weisse, lauréat et prix d’honneur de notre concours 2010.
Une soirée émouvante et riche, à laquelle participaient plusieurs autres adhérents de la délégation lorraine.
Armand Bemer, délégué régional »

tes mânes libérés de leurs tombeaux de suie
promenant sur mes pieds leurs complaintes brûlées
de clairs capharnaüms en palais sous la pluie
égrènent aux foulées leurs images brouillées
c’est la date abhorrée qui ploie ses voiles noires
sur l’océan perdu de nos rêves d’enfants
c’est la date enlacée aux murmures des soirs
sur l’oreiller noué de mes larmes d’antan
devenu ce marin cet aviateur des mers
qui vole ton image aux vagues infernales
je poursuis cette Errance en Robin ou Corsaire
sur ma bicoque neuve en vue d’Avril fatal
la voile noire ornée du vingt-cinq ennemi
soudain paraît et rit de mon esquif roulant
je me nomme Amiral et lance mes torpilles –
le vingt-six lumineux dresse un mât triomphant
et je ris
Bonjour à toutes et à tous !
Veuillez trouver ci-dessous, au titre des échanges amicaux entre sociétés amies, le réglement du concours de poésie de La Ciotat.
Bonne chance et succès à ceux d’entre vous qui décideront d’y participer !
Avec nos amitiés en poésie.
Véronique Flabat-Piot
Présidente-fondatrice
Si vous êtes bien abonnés à la revue Art & Poésie, vous avez dû recevoir le n° 218 d’avril 2012.
Précisons qu’il s’agit d’une nouvelle mouture, avec nouvelle maquette mise en page par une infographiste. Avec les rubriques traditionnelles, édito du président, photos et textes primés au concours national et célébrés au congrès national de Yenne en septembre dernier, textes proposés par les auteurs, recensions d’oeuvres, adresses diverses, tarifs des adhésions, abonnements et publications.
Dans son édito, notre président national rappelle l’historique de la revue et je le cite : « Notre revue sert notre cordée et c’est ensemble que nous poursuivrons, sur la route pentue de l’exigence, notre ascension au service de la poésie et des arts ».
Enfin il remercie ses prédécesseurs, Henri Meillant, Jean-Claude George et Claudine Remetter-George. Qu’il me soit ici permis de remercier nos sympathiques amis lorrains qui ont oeuvré pendant tant d’années aux manettes de notre société et de la revue, aux postes les plus exigeants, les plus exposés ou dans l’intimité de leur bureau, derrière leurs claviers (de machines à écrire..), accrochés à leur téléphone ou à leur calculatrice, ou simplement le crayon à la main pour déchiffrer les textes qui leur étaient soumis pour parution.
Bon vent, bonne mer à notre « nouvelle » revue et merci à ceux qui se « décarcassent » pour la faire vivre !
Armand Bemer, délégué régional de Lorraine »
Chers amis de tous les cercles connus et de la SPAF!
Veuillez bien prendre note de cette invitation à Festiv’Arterre – que certains parmi vous connaissent pour y participer d’ année en année – venez donc nombreux.
Tous les arts sont à l’ honneur, écrivains, poètes, conteurs, chansonniers, peintres, sculpteurs, croqueurs et autres; c’est une fête au sens propre du terme et …chaque année de plus en plus belle !
Stéphanie nous accueille les bras ouverts par de gentilles attentions, en plus de la gratuité des tables et cimaises.
Mais il y a plus encore : le plaisir de nous retrouver durant un week-end ! Le but est de nous donner à connaître et de placer nos régions wallonnes en exergue et ma foi si nous pouvons
vendre quelques petites oeuvres, ce n’ est que plus attractif pour chacun, mais l’ essentiel est que nous nous RETROUVONS tous dans une ambiance festive et artistique où nous nous
sentons bien !!! Si vous faites quelques démonstrations devant le public, c’est mieux encore !
Vous savez que vous pouvez vous restaurer à la grange aux Potiers à prix modique si vous le souhaitez. Si vous ne pouvez être présents durant les deux jours: pas de problème, vous
le signalez !
Vous trouverez en PJ l’ annonce, le règlement et le bulletin d’ inscription. Venez donc nous rejoindre; tout Bouffioulx sera investi par de multiples animations et interdit à la circulation;
ce petit village médiéval superbe vous appartiendra ! (Pour votre véhicule pas de problème non plus, un n° vous sera assigné et vous pourrez vous garez à proximité immédiate de la manifestation;
de plus les parkings sont surveillés par les services de police). Que demander de plus ?
Je vous réitère mes amitiés. Bien à vous tous.
Roseline (Gilles-Renier)
Olivier Gardel-Dubois, responsable régional, nous fait part de la création du blog de la délégation Midi-Pyrénées :
http://spafmidipyrenees.eklablog.com
Pourquoi, tant de colère
Pourquoi, tant de châtiments
Homme, pour qui tant de prières
Dans ce monde sans pardon.
La paix, est résignée depuis des temps
Et la peur veille les visages
Crainte, de chaque instant
Pour, une guerre qui s’engage.
Ici l’on tue, là-bas l’on vole
Que deviendra, notre futur
Ici l’on meurt, là-bas l’on vole
Pourquoi, tant de déchirure.
La lourde clé, sonne au poignet
D’un vieil homme, qui se lasse
Pourquoi, tant de portes fermées
Sur des crimes, qui s’entassent.
Pourquoi, tant de misère
Pourquoi, tant de colère
Dans, ces pays sans un hiver
Où, un enfant cherche une mère.
Pourquoi, tant de barrières
Entre l’orient et l’occident
Pourquoi, tant de frontière
Entre, ces hommes de même sang.
Adolescence si perturbée
Par une drogue, sans apport
Pourquoi, t’es-tu enchaînée
A ces pratiques, de la mort.
Enfant, ne jette pas ton pain
Écoute, ton frère là-bas
Entends-tu, son cri de faim
Songe, à ton frère là-bas.
Pourquoi, tant de colère
Pourquoi, tant de châtiment
Pour qui, tant de prière
Dans ce monde, sans pardon.
Pourquoi, ces hommes, ces femmes
Aux portes, des usines fermées
En viendront-t-ils, un jour aux armes
Pourquoi, tant de visages figés.
Adolescent, si perturbé
Par, ton avenir incertain
Que deviendras-tu, dans ces années
Où savoir, ne sert peut être plus à rien.
Tu naquis Ô ma douce en ce temps des Lumières
Où ton peuple à genoux formait l’immense espoir
De lendemains chantants, loin de ces cachots noirs
Où même les plus forts finissent par se taire.
Tu grandis Ô ma tendre au gré de ces colères
Qu’au feu de l’Idéal jailli de tes terroirs,
Des hommes de progrès portaient comme un miroir
Au cœur de la tourmente révolutionnaire.
Où est passé Rousseau ? Quand reviendra Voltaire ?
L’ombre du grand Hugo a-t-elle quitté ta terre ?
A tous les délaissés, donneras-tu leur chance ?
Ce siècle avait douze ans, et le profit, prospère,
Ce nouveau dieu païen méprisait la misère !
Oh, Jean (1), chanteras-tu toujours pour nous « ma France » ?
(1) Jean Ferrat
(Cheminements)







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